‹ Mesure des températures élevéesChapitre 17 sur 88 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

a oxygène.

à azote.

inillinièti'cs

uiillimètres

21 janvier 1880

Remplissage fait à 3oo'^' ; mesure faite 4 jours après.

Après chaufragc à 100".

Après chaudago à 100°.

TIIERMOMÈrRE POUR LES HAUTES TEMPÉRATURES 43

Ce déplacement du zéro a été attribué à une condensation partielle de Fair par le verre. Le verre, corps amorphe se rapprochant dans une certaine mesure des liquides^ dissout des gaz, surtout aux températures élevées.

Pour les températures supérieures à Soo", cet inconvénient devient très grave surtout quand le gaz est de riiydrogène. Ce gaz disparaît progressivement par dissolution dans le verre, ou oxydation aux dépens de ses éléments. On doit nécessairement revenir à Tazote. Ce fait a été observé par MM, Chappuis et llarker au cours d'une étude sur le pyromètre à résistance de platine au cours de laquelle les températures mesurées se sont élevées jusqu'à 600°.

Thermomètre pour les hautes températures. — II n'a pas été réalisé jusqu'ici pour la mesure des températures élevées de thermomètre à gaz assez précis pour pouvoir être considéré comme un appareil normal. Nous indiquerons, en étudiant les pyromètres à gaz, les conditions ({ue doit remplir un semblable appareil et les raisons de ces conditions. Nous en donnerons seulement ici un résumé sommaire.

Le gaz doit être l'azote.

Le réservoir doit être en porcelaine émaillée sur les deux faces.

Les mesures doivent être faites par la méthode du thermo-voluménomètre ou par toute autre méthode ne supposant pas l'invariabilité longtemps prolongée de la masse gazeuse.

Dans l'état actuel le thermomètre normal de Sèvres permet de faire des mesures jusqu'à 100".

Celui de Gallendar a été employé jusqu'à 600° et

44 THERMOMETRE NORMAL

pourrait sans doute, avec un réservoir de porcelaine, fonctionner convenablement jusqu'à 1000°.

On pourrait aller par la méthode du voluménomètre jusqu'à iSoo". Pour aller plus haut il faudra fabriquer une porcelaine spéciale moins fusible que la porcelaine dure ordinaire, ou à son défaut revenir au platine en atmosphère oxydante qui permettrait peut-être de monter jusqu'à 1600°.

GHAPITllE III

PYROMÈTRE A GAZ

Le thermoinètro à gaz n'est pas, comme nous Favons dit j)liis haut, (Fun emploi obligatoire ])ourla mesure des températures ; il suffît de s'en servir pour le repérage des (lid'érents procédés employés dans l'évaluation des températures, mais a priori il n'y a pas non ])lus de motifs absolus pour le laisser systématiauement de côté en dehors de ces cas de repérage. En lait il a souvent été employé; nous allons passer en revue les différentes tentatives (Femploi dont il a été l'objet et en discuter les résultats.

Matière du réservoir. — Le point le plus important à considérer est le choix de la matière qui constitue le léservoir; il faut connaître sa dilatation pour tenir (ompte de la variation de son volume sous l'action de la chaleur ; il faut être assuré de son imperméabilité.

Trois corps ont été employés jusqu'ici pour constituer ces réservoirs : le platine, le fer et la porcelaine.

Le plati/ie, malgré son prix élevé, a été employé par Pouillet et Becquerel; il a sur le fer l'avantage de ne pas être oxydable, sur la porcelaine celui de ne pas être fragile. Son coefficient de dilatation croît d'une façon régulière avec la température :

Entre o" et loo" Entre o" et looo" CocfT. moyen linéaire 0,000007 0,000009

46 PYROMÈTRE A GAZ

Ail cours (F une discussion très vive entre II. Sainte- Claire-Dcville et E. Becquerel, le premier de ces savants découvrit que le platine était très perméable à l'hydrogène, gaz dont la présence est fréquente dans les flammes aux points où la combustion n'est pas achevée. Le platine lut alors complètement abandonné, à tort peut-être ; on peut, dans bien des cas, être certain de l'absence de l'hydrogène, et les expériences très précises de Randall ont montré que le platine au rouge était encore absolument imperméable à tous les gaz autres que l'hydrogène, même en faisant le vide à l'intérieur de l'appareil.

Le fer n'a pour lui que son bon marché ; il est aussi perméable à l'hydrogène que le platine ; il est non seulement oxydable à l'air, mais il est encore attaquable par l'acide carbonique et la vapeur d'eau. Le seul gaz que l'on puisse employer avec le fer est donc Fazote pur. Le coefficient de dilatation du fer est plus élevé et croît plus vite que celui du platine :

Entre 0° et loo» Entre o" et looo" Cocff. moyen linéaire 0,000012 0,00001 5

En outre cet accroissement ne se fait pas régulièrement ; il se produit, à 85o°, au moment de la transformation allotropique, un changement brusque de longueur, une contraction de 0,2 5 p. 100.

Le fer est très difficile à obtenir pur ; des quantités très faibles de carbone modifient un peu la valeur du coefficient de dilatation. En outre, le changement d'état de l'acier à 710°, correspondant à la récalescence, est accompagné à l'échaufFement d'une contraction linéaire variant avec la teneur en carbone de o,o5 à 0,1 5 p. 100.

La porcelaine fut adoptée à la suite de la discussion entre IL Sainte-Glaire-Deville et Becquerel; elle était

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