‹ Métabolisme des sels de chaux et calciurie dans la tuberculoseChapitre 19 sur 25 · SES · texte numérisé non relu

SES

Poids corporels : augmentation dans 50 p. 100 des cas, invariance dans 25 p. 100 des cas, baisse dans 25 p. 100 des cas.

D. R. M. I : augmentation de 20 à 80 p. 100, dans 80 p. 100 des cas, invariance dans 20 p. 100 des cas (mal de Pott). E : augmentation de 10 à 80 p. 100, dans 60 p. 100 des cas, invariance dans 40 p. 100 des cas.

Tensions artérielles. Mx : élévation de 7 à 47 p. 100, dans 60 p. 100 des cas, invariance dans 40 p. 100 des cas. Mn : élévalion de 6 à 20 p. 100, dans 40 p. 100 des cas, invariance dans 60 p. 100 des cas.

= Hyperhydruries : de 3 à 64 p. 100, dans 100 p. 100 des cas.

Hypocalciuries des 24 heures : de 0,2 à 26 p. 100, dans 100 p. 100 des cas (constatation pondérale de la rétention calcique provoquée (1).

3° Qualitativement, malgré la persistance du régime hypercarné, c'est-à-dire acide, l'acidité urinaire de tous les malades a diminué progressivement, corrélativement à un emploi plus prolongé de l'adrénaline. Dans 20 p. 100 des cas, elle a complètement disparu (neutralité urinaire, malade IT). Dans 20 p. 100 des cas (le pottique ID), elle s'est transformée en alcalinité très nette (2).

Par la chaleur : louche de phosphates, important pour le malade 11, très léger pour le malade IV, rien pour les autres.

Ni sucres réducteurs, ni albumine, dans les urines de celle date.

() Voir discussion, p 64 et 66.

(2) Pour le seul pottique ici éludié, le malade I, l'adrénaline « per os » a toujours été inactive : sur les débits respiratoires maxima et les tensions artérielles.

L’acidité urinaire étant le reflet de lacidité humorale, il semble done y avoir, sous

Parrêt du pr'océssus de décalcification, Abstraction faite ici de la modification utile qui serail aussi apportée au milieu humoral de culture, l’alcalinité ayant été signalée comme défavorable à la vitalité du bacille de Koch. :

Le Professeur SERGENT (Insuffisance surrénale, MALOINE 1920, p. 414 et suivantes) avait déjà signalé, non seulement la diminution de lacidité urinaire des bacillaires sous Pinfluence de l'adrénaline, mais aussi la netteté particulière, la rapidité plus grande de Paction adrénalinique dans le cas des localisations bacillaires osseuses. É set les circonstances me le permettent, j'étudierai, quantitalivement, l'évolution de lacidité urinaire des bacillaires dans les conditions expérimentales ci-dessus.

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Une hypercalciurie fort notable (18 p. 100), coexistant avec : une hydrurie presque constante (par conséquent, pas de déminéralisation par polyurie), une légère amélioration pulmonaire (au moins fonctionnelle, puisque hyperventilation pulmonaire inspiratoire de 2 p. 100), un amaigrissement insignifiant (0,1 p. 100), aucune pyrexie anormale concomitante, pourrait donc permettre de conclure, grâce à la présente constatation pondérale, au bien-fondé tant discuté de la prescription du « Ferrier » (voir les arguments pour ou contre la médication phospho-minérale dans : A. RicHaup, loc. cit., p. 415). Toutes choses élant égales par ailleurs, l'accroissement des sorties calciques ne peut en effet résulter que d’un accroissement des entrées calciques. Or, ici, le régime alimentaire est constant; les entrées calciques alimentaires sont donc nécessairement aussi constantes. Le supplément d’entrées calciques ne peut donc être rapporté qu’au seul facteur nouveau introduit, le « Ferrier ». Cet enchaîinement de faits prouverait donc la réalité d'absorption, au moins partielle, du médicament en question.

L'hypercalciurie ici constatée ne pourrait-elle pas provenir tout simplement de la déminéralisalion tuberculeuse par aggravation concomitante de l’élat morbide? La chute actuelle des tensions artérielles ne serait-elle pas un indice appuyant cette manière de voir?

Un seul signe, opposé à un faisceau d'autres concordants, est une base bien précaire de présomptions. Est-ce vraisemblable, la coexistence d'une amélioration pulmonaire et d'une aggravation de l'état général, aggravation d’ailleurs contredite par le poids corporel el la température du malade? L'évolution morbide deviendrait défavorable pour tous les malades à la fois, au même moment? Concomitance bien troublante, si elle était probable! De ces quelques réflexions se dégage, à mon avis, une présomption beaucoup plus forte en faveur de la réalité d’absorption du « Ferrier » qu’en faveur de l'aggravation morbide. C'est pourquoi je considère l'hypercalciurie ici constatée comme un témoignage pondéral net du bien-fondé de la prescription de Ferrier. |

notre

C. — Influence de l'adrénaline sur des bacillaires au « Ferrier », à régime alimentaire constant hypercarné et hypocalcique (au dernier degré de la tuberculose).

Pour chaque caractéristique considérée, sont dressées ci-après

chiffres bruts DÉNNNEE du malade moyen.

individuels.

du malade moyen.

Les Courbes des variations des = pourcentages

Ces courbes sont obtenues en portant en :

Abscisses : les temps d’ingestion (1).

Ordonnées : les valeurs correspondantes de ue caractéristique.

Les courbes du malade « moyen » donnent l'allure schématique des variations, la plus générale possible.

Les courbes individuelles montrent la modalité des variations en fonction de chaque cas pathologique particulier.

Les courbes de pourcentages facilitent les comparaisons, les grandeurs en jeu étant toutes ramenées au même point de départ,

Les courbes individuelles sont figurées en traits pleins; les chiffres romains qui les surmontent, spécifient à quels malades elles se rapportent. Les courbes du malade « moyen » sont repré- sentées en traits discontinus.

(1) Ou les quantités médicamenteuses globalement absorbées, ces 2 grandeurs étant fonction simple réciproque lune de l’autre. En effet, quand un médicament est preserit,

la même quantité en est ingérée chaque jour. Les temps d’ingestion renseignent donc par le fait même sur ‘la quantité de médicament globalement absorbée dans l'intervalle

de temps considéré.

Courbes des chiffres bruts :

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