‹ Mesure d'un arc du parallèle moyen entre le pôle et l'équateurChapitre 117 sur 138 · P°'OL K · texte numérisé non relu

P°'OL K

Ces résultats, rapportés au clocher de la cathédrale de Clermont-Ferrand . sont de. 45. 46. 54, 57

La latitude géodésique du même clocher, déduite de celle de Paris (Panthéon), et catcnlée d'après

l'hypothèse de -j4i d’aplatissement terrestre. 45. 46. 45, 71

La laütnde observée surpasse la lalilode calculée de -+. g'S5

MESURE d'on ARC DC PARALLÈLE MOYEN

La rentrée en campagne eut lieu le t" avril suivant, et fut commencée par les observations des angles secondaires, à Clermont-Ferrand et aux environs, destinés à rattacher l’observatoire au réseau des triangles principaux. Ce travail étant terminé au mois de mai, on reprit les opérations géodésiqoes du premier ordre au signal du Haut-du-Brun, et l’on continua ainsi de suivre successivement les stations de Verdun (ou de Limonct) , le Mon- (ellier, Cbandieu et Montreau. Les observations de ces cinq stations, achevées le 90 octobre, ne présentèrent pas tons les résultats qu’on avait droit d'attendre de leurs nombreuses répétitions. On reconnut depuis que le télégraphe de Limouet, situé alors sur le sommet du Mont-d'Or, avait du produire la plus grande partie de ces erreurs à cause du mouvemeut de son régulateur. Les calculs faits plus tard prouvèrent que ces mouvemens avaient altéré considérablement le pointé dirigé, des signaux correspondans, sur cette machine mobile : en conséquence on substitua au télégraphe de Verdun ou de Limonct une pyramide quadrangulsire en bois, convenablement placée, afin de pouvoir la distinguer des signaux de Bossivre et du Haut-du-Brun.

Ce travail, interrompu, en 1813, par les événemens politiques, ne fut repris qu’en mai 1891, et fut enfin conduit à terme te 30 juillet suivant. A cet effet on commença les opérations de la campagne dans le signal du Haut-du-Brun, situé près du village de St-Audré-la-Côte , sur un des points culminans qui séparent les cours opposés de la Loire et du Rhône. Les observations, faites eu partie pendant le mois de juillet 1813, ne consistaient alors que dans la mesure des angles des triangles situés à l'est. Favorisées par de beaux jours, elles furent rapidement exécutées. On n’éprouva de difficulté que pour découvrir nettement les tours de Cbandieu et de Sury-le-Comlal , lesquelles, se projetant en terre l’une et l'autre, se trouvaient placées bien au-dessous du signal du Haut-du-Brun. L'observation d’un seul angle à faire au signal de Bossivre suivit de prés les précédentes, et, le 95 mai, on recommença la station du nouveau signal de Verdun ou de Limonct, que le beau temps permit d’achever le 30 du même mois.

La position isolée du Mont-d’Or près de Lyon, au sommet duquel est élevé le signal de Verdun , fournit un horizon des plus favorables à la géodésie : aussi les observations A faire dans ce signal ont été de courte durée, quoique les tours de Chandieu et de Montellier fussent encore assez difficiles A bien distinguer de cette hauteur.

De Verdun on se porta, dans les premiers jours de juin, au château de Montellier, où les dispostions A faire dans la tour pour y établir convenablement l'instrument occupèrent jusqu’au 1t. Cette station dura sept jours, et fut généralement d'une exécution facile. Celle

Les observations d'aiimuts se composent de mille cinquante-sis distances angulaires observées , le malin et le soir, entre le centre du soleil el le signal d'Opmes . elles ont produit pour moyenne de tons les azimuts observée et comptés

du soda l’ooesl.. S50 s S7’Ü'St

Asinrut géodésique du même point déduit de celui du Panthéon sur Belle-Assise, et calculé d'après le

même aplatissement terrestre A5B. ta 04, SH

L'aiimut calculé surpasse l'erimot observé de + éé‘7B

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BÏSTBE IE PÔLE ET L’ÉOEATEtH.

