‹ Mesure de la constante gyromagnétique des éléments ferromagnétiques et de quelques alliages isoélectroniques du groupe du ferChapitre 9 sur 17 · MT · texte numérisé non relu

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et permet le calcul de b ou de g à partir des données expérimentales.

C@&terier a pu obtenir ce résultat à partir de considérations énergétiques relatives au système en interaction, comprenant la bobine fixe et la tige en mouvement.

En présence de forces perturbatrices l’équation de mouvement et les conditions d'équilibre se modifient. Il est utile de se rendre compte exactement de leur effet et de leur importance. Le moment magnétique périodique peut être représenté par un terme :

M = M, sin wt

proportionnel au terme fondamental du développement en série du moment. Le couple gyromagnétique est alors donné par :

dM p —— puùM, cos w{ — a cos wt.

VO de À ce terme s’ajouteront les forces perturbatrices périodiques qui comprennent en premier lieu : 1° le couple produit par l’action de la composante horizontale résifais du champ terrestre sur la composante horizontale du moment périodique de la üge;

CONSTANTE GYROMAGNÉTIQUE DES ÉLÉMENTS FERROMAGNÉTIQUES me

20 le couple produit par l’action de la composante horizontale résiduelle du champ terrestre sur la composante horizontale du moment magnétique permanent de la tige. Celui-ci ne donne lieu qu’à un déplacement constant, généralement faible, de la position de repos du système ;

3° le couple produit par l’action du champ horizontal périodique de la bobine d’aimantation sur la composante horizontale du moment magnétique périodique de la tige. Ce couple est cependant de pulsation 2w et reste donc sans influence ;

4° le couple produit par l’action de la composante horizontale du champ périodique de la bobine sur la composante horizontale du moment magnétique permanent de la tige.

Les couples cités sous 1 et 4 comprendront des termes de pulsation w, si la commutation du champ n’est pas symétrique, ou n’a pas lieu lors du passage au zéro, ou encore si elle se fait avec un certain retard par rapport à celui-ci. Comme ces forces sont proportionnelles à M, sin w{, elles auront une avance de phase de 90° sur l'impulsion gyromagnétique et leur effet se traduira par un accroissement de l’amplitude de résonance. La totalité des forces agissantes peut se mettre sous la forme :

a cos wt + b sin wf —c cos (wt + y),

et présente donc un décalage de phase y par rapport au cas non perturbé. Le mouvement oscillatoire du système sera de la forme :

A sin (wé + y),

si le coefficient de frottement est faible, donc décalé d’un angle y par rapport au moment magnétique. L'absence de couple perturbateur est caractérisée par y — 0. Inversement, la réalisation de la condition y— 0 éliminera l’effet des forces perturbatrices, puisque le travail accompli par un couple extérieur C, agissant pendant une demipériode à partir d’un passage à la position de repos sera :

T= |, Cda= 0.

La condition y = o est réalisée automatiquement par synchronisation de l’inversion du moment magnétique sur chaque passage au zéro. À cet effet on assure l’inversion du courant de la bobine d’aimantation à l’aide d’un inverseur commandé par une cellule photoélectrique. Cette cellule, disposée derrière une fente placée au zéro de l'échelle, est actionnée au passage d’un spot lumineux étroit, réfléchi par un miroir porté par le système oscillant. La synchronisation de l’inversion du moment sur la période du système assure en même temps une condition de résonance idéale, Geci permet de

réduire, si besoin est, le coefficient de frottement par évacuation de l'enceinte dans laquelle oscille le système, et d'augmenter ainsi l'amplitude du phénomène. ;

De plus, si la condition y — 0 est assurée, il suffit d'éliminer au premier ordre les forces possibles de perturbation pour les rendre inopérantes. Par cette expression on comprend une élimination de ces forces telle qu’une inversion du champ magnétique ne produise pas de déplacement contrôlable du spot à partir de sa position d’équilibre. La seule condition secondaire à observer est une inversion instantanée et antisymétrique du champ magnétique lors des passages successifs au zéro. Cœterier a démontré que l'influence d’une commutation non anti-symétrique pouvait être vérifiée par répétition de l'expérience après inversion des fils d’amenée du courant à l'entrée de l’inverseur.

