CHAPITRE YI
PYROMETRE THERMO-ÉLECTRIQUE
Principe. — La soudure de deux métaux chauffés à une împérature donnée est le siège d'une force électrolotrice qui n'est fonction que de la température seule, ïu moins dans certaines conditions qui seront définies plus loin. Dans un circuit renfermant plusieurs soudures différentes à des températures différentes, la force électromotrice totale est égale à leur somme algébri([ue. Dans un circuit fermé, il se produit un courant égal au quotient de cette force électromotrice résultante par la résistance totale.
C'est Becquerel qui, le premier, eût l'idée de profiter de la découverte de Seebeck pour la mesure des hautes températures (i83o). Il employa un couple platine-palladium, et estima la température de la flamme d'une lampe à alcool qu'il trouva égale à iSj**. En réalité, la température d'un fil chauffé dans la flamme n'est pas celle des gaz en combustion ; elle lui est inférieure.
La méthode fut étudiée et employée pour la première fois, d'une façon systématique, par Pouillet ; il utilisa un couple fer-platine qu'il gradua avec le thermomètre à air précédemment décrit (p. 59). Pour protéger le platine contre l'action des gaz du foyer, il l'enferma dans un canon de fusil en fer qui constituait le second
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métal de la soudure. Pouillet ne sembla pas avoir fait d'applications de cette méthode, qui a dû lui donner des résultats très discordants.
Edm. Becquerel reprit Fétude du couple de son père (platine-palladium). Il signala le premier Fimportance capitale d'employer dans ces mesures un galvanomètre à grande résistance. C'est la force électromotrice qui est fonction de la température, et c'est une intensité de courant que l'on mesure. La loi d'Ohm donne