‹ Métallurgie générale: procédés de chauffageChapitre 12 sur 63 · BOTS · texte numérisé non relu

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•5. C^mp^ftitlon. — Le bois se compose de cellulose incrustée de matières variées (gomme, essences, résines), qui augmentent sa teneur en hydrogène. Sa composition chimique varie peu : en admettant que tout Toxygène y est combiné à l'hydrogène, il contiendrait environ 50 0/0 d'eau de constitution, 49 0/0 de carbone et 0,5 à 1 0/0 d'hydrogène libre ou combiné au carbone.

9e. Pouvoir oalorlfique. — Le pouvoir calorifique théorique serait donc supérieur à 4000. Le bois desséché artificiellement donne à peu près ce résultat. Mais en pratique, il retient

toujours au moins 20 0/0 d humidité, qu'il reprend très vite quand on les lui a enlevés : à cet état, son pouvoir calorifique se réduit à 3000 calories environ, sur lesquelles la vaporisation de 20 0/0 d'eau en absorbe prés de 500, de sorte qu'il n'y en a guère plus de 2500 disponibles. Le poids d'air qu'il exige pour brûler étant environ une fois et demi le sien, sa température de combustion, en tenant compte de la vapeur d'eau, ne dépasserait guère 2000® : et, comme le nombre ainsi trouvé est supérieur à la réalité, on ne peut guère réaliser avec les bois les opérations qui demandent une température supérieure à 14T)0 ou 1500".

fi. Propriétés phy«iqueii.— On distingue les bois durs, les bois légers ou tendres, et les bois résineux. Les premiers sont les plus denses, ce qui les rend d'un emploi plus avantageux lorsqu'il y a des transports importants ; les bois légers sont un peu plus riches en hydrogène ; les bois résineux le sont encore plus, et ont une densité intermédiaire entre celle des deux auhres catégories.

Le bois s'enflamme vers 300» et brûle avec une flamme longue : les bois légers et surtout les résineux sont plus inflammables et donnent plus de flamme.

99. Humidité. — C'est surtout la teneur variable en eau qui modifie la valeur du bois ; la présence de l'eau diminue le pouvoir calorifique et grève le prix de revient des frais de transport de cette matière inutile. Dans le bois sur pied, la proportion d'eau passe par un minimum au moment de la chute des feuilles ; elle est alors de 30 à 50 0/0. C'est l'époque où il faut abattre. Le bois conservé à Tair perd lentement une partie de son eau : la teneur s'abaisse à 20 ou 25 0/0 au bout de deux étés. Sous des hangars couverts, la dessication se fait mieux ; elle marche plus rapidement quand le bois est écorcé : dans des conditions exceptionnelles, on arrive à ne laisser que 15 0/0 d'eau, mais il ne faut pas compter constamment sur ce résultat.

«». Ceudres. — La teneur en cendres varie de 1 à 3 0/0. Leur composition est très complexe et dépend de la nature du sol. On y trouve des silicates, des carbonates^ des phosphates, des sulfates, des chlorures : les bases sont principalement la chaux et la potasse, avec un peu de soude, de magnésie et

GOMBUSTIBLIÎS NATURELS 3^

d'oxyde de fer. Elles coatienneht de 15 à 20 0/0 de sels alcalins solubles : la proportion de Tacidë phosphorique peut atteindre 8 0/0 et celle de Tacide sulfurique 1,5 0/0. Mais l'action nuisible que ces corps pourraient avoir dans certains cas est contrebalancée par la présence des alcalis qui les retiennent énergiquement et qui rendent les cendres fusibles. En somme, le bois peut être considéré comme un combustible très pur ; c'est son principal avantage.

SO. Bistlllaliou. — La distillation du bois donne des eaux acides, des gaz combustibles, du goudron et du charbon solide qui conserve la forme du fragment. C'est surtout ce dernier produit qui est utilisé en métallurgie : le bois à Tétat naturel n'est employé qu'accessoirement, pour les allumages ou pour quelques opérations peu importantes dans les pays où la bouille est chère.

Sfl. Meiiurag^e. — Le bois ne peut se mesurer au poids, à cause des perturbations que causerait la teneur variable en eau. L'unité généralement employée est le stère ; on nomme ainsi un tas de bois régulier de 1"*' de volume : son poids est très variable avec les essences, les dimensions du bois et la manière dont il a été empilé. La mise en stère s'appelle cordage.

9t, Valear. — La valeur du bois sur pied est très variable ; dans les parties de la France où l'industrie l'emploie encore, il peut valoir o à 6 fr le stère. Dans les pays où il est d'un emploi fréquent, comme en Suède, les troncs sont réservés pour la charpente et les branchages valent de 1 à 2 francs le stère.

. Exploitation. — Les usines appartiennent souvent aux propriétaires des forêts qui les alimentent. Avec les essences ordinaires, on peut avoir 8 à 10 stères par an et par hectare, en exploitant un taillis sous futaie, c'est-à-dire qu'on coupe chaqu# partie de la forêt tous les 20 ans en réservant les grands arbres pour protéger la croissance des taillis. Le rendement, très variable avec le sol, le climat, etc., s'abaisse parfois à 3 ou 4 stères. En Autriche, les forêts résineuses sont coupées entièrement : elles mettent au moins 80 ans à se reformer ; la coupe d'un hectare donne de 300 à 600 stères, ce qui corres[3ond à un

rendement annuel de 3 à 6 stères. Les frais de manipulation forment une grande partie de la valeur du bois. L'abattage peut coûter de fr. 25 à fr. 50 par stère ; pour débiter et corder, il faut compter à peu près autant.

34. Transport. — Le transport revient assez cher parce qu'il faut de grandes étendues de forêts pouralimenterunc usine. Dans beaucoup de pays, on fait le transport par flottage, dont le prix varie de 2 à 5 centimes par tonne kilométrique; mais il faut ajouter environ 12 0/0 d'usure par 100 kilomètres parcourus, et à peu près autant de pertes dues aux vols et à des accidents divers. Le roulage sur bonne route revient à 20 centimes en\iron : sur les chemins de forêt il en coûte de 30 à 70. Le transport par chemin de fer, rarement possible, coûte en moyenne 5 centimes.

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