Un retard de commutation + du courant, en présence d'un couple

5 ; : C Ô perturbateur C, occasionnant un déplacement statique — du système,

se traduit par un terme additionnel dans l'expression donnant l’amplitude de résonance qui devient alors :

a = À (2eM — 0), =

= est la quantité de mouvement perdue par frottement par suite du

déplacement du zéro. Ce terme est négligeable. Cx est l'impulsion que le couple C transmet au système à cause du retard de commutation. Afin d'éliminer ce terme, Cœterier mesurait l'amplitude de résonance pour divers déplacements du zéro ainsi que les coefficients de frottement correspondants et extrapolait l'amplitude gyromagnétique non perturbée, donnée par GC — o. Des essais préliminaires nous ont montré qu'il était possible de se passer de cette méthode assez pénible, nécessitant des mesures répétées. En effet la valeur de g obtenue par extrapolation coïncidait dans la limite des erreurs avec celle obtenue en procédant à des réglages soignés avant l’expérience. En ajustant correctement la largeur de la fente disposée devant la cellule il est d’ailleurs possible de réduire le retard de commutation et de diminuer au possible son influence.

Les considérations qui précèdent mettent en évidence les causes de perturbations et d'erreurs les plus à craindre au cours de l’expérience. Les couples perturbateurs d’origine magnétique limitent les possibilités de la méthode. Ils proviennent tous du moment horizontal, tant périodique que permanent de la tige suspendue, soumis aux divers champs en présence. La suppression de ce moment et de ces champs dans les limites du possible devra donc constituer l’objectif principal d'une réalisation expérimentale de cette méthode de mesure,

Aux forces perturbatrices citées peuvent s’en ajouter d’autres, magnétiques, électrostatiques ou mécaniques. Elles seront énumérées au cours de la description du montage, réalisé de façon à les éliminer. -

III, — Le montage expérimental.

L'ensemble expérimental comprend trois parties distinctes : les tiges à étudier, l'appareil de mesure proprement dit, et les appareils secondaires principaux : inverseur automatique et dispositif de mesure du moment magnétique.

Avant de passer à la réalisation pratique du montage il était utile de se rendre compte de l'importance à donner aux différents termes figurant dans l’expression :

permettant le calcul de p. On y relève quatre grandeurs qui nécessitent chacune une mesure absolue. Ce sont : l'amplitude gyromagnétique, le moment magnétique, le moment d'inertie et le décrément logarithmique du système oscillant. La précision avec laquelle ces grandeurs seront connues déterminera celle du résultat. Elles sont donc à choisir de façon à rendre leurs mesures précises et même aisées. Cette dernière condition est d'importance puisqu’une mesure peut s'étendre sur plusieurs heures, sans compter le temps nécessaire aux réglages précédant l'expérience.

$ 4. Les tiges. Leurs dimensions. — Les dimensions à donner aux tiges métalliques à étudier sont déterminées par leur moment magnétique et leur moment d'inertie. De ceux-c1 dépend l'amplitude de résonance qui, pour pouvoir être lue avec précision, doit être de 10 em. au moins, la distance du miroir à l’échelle de lecture étant de 2 m. environ. D’après la formule donnant x, le moment magnétique doit être grand et le moment d'inertie petit. Ce dernier sera toutefois suffisamment grand pour conférer au système oscillant une certaine stabilité, car la tige suspendue par un fil de quartz est sensible aux moindres vibrations. Les oscillations parasites d’origine microséismique qui se font autour d’un axe perpendiculaire à l’axe de rotation, se superposent aux oscillations normales ; la tige inclinée possède alors un moment horizontal qui entre en interaction avec les champs horizontaux en présence et toute mesure devient impossible. Ces oscillations ne s’amortissent que très lentement à cause du faible décrément logarithmique du système. Il faut encore choisir les dimensions des petites tiges de façon à atteindre la plus grande aimanta-

