‹ Messire du Guesclin;Chapitre 96 sur 102 · ACTE III. — SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE XVI

Et que les révoltés frappent les' révoltants 1

Et cette nation, dites-vous, n*est pas bonne P

Ohl moi, c'est sa bonté profonde qui m'étonne!

Et puis, en vérité, voyons, nobles soigneurs.

Pourquoi les moins heureux seraient-ils les meilleurs!^

Pourquoi courberaient-ils leur tête endolorie

Sous l'intérêt sacré de la mère Patrie,

Quand vous, les grands, avez des orgueils aussi fous.*^

Vous voulez relever la France.^ — abaissez-vous!

JACQUES BUREAU, à Tiphaîne.

L'esprit résiste encor, mais l'âme est ébranlée.

COMTE d'aux ERRE, à un officier.

Va dire à nos clairons de sonner l'assemblée. Qu'on endosse l'armure et qu'on lève le camp,

(A Du Guesclin devant qui il s'incline.)

Nous VOUS obéissons, messire, aveuglément.

JACQUES BUREAU

A la bonne heure!

COMTE d'aUXERRE.

Et puis, pourquoi ne pas le direP

Oui, nous avons en nous nos abus à détruire : L'égoîsme, TorgueU, Tamour de surpasser.

C'est, avec l'étranger, ce qu*il nous faut chasser ; Meilleurs, nous le serons, plus justes, nous le sommes.

Alors, écoutez bien ceci, mes gentilshommes.

Et que vos désespoirs ne soient pas si complets; Vous no fuirez que pour attirer les Anglais.

Une fois qu'ils seront descendus dans la plaine, Notre-Dame Guesclin I il n'est nombre qui tienne. Chargés do front par vous et pris de flanc par moi La bataille est gagnée, et le Dauphin est roi I

(Sonneries de clairons au lointain. Tiphaine 8*avance au pied de la croix. La porte de la chapelle s'ouvre et Julienne parait sur le seuil.)

SEIGNEURS et OFFICIERS.

Vivat ! Aux armes I

JULIENNE, à Du Guesclin.

C'est la bataille I

Oui, c'est elle. i.

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