ENREGISTREMENT DISCONTINU
■gistrement la source lumineuse doit présenter des variations périodiques ; une des plus simples à employer est une étincelle d'induction jaillissant entre deux pointes métalliques. L'interruption du courant est produite par une pendule à des intervalles de temps déterminé
Pour avoir une étincelle assez lumineuse il faut employer une bobine d'induction actionnée de façon à donner librement des étincelles de 5o millimètres et la renforcer au moyen d'une bouteille de Leyde qui réduise la longueur de ces étincelles à 5 millimètres; il suffit pour cela d'une jarre de i à 2 litres. Le choix du métal constituant les pointes est également important ; le zinc, l'aluminium et surtout le magnésium donnent des étincelles très photogéniques. Ces métaux ont l'inconvénient de s'oxyder assez rapidement à l'air, ce qui oblige à retailler de temps en temps les pointes avec quelques coups de lime. Les baguettes de métal peuvent avoir 5 millimètres de diamètre, et la distance des pointes est de 2 millimètres. On pourrait sans doute avec le mercure, qui donne des étincelles aussi photogéniques que le magnésium, constituer un appareil clos où le métal se conserverait inaltéré.
Pour provoquer l'interruption, on fixe au balancier (fig, 42) une fourchette verticale en platine qui vient plonger dans deux masses de mercure couvertes d'alcool. Il est utile, pour réduire au minimum la résistance que l'immersion de la fourchette oppose au mouvement de la pendule, de placer cette fourchette dans le même plan horizontal que l'axe de rotation du pendule. On évite
Fig. 42.
aoo PYROMÈTRES ENREGISTREURS
ainsi les niouvements de translation dans le mercure qui sont de beaucoup les plus nuisibles.
Le seul point délicat dans cet éclairage intermillent est d'obtenir, avec l'étincelle beaucoup trop large et trop irrégulière pour être photographiée directement, l'éclairage d'une fente très fine. On ne peut se contenter de placer l'étincelle derrière la fente et à une petite distance parce que le plus petit déplacement de l'étincelle ferait tomber le pinceau lumineux en dehors du miroir
Fig. 43
du galvanomètre. On tourne facilement cette difficulté au moyen d'un artifice bien connu. Lne lentille est interposée entre les pointes et le miroir (fig. 43) ; on règle la position des pointes dételle sorte que l'image du miroir vienne se projeter entre ces deux pointes. Avec une distance des pointes de 2 millimètres, une lentille de 100 millimètres de distance focale principale et un miroir de a5 millimètres de diamètre, l'image de ce dernier toudliera les deux pointes ; l'étincelle traversera nécessairement alors l'image du miroir et les radiations transmises par la lentille tomberont certainement sur le miroir. On eut donc assuré en plaçant devant la lentille une fente métallique fine que toutes les radiations transmises arriveront au miroir et seront renvoyées sur la plaque photographique, et cela quelle que soit la position de la fente devant la lentille.
Pour économiser le temps il est avantageux de faire sur une même plaque plusieurs expériences; on y arrive