tion possible dans les champs faibles disponibles ; les champs magnétiques utilisables sont en eflet limités par les difficultés de réalisation d’une bobine à champ purement axial et par les possibilités de l’inverseur automatique de courant. Or l’aimantation accessible dans les champs faibles est fonction de la dureté magnétique de la substance ainsi que du champ démagnétisant de la tige. Ce dernier, donné par les dimensions géométriques de la tige, contribue donc à les déterminer.

Ces tiges mises en place dans l'appareil ne doivent pas présenter de moment magnétique horizontal. Elles devront donc pouvoir être suspendues verticalement, leur axe géométrique étant axe de rotation. À cet effet elles seront de préférence parfaitement cylindriques. Lorsqu'une tige cylindrique sera suspendue verticalement, il suffira que son vecteur aimantation soit entièrement axial, sans composante radiale, pour que la composante horizontale de moment magnétique soit nulle. La tige doit donc être homogène surtout à ses extrémités où se situent les pôles magnétiques. Cette condition n’est cependant pas suffisante pour que le vecteur aimantalion de la tige coïncide avec son axe géométrique. La composante d’aimantation radiale intrinsèque de la tige sera faible si la tige présente dans la direction de son axe un champ démagnétisant négligeable par rapport à celui dans une direction perpendiculaire à l'axe, et si le métal dont elle est constituée est de faible dureté magnétique. Lorsqu'une tige de métal ferromagnétique répondant à ces conditions est placée dans un champ magnétique, le champ intérieur dans la direction de l’axe sera largement supérieur au champ intérieur radial, donc capable d'orienter le vecteur aimantation suivant cet axe. Le facteur de champ démagnétisant dans un plan perpendiculaire à l’axe d’un cylindre est de 2r, celui dans la direction de l'axe, bien plus faible, est donné par les dimensions du cylindre.

Après quelques essais préliminaires, nous avons finalement trouvé que des tiges de 15 cm. de long et de 3 mm. de diamètre pouvaient satisfaire à toutes les conditions requises, sans dépasser les possibilités de fabrication au laboratoire. Ces tiges, d’un facteur de champ démagnétisant axial N—0,o1, possèdent dans un champ d'environ 10 gauss un moment magnétique de quelques centaines d'unités c.g.s., une composante de moment radiale négligeable, et un moment d'inertie de l’ordre du dixième d’unité c. g. s. L'ordre de grandeur de ces deux moments permet leur mesure précise. Le poids de ces tiges, environ 7 g., confère au système une stabilité suffisante.

S 9. Préparation des tiges. — Les tiges à étudier ont été coulées sous vide à l’aide d’un four à haute fréquence. La façon de procéder est illustrée par la figure 1. Un creuset d’alumine contient l’alliage, préalablement préparé par fusion sous vide à partir de ses consti-

tuants puis recoupé en morceaux. Ce creuset est placé sur un support à l’intérieur et à la base d’un solénoïde dont les spires resserrées à cet endroit permettent un fort chauffage par induction du contenu

du creuset, À l’intérieur du creuset repose un tube de quartz rectiligne d'environ 20 cm. de long, de 5 mm. de diamètre extérieur, et de 3 mm. de diamètre intérieur. Ce tube, fermé à son extrémité supérieure, possède une ouverture de section oblique à sa base. Il est entouré d'un cylindre de molybdène placé dans une région du solénoïde à spires espacées, destiné à chauffer le tube de quartz par rayonnement. Ce cylindre s'appuie sur deux brides de molybdène fixées au haut du creuset. Il est maintenu en position verticale par un guide constitué par trois autres brides de molybdène venant s’appuyer sur les parois internes du tube de quartz qui recouvre le tout. À l’intérieur de ce tube il est possible, soit de faire le vide, soit de maintenir une pression déterminée d’un gaz quelconque.