du Colombier, point extrême b l'est, suivit de prés la précédente; mais, pendant les trois beaux jours d'observations employés sur cette montagne, on trouva à peine quatre heures favorables à la vision de la tour de Montellier. Cette tour, vue du Colombier, est, de tous les points du ré9eau, celui qui présente le plus de difficultés è observer. Cependant l'importance que ces deux points trigonomélriques prennent dans la triangulation des frontières de l'est du royaume rendait leur choix indispensable pour l'exécution ultérieure des opérations géodésiques nécessaires à la rédaction de la nouvelle carte de France.

Le signal de Monleeau et le château de Chandien, situés l'un et l'autre dans la plaine limitée par les Alpes et le Rhône, présentèrent peu d’obstacles à la mesure des angles qu’on y fit, et qui occupèrent depuis le 39 juin jusqu'au 6 juillet suivant, époque où elle fut achevée. Los signaux du Granier et du Colombier terminent les triangles principaux â l'est du parallèle.

Le signal du Granier (on Grenier) se trouve placé sur la limite même qui sépare la Savoie de la France, de sorte que la borne en pierre de taille qui se trouve fixée au centre du signal peut servir à déterminer rigoureusement un des points de celte frontière. Deux beaux jours favorables suffirent pour accomplir avec succès toutes les observations angulaires qui composent cette station.

La station de Lyon, commencée en octobre 1813, occupa deux jours du mois de septembre, et ces deux jours suffirent pour achever toutes les observations géodésiques projetées en France à l’est de la méridienne de Paris.

Ainsi qu'on l’a exposé plus haut, la mesure des triangles sitnés à l’est de la méridienne, souvent interrompue, fut exécutée à de longs intervalles. D'après cela il a paru plus convenable de suivre, dans cette description géométrique, non les dates des observations faites à chaque station, mais bien l'ordre établi dans l’exécution des deux parties de la chaîne de triangles qui traverse la France, laquelle se trouve partagée à peu prés également par la méridienne de Dunkerque à Barcelonne, sur laquelle elle s'appuie.

La campagne de 1818 s'ouvrit par les dispositions relativesà l’érection des signaux situés à l’ouest de la méridienne, en commençant par réédifier ceux de Bort, de Maimac et d’Hermant. Ces trois points, appartenans aux triangles de cette méridienne, formaient, on le répété, les deux bases principales de départ communes (1) à l’opération du parallèle moyen sur le territoire français.

Le A juillet de la même année on s'occupa des observations angulaires dans le signal d’IIermant, et successivement dans ceux de Puy-de-Gué, de Bort et de Maimac. Ces quatre stations forent achevées le 14 août suivant.

Comme l'horizon du point de La Fagitiére se trouvait masquée, à l'ouest, par le Puy-de- Gué, il fallut, on le répète encore, établir le signal sur ce puy à 9388 mètres au nordouest de l’emplacement qu’avait occupé , en 1 794 , le signal de La Fagitiére. La station de Puy-de-Goé, remarquable par l’étendue de son horizon, a été néanmoins longue et pénible à observer à cause de la fumée provenante de l'incinération des terres en friche qu’il est

(I) Ce* dupnaitloiw avaient été pmei leei-temps avant qu'il fût question de tnesnrer la base de Bordeanx.

MESURE l/üH ARC DU PARALLÈLE HOTE*

d’usage d’effeclner sur res montagnes pendant la durée de la belle saison. Ces brûlis, en enfumant l'atmosphère, rendaient pénible et surtout incertaine la vision des points correspondans, même durant les plus beaux jours du mois de juillet.

N’ayant point rencontré d’obstacles dana l'exécution des stations de Royère et de St-Gilles (au mont Jargent), situées sur le prolongement du haut plateau granitique de Maimac, le 20 septembre suivant, celles de Vaux, de Puy-de-Sauvagnac, de Boisseuiletdo Limoges (1), non moins faciles que les précédentes, occupèrent utilement les observateurs jusqu'au 12 novembre, époque à laquelle se terminèrent les travaux géodésiques exécutés en 1818.

