‹ Mesure d'un arc du parallèle moyen entre le pôle et l'équateurChapitre 22 sur 138 · CE CAHIER CONTIENT LES TABLEAUX SUIVANS · texte numérisé non relu

CE CAHIER CONTIENT LES TABLEAUX SUIVANS

1* Noie sur l'observatoire de La Fcrlanderie.

2° Calcul du temps sidéral par les hauteurs absolues observées depuis le 23 juin jusqu'au 28 août.

3* Passages des étoiles observées à la lunette-méridienne.

4* Observations de l'étoile polaire dans ses plus grandes digressions.

5* Calcul du temps sidéral par les observations faites à la Iunctte-méridirnnedepmsle3ju$qu'au26 septembre. 8* Tableau général de la marche de la pendule pendant les mois de juin , juillet , août et septembre.

7* Angles observés dans l'observatoire de La Fcrlanderie pour rattacher les mires aux points géodésiques du premier ordre corrtspondans à cette station.

8* Tracé des triangles relatifs à la station de La Fcrlanderie.

9* Résultat des observations relatives 4 l'azimut mesuré sur le point géodésique de La Ferlanderie.

10° Résultat des observations relatives à la latitude déterminée sur le point géodésique de La Ferlanderie.

Not» rur ïabstrvaloin d t 1a Ftrlandttit.

L’observatoire de La Ferlanderie a été établi sur l’emplacement qu'occupait encore en 1828 le signal de ce nom, an centre duquel toutes les observations géodésiques avaient été faites en 1819. Les hauteurs du pâle et les azimuts ont été observés ou rapportés h ce centre, arrêté, lors de cette dernière époque, par une pierre de taille fixée dans un massif de maçonnerie construit à chaux et à sable, et situé à l'extrémité d'un bois taillis bordant la droite de la grande route de Marennes à Saintes. Ce bois, dépendant du domaine de La Ferlanderie, couvre la sommité du plateau qui domine le plus les environs de Saintes, et l’horizon de cette sommité prend une grande extension au nord et an sud lorsqu’on élève le point de mire de quelques mètres au-dessus du sol. Ces conditions étant reconnues favorables à l'enchaînement des triangles du premier ordre, on choisit dans ce bois l'nn des points géodésiques les plus convenables à l'exécution des grands travaux relatifs à la nouvelle carte de France, parce que, outre ces avantages, il présentait un moyen commode de les étendre jusqu’à l’Océan.

L’observatoire (PI. I.), composé d’une baraque en planches de i m en carré snr une hauteur de 2”, reposait sur le sol , et enveloppait , avec le point géodésique, un massif de maçonuerie dans lequel se trouvaient arrêtés trois piliers en pierre de taille destinés à supporter la pendule ainsi qne la lunette méridienne ; une disposition particulière, ménagée dans ce massif, servait en outre à l'établissement du grand cercle astronomique à l'aide

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duquel on R observé les hauteurs du pôle. Deux mires placées dans le plan méridien du point géodésique bornaient l'horizon de l'observatoire au nord et au sud; mais, comme la solidité nécessaire À l’établissement des instrumens ne permettait d’élever le massif et les pierres qui devaient les porter que de quelques pieds au-dessus du sol , il en était résulté que, à celle hauteur, la mire nord ne pouvait s’ériger qu'à la distance de 2^6" près du hameau de la Croix-St-Georges, commune de Sl-Georges, arrondissement de Saintes, tandis que la mire sud occupait, à 4969"*, l'extrémité méridionale du hameau des Bouviers, commune de Chermignac, appartenante au même arrondissement. Les emplacement de ces mires ont été très-diflîriles à trouver en raison des bois qui les masquaient au nord et au sud : pour les découvrir il a fallu d’abord disposer une trouée d'environ 200" de longueur sur 2" de large dans le bois taillis à l'extrémité duquel l'observatoire se trouvait établi, et ensuite faire élaguer plusieurs grands chênes isolés dont les branches embarrassaient la vision des deux mires opposées. Malgré ces précautions et le peu de distance oii ces mires se trouvaient de l’observatoire , celle du sud a offert constamment des difficultés à être bien vue à cause de l'agitation de l'air, qui semblait la déplacer sans cesse du fil méridien de la lunette. Toutefois, soit que ces mouvcniens appareils fussent produits par les vapeurs abondantes qui se dégageaient de l’étroit passage pratiqué dans les bois, soit que le rayon visuel rasât de trop près le terrain ou l’extrémité supérieure des forêts sur lesquelles il passait, après beaucoup d'essais faits dans des circonstances favorables, on n’en a pas moins reconnu l'impossibilité de distinguer cette mire assez nettement pour compter avec confiance sur sa véritable position, et en faire l'usage utile auquel elle avait été destinée.

Le terrain sur Ieqnel reposait la mire nord, séparé de l’observatoire par une vallée profonde, n’offrait pas ces anomalies, et a servi avec avantage à l'exécution de tontes les opérations relatives aux difTérens passages des étoiles au méridien, ainsi qu’à celles propres à déterminer l'azimut au moyen des passages de la polaire dans ses plus grandes digressions.

Celte méthode d’observation, employée pour la première fois par M. le colonel Bonne, consiste à ériger, à l’est et à l'ouest de la mire méridienne nord, deux autres mires semblables, lesquelles , étaDt disposées à peu près dans les plans des cercles verticaux de six heures, permettent d’observer avec précision le passage de l'astre au fil milieu de l'instrument lorsque l’étoile arrive dans les plans de ces grands cercles, d’ailleurs parfaitement identiques avec ceux des mires. Comme l'on peut toujours rattacher ces points de vision à ceux de la chaîne géodésique principale dont la borne de l'observatoire fait partie, il s'ensuit que le calcul de l’azimut cherché se réduit à la résolution d'une simple formule trigonomélrique, dans laquelle l’angle horaire se combine le plus favorablement possible, puisque le mouvemeut lent de la polaire, dans ses plus grandes digressions, atténue beaucoup l’influence du temps sur les résultats de ces observations délicates.

Nor». On a employé quatre-vingt-seize jours aux observations île latitude cl d'uinmt exécutées sur le point géodésique de La Ferlanderie.

ENTRE LE RÔLE ET l’ÉQÜATEÇE.

Calcul du temps sidéral cl de la marche de la pendule par les hauteurs absolues d' étoiles prises , ù l’ observatoire de La Ferlandcric, en juin, juillet et août I8?8.

Juin 1858.

NOMS

TEMPS DBS OBSERVATIONS.

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