AGTE III. — SCÈNE XIII
PATJCEL.
Tué par do Maiiny.
Il Tavail provoqué dans un accès de haine, Mais Tun et Tautrc avaient croisé l'épée à peine Que presque sans parade et dès le premier coup Caours s'est enferré lui-môme comme un fou.
JULIE!f:ïEy s'élançanl vers la porte
A-dicu I vous tous, adieu !
TIPHAI?ÏE.
Julienne! ma fille!
JULIENNE
Non ! non ! je ne peux plus être de la famille ! Caours est mort! ma vie est finie ici-bas!
TIPUAINE, «'attachant à elle et la retenant tendrement.
Et moi qui t*aime tant, tu m'abandonneras.'^
JULIENNE
Tiphaine ne saunât comprendre mes supplices.
Mais ce mort ne vaut pas que tu t'ensevelisses !
i5'i ME8SIRE DU 6UESGLIN.
JULIENNE
11 avait mon amour; mon deuil, je le lui doil
TIPHAINE
Son indignité m^me a paru devant toi !
DU GUE8CLIN
Ses forfaits éclataient sur ses lèvres muettes !
JULIENNE
Ah ! moi ! je ne suis pas des héros que vous êtes Pour condamner les morts par delà leur trépas. Mon cœur a des pardons que les vôtres n'ont pas. Je l'aime et je le plains ; je l'aime et je le pleure. Ma pensée est à lui jusqu'à ma dernière heure. Jusqu'au dernier regard il vivra dans mes yeux. Et la mort que j'attends nous unira tous deux.
C'est du vertige, enfant.
JULIENNE
C'est de l'amour, mon frère.
Vous ni moi ne faisons de serment temporaire.