Le processus de fabrication est le suivant.

Après avoir fait le vide à l’intérieur de l’appareil, le four est mis en marche. L’alliage est rapidement fondu, le petit tube de quartz est porté par rayonnement à une température voisine du point de fusion de l’alliage. Lorsque celui-ci est bien liquide, ce qui se remarque aux mouvements tourbillonnaires de sa surface, de l’argon sous une pression d'environ 25 cm. de mercure est introduit dans l'appareil. Le métal liquide monte rapidement dans le tube de quartz où il se solidifie à partir de son extrémité supérieure dès interruption du chauffage. Après refroidissement la tige coulée est aisément retirée du tube intact, mais sectionné à sa base par la contraction du culot. La tige est ensuite coupée à la longueur désirée, et ses extrémités tournées

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Fig. 1. — Dispositif de coulage des tiges métalliques à l’aide d’un four à induction.

à plat. Elle sera plus tard munie d’un petit crochet permettant de la suspendre au système de torsion. Ces tiges sont composées de gros cristaux. Un recuit même prolongé n’améliore plus leurs propriétés

magnétiques.

6. L'appareil de mesure. — L'appareil de mesure comprend principalement le système de suspension des tiges, la bobine d’aimantation,

et les bobines de compensation du champ terrestre. La figure 2 en donne une vue d'ensemble. Un bloc de pierre de 1 m. de haut sert de support à tout l’appareil. Ce bloc repose sur un pilier indépendant des fonda-

PA S EZ « 5x N F4 $ A , A à D # PA = 1 = Le ere nes TITI III PTIT TT TT TT TT TITI TITI TT ITTTITTTTTET TT TITI TT TT TT I] Fig. 2. — Vue d'ensemble de l'appareil de mesure (échelle 1 : 12,5).

tons de la maison. Ce dispositif donne à la tête de torsion une assise très stable et évite la transmission au système oscillant des nombreuses vibrations du bâtiment. Les faibles vibrations, séismiques ou autres, provenant du passage de véhicules lourds, transmises par le pilier ne peuvent cependant pas être évitées. Elles donnent lieu pendant la journée à des oscillations rapides de 1 à 2 mm. d'amplitude

du spot sur l'échelle de lecture. La nuit, lors des heures de circulation réduite, elles sont de l’ordre de 2 à 3/10 de millimètre et restent tolérables.

L'enceinte, à l’intérieur de laquelle se trouve le système oscillant, a été réalisée en verre. L'utilisation de pièces métalliques est à proscrire, car les courants de Foucault qui y sont induits lors de l’inversion du courant de la bobine donnent naissance à des champs dissy métriques momentanés qui agissent sur le moment horizontal même très réduit de la tige. La pièce en verre comprend un support pour la tête de torsion, un tube servant à la fixation de l’ensemble et à l’évacuation de l'appareil pour les mesures à décrément réduit; sur l'avant de la partie centrale une plaque de verre épaisse et plane, scellée à la picéine, permet le passage de spots lumineux.

La tête de torsion du système est constituée par un cône de laiton tenu par un rodage conique de la pièce en verre. Un tube cylindrique, auquel est fixée la suspension, peut coulisser à l’intérieur de ce cône et permet ainsi de régler la position en hauteur de la tige à l’intérieur de la bobine d’aimantation.

