‹ Messire du Guesclin;Chapitre 80 sur 102 · ACTE III. — SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE X

DE CAOURS, à part.

Ma lettre à John Joël I

Allons I mais lisez donc!

DE CAOURS

Croyez- VOUS que je vais vous demander pardon .3

DU GUESCLIIf.

Et VOUS, qui dès longtemps devez me bien connaître, Croyez- vous que je vais pardonner cette lettre?

DE CAOURS

Qu'ai-je, écrit? Rien, sinon que les vivres manquant. Si vous capituliez...

DU GUESCLIîr.

Vous changeriez de camp.

DE CAOURS

Non, mais que mon métier, à moi, c*étail la guerre.

i/ii

,^3 MBSSIRE DU GUBSCLIN.

Et que je guerrolrais aussi poor FAngleterre. Voilà tout.

DU GUESCLIM.

Voilà tout. Et VOUS ne sentez pas Ce quune offre pareille a d'ignoble et de bas!

DE CA.OU11S

C'est vous seul qui m'avez jeté hors de ma roule.

DU GUE8CLIN

La faute en est à moi?

DE CAOURS

N'en faites aucun doute.

Mon dévoûment pour vous était presque insensé. Pour vous suivre il n'est rien que je n'eusse laisse ; J'avais mis en vous seul toute mon espérance ; Vous savez bien que moi je ne sers pas la France. Mon bras était à vous; mais quand je le levais, On le sentait tomber; demandez aux Anglais.

Je n'ai jamais nié votre rare bravoure.

Page 1