On rouvrit la campagne, en 1819, par l’érection de tous les signaux qui complétaient le réseau trigouométrique jusqu'à la tour de Cordouan, et, le 6 juin, on se transporta au signal de La Condaminc, où les observations durèrent peu de jours. Le point de Peyrelade fut préféré à celui de Rlond, choisi par Cassini, à cause de l'étendue de l'horizon de la première montagne, beaucoup plus favorable que celui de la seconde à la disposition d’une belle triangulation.

Le signal du Negret, érigé sur l'église du village de ce nom, n’appartenait pas aux triangles de Cassini, et il servit, avec avantage, à simplifier le réseau trigonométrique, en même temps qu’il se trouvait parfaitement disposé pour rattacher à ce réseau la ville d’Angoulémc, ainsi que les points destinés à étendre plus tard la triangulation de la France au nord du parallèle.

Les stations de Peyrelade, de Puy-Cogneux , de Briscbart, de Nonaville, de La Péruse, de Rouillac, de Burie et de Chadenac présentèrent un peu plus de difficulté. Leur horizon se trouvait souvent masqué, dans quelques directions, par les bois de haute futaie, qui étaient probablement peu élevés à l'époque où Cassini fit des observations sur ces points.

En conséquence on pratiqua des abattis aux environs de ces signaux partout où ils étaient nécessaires, et il résulta de ces coupes, et de la nouvelle position du signal de Chadenac, beaucoup plus favorable que celle fixée antérieurement par Cassini, une étendue d'horizon considérable de ce point, très-convenable au prolongement ultérieur de la triangulation principale vers le midi de ce signal.

Celui de Burie, situé près le bourg de ce nom, n’appartenait pas non plus à la chaîne de Cassini. Ce point, très-important, est placé sur la partie la plus élevée du plateau boisé qui encaisse la Charente entre Cognac et Saintes; il fut trouvé après de longues recherches faites sur ce plateau; et, au moven d'une élévation de 12 à 15 mètres, qu’il fallut lui donner, on parvint à le rendre très-propre à la triangulation du premier ordre. Ce signal et celui de Rouillac fournirent les deux extrémités de la base sur laquelle repose la chalue triangulaire comprise entre le parallèle do Cordouan et celui de Nantes. Ces cinq stations occupèrent depuis le 1 er août jusqu’au 14 septembre suivant. En quittant la station de Chadenac on se transporta au clocher de l'église du village d’Epargne, sur lequel on com-

(<) Les observa lions angulaires ont été faites, à Limoges, sur le clocher de St- Micbel-des- Lions. L'instrument était placé au centre de la tronqualure extérieure de la flèche octogonale du clocher, qui avait été renversée, en partie, par la foudre , à la suite d'un violent orage arrivé, h 7 heure* du tmr, le 10 novembre 4810.

ENTRE I.E RÔLE ET L’ÉQUATECR. 157

mcnça à observer les angles le 25 du même mois, el, le 29, tout le travail concernant cette station fut terminé. Cependant on eut quelque peine il découvrir de ce clocher celui de Saklonceaux, dont l’extrémité de la flèche se trouvait masquée par de grands arbres plantés aux environs de la ville de Coze , lesquels n’existaient pas sans doute à l'époque où Cassini fit ses observations dans le clocher d’Epargnes.

La mesure des angles aux stations de La Ferlanderie, de Saintes, de Saklonceaux et de Maronnes employa les beaux jours de l’automne jusqu’au 15 octobre, et, le 20, on commença ces observations dans le fanal de la tour de Cordouan , dernier point trigonométrique de la chaîne triangulaire située à l’ouest. Ces observations , achevées le 25 du même mois, terminèrent les travaux de la campagne de 1819, et complétèrent les mesures géodésiques du parallèle moyen qui traverse la France depuis la tour de Cordouan jusqu’aux frontières du royaume à l’est.

