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UTILES A L'ÉLECTRICIEN

Longueur et diamètre des conducteurs cylindriques. Jauge Palmer. Jauge à cadran. — La mesure de la résistibilité des conducteurs amène à déterminer leur longueur et leur diamètre. Lorsque ces conducteurs sont formés de fils cordés, il convient de mesurer séparément l'un des brins du câble.

Si la longueur considérée est de Tordre du mètre, on se sert d'un mètre étalon, divisé en millimètres, le long duquel on tend le conducteur, après avoir tracé deux repères sur celui-ci. A l'œil nu, on juge de la longueur à moins d'un millimètre près. Avec une loupe, on peut apprécier la longueur avec une exactitude qui varie du V5000 au Vjooooj suivant l'habileté de l'observateur. La correction pour la température est négligeable dans une mesure de ce genre.

La mesure des diamètres s'effectue le plus souvent à l'aide de la jauge Palmer. L'appareil comprend un étrier E E' (fig. 1), dont une des branches est traversée par une vis butoir b et l'autre par une vis micrométrique v dont le pas correspond généralement à Va mm.

La tête de cette dernière vis porte un manchon M qui entoure l'écrou E'. Le conducteur est serré entre les deux vis. L'écartement de celles-ci se lit sur une graduation rectiligne qui indique le nombre de tours de la vis micrométrique. Les fractions de tour se

ig. i.

mesurent à l'aide de la graduation circulaire tracée sur la base du manchon M et divisée d'ordinaire en 5o parties. Lorsque la vis mobile touche le butoir, il faut que le zéro de la graduation circulaire corresponde exactement au zéro de la graduation rectiligne. Le réglage se fait par la vis b.

Afin de ne pas déformer le fil par la pression, on n'agit pas directement sur le manchon M, mais on tourne ce dernier à l'aide d'une tête T, qui glisse à frottement doux sur le manchon.

Pour la mesure des fils minces, on utilise une jauge à cadran. Le fil est placé entre un butoir d'agate fixe b (fig. 2) et un butoir semblable £' porté par un levier / pivotant autour d'un point O. Ce levier porte un secteur denté .y, qui engrène avec un pignon /?, fixé sur Taxe d'un autre secteur/. Ce dernier fait tourner un pignon p' qui entraîne une aiguille se déplaçant devant un cadran. 100 divisions de ce dernier correspondent généralement à 1 mm d'écartement des butoirs. La pression du butoir V sur le fil est très légère ; elle est donnée par un secteur s" qui engrène avec p et dont l'axe est sollicitée par un ressort spiral S.

Les fils ayant une section très variable par suite de l'usure et de la déformation de la filière, il est nécessaire, pour obtenir le diamètre moyen, de comparer les épaisseurs dans une même section et de mesurer les variations du diamètre dans des sections équidistantes.

Lorsqu'on connaît le poids spécifique o du métal employé , la

détermination la plus exacte du diamètre moyen d consiste dans la pesée d'une longueur connue / de fil. On a

= VTïy'

p étant le poids trouvé.

Mesure des angles. Lecture directe. Lecture par réflexion. Méthode subjective et méthode objective. — L'une des mesures les plus fréquentes que les électriciens aient à effectuer est celle.des angles, qui peut se ramener à la comparaison de deux longueurs, celle de Tare et celle du rayon. L'unité d'angle est le radiant pour lequel l'arc est égal au rayon. Elle correspond en degrés du cercle à

S'il s'agit de lire l'angle compris entre deux positions d'une aiguille aimantée portée par un pivot ou suspendue par un fil

flexible, la méthode la plus simple consiste à fixer à l'aiguille un index effilé qui se déplace sur un cercle divisé en degrés, dont le centre est sur la verticale passant par le point de suspension de la tige aimantée.Afin d'éviter Terreur de parallaxe, on fixe un miroir dans le plan de la graduation et Ton dispose l'œil de manière que Tindex se confonde avec son image dans la glace. La lecture se fait ainsi dans un plan normal à la graduation. Ce mode direct de lecture ne permet pas une grande précision lorsque les angles sont faibles, à cause de la petite longueur des aiguilles indicatrices.

Pour apprécier les petits angles, on adopte les lectures par réflexion. On fixe à la pièce mobile un miroir et Ton détermine l'angle que fait un faisceau lumineux projeté sur le miroir avec le rayon réfléchi. Cet angle est précisément double de celui dont le miroir et, par suite, la pièce mobile ont tourné. On obtient de la sorte un faisceau indicateur auquel on peut donner une longueur de plusieurs mètres.

Il y a deux manières distinctes d'effectuer la lecture par réflexion. La première, due à Poggendorff et à Gauss, peut s'appeler méthode subjective. La seconde, imaginée par Lord Kelvin, est la méthode objective.

Méthode subjective. — On fixe au système mobile un miroir plan passant par l'axe de rotation ou situé légèrement en avant de cet axe. La fixation se fait à l'aide de quelques gouttelettes d'une solution de caoutchouc dans la benzine, ou mieux à l'aide de trois griffes qui soutiennent les bords du miroir. Ce dernier moyen évite la déformation de la glace qui peut résulter de la dessication de la colle.

Devant le miroir se place une lunette à réticules croisés, supportée par un trépied à vis calantes et portant une échelle horizontale ( fig. 3). Celle-ci se dispose à une distance de i à 3 mètres du miroir, normalement à l'axe optique de la lunette, qui est elle-même orientée de manière que le plan vertical passant par son axe optique soit perpendiculaire au miroir dans sa position de repos et passe par son centre ( fig. 4).

On place le support de la lunette de niveau au moyen des vis calantes, et l'on règle la position de l'oculaire et l'inclinaison de la lunette jusqu'à ce qu'on voie, dans le miroir, l'image du zéro

de Téchelle. Il faut que le rayon incident qui tombe sur le miroir soit normal à Téchelle. On peut s'assurer que cette condition est

satisfaite en tournant Téchelle de 900 ; le miroir doit alors se trouver dans la direction de Téchelle.

On vérifie ensuite si, en déplaçant angulairement le miroir de quantités égales de part et d'autre de la position d'équilibre, on lit des écarts égaux sur Téchelle.

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