PYROMÈTRE ENREGISTREUR THERMO-ÉLECTRIQUE
dont on dispose sont trop faibles ; en se contentant
d'une précision de 10", il faut un appareil sensible au
— ^- — de volt ; la résistance des cadres du galvano- 10 000
mètre devant, pour les raisons exposées plus haut, être considérable, loo ohms au moins, le courant correspondant ne sera que de un millionième d'ampère. On trouve bien dans le commerce de prétendus pyromètres enregistreurs semblables, mais ils sont construits avec des cadres de galvanomètre de quelques ohms seulement et ne peuvent pas donner de mesures de températures exactes à loo" près.
Dans Fenregistrement des températures, on peut chercher deux résultats tout à fait différents auxquels conviennent des procédés d'enregistrement également différents. On peut se proposer de déterminer la température à une époque déterminée, c'est-à-dire de tracer la courbe des températures en fonction du temps. Ce sera presque toujours le but poursuivi dans les usines. Il suffît, dans ce cas, de faire tomber le faisceau lumineux réfléchi par le miroir du galvanomètre sur une plaque sensible animée d'un mouvement de translation vertical. Les deux coordonnées de la courbe ainsi enregistrée donnent, l'une la température, l'autre le temps. On peut, au contraire, se proposer de connaître la vitesse de variation de la température à un moment donné, en môme temps que la valeur correspondante de la température. C'est le cas dans la plupart des recherches de laboratoire dans lesquelles on cherche la température à laquelle se produit un phénomène déterminé : fusion, transformation allotropique, etc. ; et pour reconnaître la production de ce phénomène, on utilise le plus souvent l'absorption ou le dégagement corrélatif de chaleur latente qui se traduit par une variation dans la loi de l'échaufTement ou du refroidissement.
igS PYROMÈTRES ENREGISTREURS
C'est ce dernier mode d'enregistrement qui a été le premier réalisé par M. H. Lechatelier à Foccasion de ses études sur les argiles. Un faisceau lumineux réfléchi par le miroir du galvanomètre est envoyé périodiquement à des intervalles réguliers, de une seconde par exemple, sur une plaque sensible fixe. La distance de deux images successives donne la variation de température pendant Funité de temps, c'est-à-dire la vitesse d'échaufï'ement ou de refroidissement ; la distance de la môme image à l'image correspondant au début du chaufl'age donnera la mesure de la température.
Dans toutes les expériences d'enregistrement photographique, il faut remplacer les miroirs habituels des galvanomètres qui donnent des images tout à fait insuffisantes comme netteté et comme intensité par des miroirs spéciaux formés par une lentille plan convexe, argentée sur sa face plane. Ces miroirs sont un peu plus lourds que les miroirs à faces parallèles, mais ils ont deux avantages importants : l'absence d'images parasites réfléchies par la surface antérieure du miroir et une plus grande rigidité qui évite les flexions accidentelles du miroir par suite de la fixation sur son support. On obtient facilement de bons miroirs semblables de 20 millimètres de diamètre et plus difficilement de 3o millimètres de diamètre. Ces derniers donnent neuf fois plus de lumière que les miroirs habituellement employés. Il est facile de faire le choix de la lentille pour obtenir un miroir de distance focale déterminée. Une lentille plan convexe dont le foyer principal par transmission est de i mètre donnera, après argenture de la face plane, un système optique équivalant à un miroir à faces parallèles dont le rayon de courbure serait également de i mètre.
Enregistrement discontinu. — Dans ce mode d'enre-