$ 7. Le système de torsion. — La suspension du système oscillant doit répondre à certaines conditions. Le fil de torsion utilisé doit tout d’abord présenter une position d'équilibre très stable, La constance du zéro doit être assurée pendant toute la durée d’une expérience, puisque tous les réglages préliminaires ainsi que l’inversion du courant d’aimantation se font par rapport à cette position fixe. Par ailleurs la longueur du fil de torsion détermine la période du système oscillant. Celle-c1 fixe à son tour partiellement la durée d’une mesure, puisque la constante de temps de l'expérience est donnée par = — . Or la mesure de l'amplitude de résonance doit pouvoir se faire dans un laps de temps assez court, car les réglages pénibles dont elle est précédée sont sujets à retouche après un certain temps par suite des variations que subit tout le montage sous l'influence de légers changements de température où de variations de champs magnétiques extérieurs. Cette condition impose une période du système oscillant relativement courte, toutefois assez longue pour permettre une lecture précise de l'amplitude des oscillations. Nous l'avons choisie aux environs de 3 secondes. Cette même condition impose une certaine limite dans le choix du décrément logarithmique. Une augmentation de la sensibilité du montage, par l’utilisation d'un décrément faible, augmente en même temps la durée de l'expérience et par là les chances d'erreur sur la mesure de l’amplitude gyromagnétique. Lors des mesures à pression réduite, il faut de plus veiller à maintenir cette pression constante pendant toute la durée de la mesure. Nous avons donc essayé de réaliser la plupart de nos expériences, sans être

obligé de diminuer à en faisant le vide dans l'appareil pour obtenir une amplitude acceptable. Les mesures faites à pression atmosphérique avec des périodes d'environ 3 secondes se faisaient en moins d’une demi-heure et comprenaient la détermination de deux amplitudes principales.

Les conditions de stabilité requises exelurent, après essais, l’emploi d’un fil de tungstène. [1 fallut donc recourir à un fil de quartz dont la constance de la position d'équilibre est connue. Son utilisation entraîne une complication. Le système suspendu isolé par le fil de quartz devient sensible aux charges électriques séjournant sur les parois des tubes de verre. Leur action se traduit par de larges déviations du système. Une couche d'argent déposée par évaporation sur les parois internes de l’ appareil et reliée à la terre évite totalement ce genre de perturbations.

Fig. 3. — Technique de montage des fils de quartz.

Les fils de quartz utilisés ont été étirés au laboratoire ; leur diamètre est d'environ 20 11. Leur montage sur deux cvlindres de laiton qui possèdent une encoche fraisée en V jusqu'à leur axe, se fait au moyen d’un micromanipulateur. Le procédé est illustré par la figure 3. Le fil de quartz est soudé à l’alliage de Wood dans les encoches externes et à la gomme-laque dans les encoches internes des petits cylindres de laiton L'un d’eux est muni d’un petit crochet permettant d’y suspendre le système oscillant. L'autre est fixé par son extrémité libre au tube coulissant de la tête de torsion. Le fil est ensuite mis en place sous une tension correspondant à celle exercée par la charge à porter pendant l’expérience ; après quoi les soudures à la gomme-laque sont réchautfées une deuxième fois. On évite ainsi les flexions locales du fil à la sortie des soudures. Toutes ces manipulations doivent se faire dans des conditions de propreté parfaite. Une suspension réalisée de la sorte s’est révélée d’une stabilité inaltérable et d’une solidité étonnante. Nous avons pu conserver la même suspension pendant toute la durée de nos mesures s'étendant sur plus d’une année.

Au crochet terminant le système de torsion est suspendu un système intermédiaire. Celui-ci porte un miroir plan de r cm. de diamètre placé en face de la plaque de verre plane et un petit poids de stabilisation. Le support de cet ensemble est constitué par un fil de cuivreberyllium rectiligne et terminé à ses deux extrémités par deux petits crochets. Ce fil étiré dans une flamme possède par suite du recuit qu'il a subi des propriétés d’élasticité similaires à celles de l'acier. Le poids de stabilisation permet d'utiliser ce système intermédiaire auquel est accrochée la tige à mesurer comme moment d'inertie de référence. Cette technique permet une détermination rapide du moment d'inertie de tout le système oscillant par la seule connaissance de sa période, la mesure du moment d'inertie du système intermédiaire étant faite une fois pour toutes par l'addition de disques de momentconnu.