Celte opération a été exécutée, on le répète, avec trois rerrles répétiteurs. Le premier, de 0“ 353 (13 pouces) de diamètre, fait par Belle! , était recounu alors pour un des meilleurs instrumens construits par cet artiste s il a été employé aux observations depuis 1811 jusqu’en 1819. Le deuxième, de 0“ 325 (12 pouces) de diamètre, sorti des ateliers de Fortin, s'établissait sur un pied triangulaire en fer lorsqu'il s'agissait de mesurer des hauteurs : on pouvait, dans ce cas, y adapter un niveau fixe de O" 1 4 de longueur, divisé en 320 parties visibles, et dont la bulle d'air, d’environ 0 m 264 de longueur dans sa dilatation moyenne, sous-tendait un arc égal à moins d’une seconde décimale par division. Cet instrument, d’une perfection digne de M. Fortin, n'a servi qu’aux observations astronomiques effectuées à Clermont-Ferrand pendant l'hiver de 1812 à 1813. Le troisième, fait par Gambey, avait 0“ 379 (14 pouces) de diamètre, et passait alors pour l’ouvrage le plus parfait qui fût sorti des mains de cet artiste habile, puisqu’il valut à son auteur la médaille d’or accordée comme encouragement aux chefs-d’œuvre de l’industrie française à l'exposition de 1819. Cet instrument a constamment servi, depuis cette époque, à la mesure des angles, el même souvent à l’exécution de plusieurs observations astronomiques dans les différais observatoires où elles étaient jugées nécessaires.

Les observations géodésiques et astronomiques exécutées sur ce parallèle, depuis l'Océan jusqu’à la crête des Alpes, avaient déjà fait l’objet d'instructions rédigées, en 1811, au dépôt de la guerre, par ordre du ministre. Ces instructions, en indiquant tous les moyens à prendre pour perfectionner l'exécution de l’entreprise, laissaient à l’observateur la faculté de les appliquer, cl de les améliorer s'il était possible. A cet effet on prit la résolution, ainsi qu'il a été déjà sigualé page 32, de multiplier les observations d’angles entre les objets terrestres trente fois au moins par chaque série, et de répéter ces séries à des heures et à des jours différons. On avait remarqué depuis long-temps que , malgré tous les soins apportés dans les observations angulaires, les résultats variaient quelquefois d'une quantité considérable, quoique les circonstances de la vision parussent les mêmes. En conséquence le nombre des séries jugées nécessaires à la mesure d’un angle fut déterminé par le nombre de secondes dont les cinq on six premiers résultats différaient entre eux; en sorte que, si, de la première à la sixième 6érie (par exemple), les angles conclus variaient de quinze à

MESCHE d’os Ane DU pabam.ki.e moyen

vingt secondes, on les continuait jusqu’à la douzième ou quinzième série aCn d’atténuer le plus possible ces erreurs inexplicables.

On a remarqué des différences de vingt-cinq à trente-cinq secondes décimales entre les résultats des séries d’un même angle observé à la même heure et à des jours différons , quoique les deux objets sur lesquels on pointait se vissent parfaitement dans des circonstances semblables.

Les distances au zénith de l'extrémité des signaux ont toujours été prises entre onze heures et une heure du soir, et répétées au moins par six ou huit séries de dix angles simples chaque.

Comme la chaîne trigonométrique dont il s’agit se développait sur un système de montagnes et de hauteurs très-favorahlc au but de l'opération, on lavait formée presque entièrement de signaux pyramidaux en bois, la plupart peu élevés, et qui permettaient de placer l’instrument solidement au rentre pour observer les angles de cette chaîne. La construction de ces signaux laissait peu d’intervalle entre le centre de l'instrument et le chapeau, point de mire des signaux correspondant; et, vu cette courte distance, ou avait la faculté de fixer perpendiculairement l’axe de ces pyramides en même temps qu’on établissait assez rigoureusement la position de l'instrument a» vrai centre du signal.

