‹ Messire du Guesclin;Chapitre 89 sur 102 · ACTE III. SCENE XV. lUQ · texte numérisé non relu

ACTE III. SCENE XV. lUQ

JEAN GOTON

Et c*est là que grand maître en ce genre d'essais, Du Guesclin changera la défaite en succès.

Je n'y ménagerai ni mon sang, ni ma peine; Songez à quel désastre un revers nous entraine ; Le royaume est sans roi, par la mort du roi Jean; Déjà se refusant au sacre du Régent, Edouard Trois se pose en prétendant de France ; Les amis de Marcel reprennent espérance; La Jacquerie aiguise et remmanche sa faux; Partout nouveaux périls, partout complots nouveaux; Un seul revers et tout éclate, tout s'effondre,. Et le roi des Français se fait sacrer à Londre.

JEAN GOYON

Edouard, roi de France .^

Il le veut!... il le croit!...

Et le captai de Buch le nomme son >rai roi.

itio MESSIRE DU GL'ESCLIN.

PATSEL.

Nous ferons au captai payer cher son blasphème.

Mort ou vif, & tout prix, nous le prendrons quand même.

DU GL'ESCLIN.

Non ! prcncz-lo vivant, la mort n*est rien pour lui. C'est à Ilcims, c'est au roi, qu'il doit être conduit.

JEAN GOYOX.

(]c sera lui porter une royale étrenne.

DE MAUNT.

Mettre, puisque tu dis la rencontre prochaîne. Je vais te demander une grande faveur.

Si tu crois mon passé digne de cet honneur, Si ta haute vaillance estime mon courage.

Que ce soit moi par qui lef bataille s'engage. Laisse-moi, rappelant tes exploits de jadis.

Marcher & l'ennemi, le premier.

DU GUESGLIN.

Non! mon fils.

Mu pitié ne saurait t'accorder cotte grâce.

Fais ton devoir au poste où j'ai marqué ta place,

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