En vue de mesures à faible décrément un ensemble de pompes à vide permet d’évacuer l'enceinte dans laquelle se trouve le système oscillant. Cet ensemble comprend une pompe préliminaire rotative, suivie d’une pompe à diffusion à vapeur de mercure. Les vibrations des pompes transmises par les canalisations sont amorties par un tuyau de tomback, inséré dans les conduites et fixé à un gros bloc de pierre qui repose sur le pilier servant de base à toute l'installation. Le contrôle de la constance du vide se fait par une jauge à thermocouple pour les pressions allant jusqu'à 10° mm. de mercure et par une jauge à ionisation pour les pressions inférieures. L’étanchéité de l'appareil est suffisante pour qu'une pression constante de l'ordre de 10—* mm. de mercure puisse être maintenue, toutes pompes coupées, pendant plusieurs heures, avec la seule aide de charbons activés refroidis à la température de l’air liquide.

$ 8. La bobine d’aimantation. — La bobine d'aimantation utilisée est amovible. Comme l'appareil devait pouvoir servir à effectuer un certain nombre de mesures sur des substances différentes, l'emploi d'une bobine montée directement sur les tiges ne nous a pas semblé judicieux malgré la simplification des réglages qu'offre ce procédé. Il complique le montage et ne permet pas un changement rapide des tiges. Nous avons donc préféré l'emploi de la bobine fixe. Coeterier a prouvé que l’utilisation d'une bobine fixe n'introduit pas d'erreur systématique et que théoriquement il est possible de se passer de la bobine montée sur la tige, suivant le procédé utilisé par de Haas et Barnett. En effet le problème des deux bobines se pose au sujet de la question de réception d’impulsion par la bobine ou le milieu électromagnétique lors de l’inversion du moment cinétique des porteurs de moment.

Une bonne réalisation de la bobine présente de sérieuses difficultés. Son champ doit être absolument axial, sans composante radiale, et

être homogène sur une longueur assez grande pour laisser une certaine liberté de position à la tige suspendue à son intérieur. La première des conditions est difficile à satisfaire et demande une grande précision lors du bobinage qui doit être fait à l'aide d’un tour. À cause du pas de la spire, donné par le diamètre du fil, chaque spire possède une composante de champ perpendiculaire à son axe. Une deuxième couche de spires, bobinée avec le même pas et convenablement orientée, peut servir à compenser celte composante. Après quelques essais nous avons réussi à réaliser une bobine qui par la suite nous a donné toute satisfaction. Son corps consiste en un cylindre de laiton parfaitement rectiligne de 2 cm. de diamètre intérieur et portant à ses deux extrémités deux bagues de bakélite. Le laiton utilisé ne doit contenir aucune occlusion ferromagnétique. Le bobinage, d’une longueur de 30 cm., consiste en deux couches d’un fil de cuivre émaillé de 1: mm. de diamètre. Le courant maximum envoyé à travers le fil étant de 0,5 ampère, l’échauffement est négligeable. Celui-ci est à éviter car il agit par déformation du corps de la bobine. Une vérification du champ de la bobine a prouvé qu'il était constant au millième près sur une longueur de 19 em. Pour pouvoir régler la position de la bobine et mettre son axe en position verticale, on la monte sur un support de bakélite en forme de triangle équilatéral de 12 cm. de côté, porté par trois vis à faible pas. Les vis de réglage reposent sur trois crapaudines à système d’emboîture trou-trait-plan, fixées sur un support de bois percé d’un trou. Ce système permet de retirer la bobine pour effectuer un changement de tige et de remettre plus tard la bobine exactement en place.