On avait disposé, sur les réticules des lunettes des cercles répétiteurs, des fils d’araignée très-fins, lesquels pouvaient être placés horizontalement ou à 45" par rapport à l’horizon. Cette dernière position des fils a été presque toujours employée dans les observations des angles trigonornétriques : ils étaient ramenés à la position horizontale pour les observations astronomiques.

Les deux pendules qui ont servi à ces observations étaient fuites, la première, par Louis Berthoud, et la seconde, par Le Faute. I-a perfection de ces deux machines inspirait une grande confiance, justifiée d’ailleurs par les tableaux de leur marche» exposés à la suite des observations de longitudes, de latitudes cl d’azirnuts cités plus haut.

On a fait usage en outre d’un baromètre et de deux thermomètres de Fortin , comparés préalablement à ceux de l’observatoire de Paris.

Les méthodes employées pour la rédaction des calculs géodésiques et astronomiques se rapportent , en grande partie , au motte décidé à cet effet par le comité du dépôt de la guerre, lequel faisait suite aux instructions générales sur le service des ingénieurs géographes en campagne, appliqué à l’exécution de la nouvelle carte de France. Toutes ces méthodes, tant géodésiqtics que topographiques, se trouvent consignées d’ailleurs avec détail dans le Mémorial du dépôt de la guerre et dans la Géodésie de M. Puissant.

La chaîne trigonométrique qui sert à lier celle du parallèle moyen à la hase de Bordeaux se compose de quarante triangles du premier ordre, observés, à la fin de 1856, immédiatement après la mesure de cette hase, et peudant la campagne de 1897. Ces quarante triangles, dont quinze ou seize auraient pu suffire à ce rattachement (F. PI. 7), ont été relevés avec le même soin que ceux concernant l’arc du parallèle dont il s’agit. Dans ce but on a substitué, autant que possible, des signaux en bois aux moulins à vent, qu’il a fallu employer forcément comme signaux, parce que ces moulins

ENTRE LE PÔLE ET l’ÉQCATECK. 159

occupent la plupart des hauteurs de cette côte, et sont très-mnllipliés, notamment aux environs du bassin de la Gironde (1). Quand la disposition du terrain ne permettait pas le remplacement de ces moulins par un signal pyramidal en bois, on avait alors la précaution de faire ériger un poinçon au centre et sur le sommet du moulin, à l’extrémité duquel se trouvait tixé un chapeau en bois semblable à ceux qui surmontent ces pyramides ( V. PI. 5 et 6), afin qu'on eût toujours un point de mire bien déterminé. Comme la mobilité de la toiture de ces moulins pouvait laisser quelque incertitude sur la véritable position centrale de ce point de mire, ou multipliait les observations angulaires dirigées sur ces moulins en faisant varier, pendant l’observation, la position de leurs toitures dans plusieurs directions opposées. Au moyen de ccs précautions on s’est assuré que l’erreur probable de l’axe de ces cônes ne pouvait jamais dépasser un décimètre dans les moulins les plus mal construits, ce qui réduisait à peu prés a zéro l’erreur produite par l’excentricité présumée de ces points de mire mobiles.

Les triangles qui rattachent la base de Bordeaux au parallèle moyen ont pour côté commun celui de Chadenac-Nonaville = 30975 m 90, calculé à l’aide de celte môme base, et de 30,972 m 34 si on le déduit de la distance de Bort à {fermant (prise dans la Mesure de l'arc du méridien entre Dunkerque et Barcelone, tome II, page 827). La différence de 3 ra 56 qu’offrent cc9 deux évaluations disparaîtrait presque entièrement si l'on adoptait la rectification produite par la méridienne dite de Fontainebleau (page 35). Toutefois, si on voulait comparer les côtés calculés sur la base de Bordeaux avec ceux émanés du côté Bort-Hermant fournis par Dclambrc, il faudrait, dans ce cas, diminuer proportionnellement tous les côtés donnés dans les tableaux de jonction exposés ci-après, ou, ce qui revient au même, retrancher de leurs logarithmes celui de 0,0000498 pour faire concorder les triangles appuyés sur la base de Bordeaux avec ceux déduits de la méridienne de Dunkerque à Barcelone, mesurée en 1 704-

