ACTE III. — SCÈNE XVI
Mais le sacro du roî doit avoir lieu dimanche, Il faut & sa couronne un fleuron glorieux.
Faites ce que j*ai dit.
JACQUES BUREAU
Obéissez, messieurs.
COMTE D*AUXERRE
Nous ne comprenons pas et nous voulons comprendre.
Voila des nous muions qu'il faudra désapprendre. Ah ! rintervaUe est court du parjure au serment.
COMTE d'aUXERRE,
Nous ne refusons pas d*obéir, seulement. . .
plus une question, plus un mot, qu'on se taise I
Qui donc la guérira la pauvre âme française ?
A ous disiez vrai, Bureau, quand vous parliez ainsi :
« L'anarchie est le mal de ce royaume-ci.
Tous veulent commander, nul ne veut se soumettre
lyo MESSIRE DU GUESGLIN,
Et la causo en est moins l'horreur d'avoir un maître
Quo l'instinctif besoin d'être celui d'autrui.
« Pourquoi pas moi? n dit l'un, et l'autre : « Pourquoi lui? a
Ainsi tombe et se perd l'unité du royaume ;
Ainsi l'autorité n'est plus qu'un vain fantûme,
Quo chacun & son gré fait taire ou fait parler.
La force d'un État est prompte à s'en aller!
Mais entendez de moi cet arrêt vcridique :
C'est vous le vrai danger de la chose publique;
Vos exemples, vos mœurs, voilà le vrai fléau ;
L'anarchie est en bas parce qu'elle est en haut.
Car vous n'êtes ni bons, ni justes. Votre vie.
Est une insulte aux pauvres, un appel & l'envie,
Vous passez à travers la foule en demi -dieux,
Le front haut, et vos yeux ne cherchent pas ses yeux.
Et vos cœurs fuient son cœur, et pour qu'elle vous touche,
La plainte doit sortir hurlante de sa bouche,
L'aumône alors n'est plus qu'un tribut sans grandeur
Que celui qui fait mal jette à ceux qui font peur.
Cependant qu'il éclate un trouble populaire.
Qu'un crime soit commis par la foule en colère.
Vous restez là surpris qu'il soit dos mécontents