$ 9. Dispositifs de compensation du champ terres- A CC ne Æ A la COMpOsaREe horizon- AR ERA du champ terrestre se fait par deux bobines de dre mobile Helmholtz dont l’axe horizontal est placé approxiservant à la mativement dans le plan du méridien magnétique. compensation La composante résiduelle Est-Ouest est com pensée de la compo- par une deuxième bobine placée à angle droit par sante horizon- rapport à l’axe des premières ; elle se trouve à une tale du champ Gistance, égale à la moitié de son rayon, du centre HSEAUe, de symétrie des bobines de Helmholtz. Ces dernières ont un diamètre de 1,26 m., ce qui assure

une compensation du champ terrestre dans un espace suffisant. Le grand nombre de spires des bobines permet d'utiliser des courants faibles, donc constants pour un laps de temps assez long. Ces cou-

rants peuvent être ajustés à leur valeur exacte au moyen de deux rhéostats montés sur la table de contrôle. La compensation du champ se fait à l’aide d’un magnétomètre à cadre mobile construit dans ce but et représenté par la figure 4. Ilest équipé de deux miroirs disposés à angle droit, pour permettre la compensation des deux composantes Nord-Sud et Est-Ouest. Ne comprenant pas d’aimant permanent, ce magnétomètre peut être laissé en place comme l'indique la figure 2. Sa sensibilité correspond à 1 mm. de déviation du spot de lecture sur une échelle située à 2 m. du miroir pour une variation de champ de 10-* gauss. La compensation du champ terrestre peut donc être vérifiée au millième près. Celle-ci peut aussi se faire par l’utilisation du moment magnétique horizontal résiduel de la tige à mesurer. La compensation est effective lorsqu'une inversion du moment ne donne plus lieu à un déplacement du spot. |

Comme la composante verticale du champ terrestre est sans effet, sa compensation est inutile.

$ 10. L’inverseur automatique de courant. — Un schéma d'ensemble du dispositif d'inversion automatique du courant de la bobine d’aimantation est donné par la figure 5. Un spot lumineux, image d’un filament rectiligne vertical incandescent d’une dissipation électrique de 78 watts, est réfléchi par le miroir porté par le système oscillant, est dévié par un prisme et passe périodiquement devant une fente K. Celle-ci, amovible et de largeur réglable, coïncide avec la position de repos du spot et est disposée devant une cellule photo- pe électrique à vide. Les impulsions es de tension qu'elle délivre, ampli- DES fiées par un amplificateur, com- ÉD HSE Lin mandent un inverseur qui inverse le sens du courant circulant dans la bobine d’aimantation. PREND ee A AE

Ce dispositif a été réalisé de Tue facon à travailler correctement quelle que soit la largeur de la fente et l’amplitude des oscillations du système. De plus l'in- | version du courant doit se faire instantanément lors de l’arrivée du spot devant la fente. La première condition impose un amplificateur sensible à plusieurs étages ; la deuxième une bande passante assez large qui s'étale du côté des fréquences basses; la troisième un inverseur sans inertie dont le décalage de phase sera de 2nr par rapport au signal d'entrée. w eh Le

La figure 6 indique le schéma de l’'amplificateur utilisé. Un premier tube amplificateur du type RV 2,4 P 700 est monté derrière la cellule

Inverseur

Fig. 5. — Schéma de principe de l’inverseur automatique.

photoélectrique en tube électromètre à faible courant grille et est alimenté par piles. Cet ensemble est réuni derrière la fente à l'intérieur d’une boîte destinée à obseurcir la cellule et à blinder les circuits. Le tout est fixé sur un pied qui peut coulisser sur un petit banc d'optique. L’amplificateur principal comprend deux tubes 6SJ3

WF 3xn

Celle.

tig. 6. — Circuit récepteur à cellule photoélectrique et amplificateur de tension.

alimentés par un redresseur à tension constante stabilisée par un tube STV 280/80 non représenté sur la figure. Cet amplificateur délivre des impulsions positives d’une tension de crête de Go volts environ, lors de l’arrivée du spot sur la fente.

2050 bre LA

TOUF 10uF ni

5000cm

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