Les calculs des coordonnées géographiques des sommités des triangles concernant la mesure de l’arc total du parallèle moyen, ceux relatifs aux amplitudes terrestres des arcs partiels correspondans aux amplitudes astronomiques observées de ccs mêmes arcs, en un mot, tous les calculs géodésiques qui sc rapportent à l'accomplissement de cette opération, sont fondés, on le répète, sur la base de Bordeaux mesurée, en 1826, dans les landes de Bordeaux, à l’extrémité occidentale de cet arc du parallèle, et sur celle mesurée, en 1800, par MM. Oriani et Césaris, prés des bords du Tessin, à sou extrémité orientale. On est parti de la latitude déterminée, en 1826, au signal de La Ferlanderic (page 78), de la longitude déduite de celle de Paris, de l'azimut du côté de La Ferlantlerie-Marennes observé sur l’horizon de La Fcrlanderie (page 65), de la hauteur de ce point au-dessus du niveau de la mer = 82"' 77 (pages 37 et 38), et de l'aplatissement terrestre de tt, (2).

(1) Il est reconnu depuis longtemps que les moulins A vent forment de mauvais signaux S cause du mouvement de leurs ailes et de la mobilité de leur toit conique.

(2) Pour ramener le* résultats de ces calculs i ceux qui sont déduits de la méridienoe de Dunkerque à Barcelone, par Delambre, lesquels parlent de la latitude de Paris (Panthéon) , de l’azimut de Panthéon sur Bel le- Assise, et de la hauteur de Pobsenatoire au-dessus do niveau de la mer , calculés d’après l 'hypothèse de rr: d’aplatissement terrestre , il faudra employer les méthodes données par M. Puissant, page 2CU du 6' volume du Mémorial du dijet ta y«rrr*.

HEURE ti'lX ARC DU PARALLÈLE MOYEN

Dans les talileani suivant» des positions géographiques des points de ce parallèle se trouvent inscrites, à la dernière colonne, les altitudes on hauteurs absolues de ces points, lesquelles ont été obtenues par une succession de distances zénithales réciproques prises avec de très-grands soins à partir de l'Océan jusqu’aux signaux du Colombier et du Granier. Le milieu entre quatre mesures faites par MM. les ingénieurs hydrographes de la marine et par nous a donné la hauteur du sommet de la tour de Cordouan au-dessus de la mer moyenne de 68 ro 445. Partant de ce point, chacune des hauteurs absolues rapportées dans le deuxième tableau est la moyenne entre deux résultats, dont la différence dépasse rarement un mètre (1). Ce nivellement , fait avec beaucoup de précautions, et dont les calculs ont été vérifiés scrupuleusement par M. Puissant en procédant de l'ouest à l'est , a cependant présenté une discordance qui s’est accrue de 9"" environ à l'extrémité orientale de la chaîne limitée par les points du Granier et du Colombier. Celte discordance extraordinaire venait, d'une part, de l’extrême difficulté qu’il y a eu de pointer exactement du signal de Bossivre sur ceux des stations très-éloignées de Montoncclle et de Pierre-sur-Autre, et, de l'autre part, de ce que les chapeaux placés à l'extrémité des flèches de ces signaux, et qui servaient de point de mire, étaient trop petits pour être bien vus à de si grandes distances une heure avant et une heure après midi, époques du jour où ces observations zénithales oui toujours été faites (page 158).

M. le colonel Puissant , à qui appartient la discussion relative aux calculs de ces hauteurs absolues, est heureusement parvenu à faire disparaître entièrement cette discordance en prenant pour les hauteurs de Bossivre celtes observées des signaux de Verdun et du haut du Brun, vu quelles ne laissent aucun doute sur leur précision, et qu'elles se trouvent confirmées d'ailleurs par d'autres mesures de hauteurs absolues indépendantes de celles du parallèle moyen.

