ACTE III. SCÈNE XV
DE MAUNT.
Oh ! Spectre du bandit qui me prend Julienne.
DU GUESCLI3Ï.
Allons ! Mauny, Caours est mort.
DE MAU2«T
Non pas ma haine !
Ses forfaits sont pourtant durement expics !
Lui qui tenait hier une armée à ses pieds, Le voilà qui s'en va dormir sans funérailles!
JEAN GOYON
Ce rude batailleur n'était bon qu'aux batailles, Mais pour le remplacer...
Si!... j'ai quelqu'un tout prêt, Moins bon, maîs bon encor. C'est Perduccas d'Albrct. Vieux routier comme lui des pays de Gascogne, Moins jeune, moins brillant; mais quand il cogne, il cogne. Les Gascons de CaoUrs s'y sont tous ralliés. — Mauny prendra Payncl aVcc ses cavaliers.
l58 MESSIRE DU GITESCklX.
DE MAUHY.
C'est donc pour aujourd'hui le combat?
Tout rannonce.
D'Auxerre doit tantôt m'apportcr sa réponse.
Déjà ses officiers se concertent entre eux.
La bataille est certaine.
JEAN COYON
Et le succès ."^
Douteux.
D'Auxerre a fait le plan le plus déraisonnable. Il veut prendre d'assaut un sommet imprenable. J'ai montre les périls d'un semblable projet; Mais Monseigneur le comte a dit qu'il s'en chargeait. Notre besogne à nous est simple : laisser faire ; Bien ou mal, mal, je crains, ils engagent l'affaire. En tout cas, après un effort plus ou moins long. Ils seront refoulés dans le fond du vallon, L'Anglais les poursuivra : c'est là que je le guette. C'est là que j'cîisaicrai d'enrayer la défaite.