ECLAIREMENT. SURFACE SENSIBLE. PAPIER
loppe jusqu'à noircissement complet, puis lave et sèche. En coupant la gélatine avec la pointe d'un canif guidé par une règle, on obtient des fentes transparentes d'une (inesse et d'une netteté parfaite.
Surface sensible. — On emploie comme surface sensible des plaques ou des papiers au gélatino -bromure. Le professeur Roberts Austen emploie exclusivement les plaques qui permetteut plus facilement le tirage d'un grand nombre d'épreuves positives. M. Charpy, dans ses recherches sur la trempe de l'acier, s'est servi de papier sensible, ce qui permet d'avoir des installations beaucoup plus simples.
Papier. — Pour l'enregistrement industriel, le papier
Fig. 46.
permettrait d'employer de grands rouleaux pouvant durer plusieurs jours, comme dans les appareils magnétiques enregistreurs de M. Mascart. Mais en général on a besoin d'obtenir rapidement les résultats de l'enregistrement ; c'est toujours le cas dans les expériences de lal)oratoires, et presque toujours aussi dans les études industrielles. Il est donc préférable de se contenter de
PYROMETRES ENREGISTREURS
bandes de papier assez courtes enroulées sur un cylindre. Il existe un modèle semblable très répandu et dont l'emploi est très pratique : les cylindres enregistreurs de la maison Richard avec mouvement d'horlogerie intérieur. On peut les commander au constructeur avec la vitesse de rotation que l'on désire; malheureusement cette vitesse ne peut être changé* au gré de l'opérateur, ce qui serait souvent utile pour les expériences de laboratoire.
La figure 46 représente l'installation du pyromètre enregistreur employé par M. Charpy dans ses expériences sur la trempe de l'acier, A droite le galvanomètre, à gauche le cylindre enregistreur Richard, au milieu le four électrique servant au chauffage des échantillons d'acier.
ri g. 47-
Plaques. — La plaque peut être fixée dans un châssis mobile entraîné par un mouvement d'horlogerie, c'est la première disposition (fîg. 4y) employée par le professeur Roberts Austen. Mais cette installation un peu coûteuse et compliquée a le même inconvénient que les cylindres enregistreurs de ne pouvoir donner qu'une seule vitesse de déplacement à la surface sensible.
M. Roberts Austen emploie maintenant pour déplacer la plaque un système à flotteur dans lequel la vitesse d'élévation du niveau de Teau est réglée à volonté par remploi d'un vase de Mariotte et d'un simple robinet. Laplaque est maintenue dans un plan vertical invarialile au mojen de deux guides latéraux dont le frottement est négligeable en raison delà mobilité du flotteur.
Le croquis ci-contre (fig. 48) donne la disposition d'un appareil semblable qui a été construit par M. Pellin pour le laboratoire du Collège de France. 11 porte une plaque i3 X 18 qui est fixée sur le flotteur au moyen de deux ressorts latéraux non indiqués sur le croquis. Les deux guides du flotteur, noyés
Fig. 48.
Fig. 49-
sous l'eau, ne sont pas non plus indiqués : le jeu dans le guidage est seulement de 2 dixièmes de millimètre. L'incertitude que ce jeu peut occasionner dans la position de la plaque est tout à fait négligeable.
La cour])e ci-dessus (fig. 49) est la reproduction d'une
ao8 PYROMETRES ENREGISTREURS
expérience faite avec un dispositif sembla])lc par M. Roberts Austen sur la solidification de For.
Pendant toute la durée de la solidification, la température est restée stationnaire, puis rabaissement de la température s'est produit avec une vitesse régulièrement décroissante au fur et à mesure que la température du métal se rapprochait de la température ambiante.
11 est indispensable de tracer sur chaque surface sensible où Ton a enregistré une courbe la ligne de température ambiante, ou tout au moins une ligne de repère parallèle. Cela est très facile dans le cas de la plaque guidée ou du papier enroulé sur un cylindre. Il suffit, après avoir ramené le couple à la température ambiante, de déplacer en sens inverse la surface sensible, la seconde courbe tracée pendant ce mouvement inverse est précisément la ligne du zéro de la graduation des températures. Mais c'est là une sujétion que Ton peut éviter en inscrivant en môme temps que la cour])e une ligne de repère au moyen d'un miroir fixe attaché au galvanomètre sur le trajet du faisceau lumineux qui éclaire le miroir mobile. M. Roberts Austen utilise en même temps le faisceau lumineux réfléchi par le miroir fixe pour inscrire le temps d'une façon précise. Un écran mobile commandé par une pendule à secondes interrompt à des intervalles de temps égaux ce second faisceau lumineux. La ligne de repère, au lieu d'être continue, est formée d'une série de traits discontinus dont les points correspondants sont espacés d'une seconde comme on le voit sur la figure 49-
Les courbes une fois obtenues doivent être examinées de très près pour reconnaître les points où l'inclinaison présente des anomalies passagères, caractéristiques des transformations du corps étudié. Le plus souvent, ces irrégularités se réduisent à très peu de chose,
et il y aurait intérêt, pour les reconnaître avec certitude, d'obtenir des courbes tracées à beaucoup plus grande échelle. Pratiquement, cette amplification n'est pas possible ; on peut bien augmenter la sensibilité du galvanomètre, et par suite ses déviations, mais alors l'image lumineuse pour la plupart des températures tombera en dehors de la plaque sensible. Le professeur Roberts Austen a tourné cette difficulté d'une façon très ingénieuse. Il n'enregistre plus la température du corps, mais la différence entre cette température et celle d'un corps voisin ne présentant pas de transformation, le platine, par exemple. Cet écart de température, toujours
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