Il résulte de cette discussion 1” que la hauteur au-dessus du niveau de la mer des points du Granier et du Colombier, déduite de l'Océan en partant soit de la tour de Cordouan, soit de .Noir mou tiers situé à l’embouchure de la Loire, comme du phare de Biaritz élevé sur les bords de la mer prés de Bavonnc, différent fort peu entre elles, et assurent à ce nivellement une exactitude suffisamment prouvée; 9° que, sur toute son étendue, la valeur du coefficient de la réfraction est renfermée entre 0,0563 et 0,097 , et se trouve généralement de 0,08 , ainsi que Delainbrc l’avait déduit de ses observations. (K le 6' numéro du Mémorial du dépôt de la guerre, pages 291 et 299.)

Les hauteurs absolues qui partent du Granier et du Colombier pour s'étendre ensuite en Italie à travers la Savoie et le Piémont comprennent 1 8 points géodésiques principaux mesurés par MM. les officiers d'état-major austro-sardes. Ces observations , faites avec moins de soin que les précédentes, n'offrent pas tout-à-fait la même confiance, puisque, suivant l'exposé général de ces travaux imprimé dans le deuxième volume, page 22, de la Mesure

tt) Dans loua lea tableaux auivaua tes cdlds de hauteurs proseoana des moyennes entre plusieurs résultats sont donnés en centimètres , quoiqu'on soit bien loin de prétendre è an degré de précision appréciable en centimètres. Si donc il arme qu’il y »it accord dans les unités de mètre entre les cités fournis per des chaînes différentes, c’est qne cet accord provient probablement du jeu des compensations et de rcxactitode des mesures géodésiques.

ENTRE LE PÔLE ET l’ÊQCATErR. 161

d’un arc du parallèle , publié à Milan en 1 826 , MM. les opérateurs aToncnt que les distances zénithales dont il s’agit ne sont exactes qu'à quelques secondes prés, à cause des difficultés inhérentes aux stations élevées sur lesquelles ils opéraient, ou soit à cause d’un dérangement qu’ils avaient soupçonné dans le niveau d’un des instrumens employés à res mesures. D’un autre côté les distances zénithales réciproques entre le Granier et le mont Trelod n’ayant pas été recueillies laissent une lacnne dans les calculs des hauteurs absolues qui n'a pas permis de déduire de ce second point la hauteur du premier. D'après ces motifs les altitudes énoncées dans les tableanx ci-après, qui des frontières de France s’étendent vers l’extrémité orientale de l’arc du parallèle moyen, sont tout-à-fait indépendantes de celles du Granier et du Colombier provenantes de l’Océan. Elles dérivent des travaux géodésiques exécutés en Italie par MM. les ingénieurs géographes français (page 35), et reposent sur le niveau de l’Adriatique ou sur celui du golfe de Gènes. Les calculs de ces hauteurs absolues, déduitesdu niveau de la Méditerranée, ont été conduits, de l'est à l’ouest, jusqu’aux points du Granier et du Colombier, par M. le colonel Corahceuf, qui, arrivé sur ces deux points, est parvenu à des résultats de raccordement Irès-satisfaisans. Ces vérfficatinns corroborent d’ailleurs le nivellement exécuté, en 1825, 1826 et 1827 , par cet officier supérieur, à la suite des opérations géodésiques destinées à la rédaction de la nouvelle carte de France, lesquelles embrassent, dans la direction de la plus courte distance, l’intervalle qui sépare la Méditerranée de l'Océan. Le nivellement remarquable effectué de l’une à l'autre mer par l'intermédiaire des triangles du premier ordre disposés sur la crête des Py rénées (1) offre un des résultats les plus imporlans de cette opération , puisqu’il prouve complètement que les eaux de la Méditer ranèt et celles de l'Océan , considérées dans un état de repos absolu, forment un seul et même niveau.

(F. le sixième numéro du Mémorial du dépit de la guerre . pages 334 et suivantes.)

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