luflueuce de l'écart de» teiiipératares. — Le de
gré d'utilisation de la chaleur ne dépend pas seulement de la durée du contact eptre les gaz et les matières, mais aussi de l'écart de température des deCix courants. La quantité de chaleur cédée par un corps à un autre dans un temps donné est proportionnelle à l'écart des températures, d'après la loi de Newton, et même en réalité à une puissance de cet écart un peu supérieure à l'unité. En outre, si les gaz sont plus chauds, ils contiendront plus de calories sous le même volume : il en résulte que pour échauffer un poids de matière donné, on pourra employer un plus faible volume de gaz. Ainsi la masse relative des matières solides sera plus considérable, ce qui est encore une raison pour que le refroidissement des gaz soit plus rapide. On peut donc formuler une troisième règle :
Plus l'écart entre la température des gaz et celle des matières sera grande plus leur chaleur sera facile à utiliser.
La température primitive des gaz est ce que nous avons appelé la température de combustion. En pratique, elle lui sera inférieure, mais elle en.est toujours fonction. Par suite, entre les différents combustibles, ceux qui auront la température de combustion la plus élevée seront ceux qui donneront les meilleurs résultats. Pour un combustible donné,toutesles circonstances tendant à augmenter la température de combusiion procureront une économie de combustible et permettront d^augmenter la production du four, si le volume reste le même.
t40. Emploi de l'air chaud. — En général, on réalise cette condition en alimentant les fours avec de Tair chaud : cet air apporte un certain nombre de calories et permet d'économiser une quantité correspondante de combustible. Supposons Tair chauffé à 800**, chaque kilogramme d'air contiendra à peu près 100 calories. Or un kilogramme de charbon exige au moins 11 à 12 kilogr. d'air pour brûler ; il en résulte que, pour chaque kilogramme de charbon on introduira dans le four 1200 calories sous forme d'air chaud : comme la combustion du charbon en dégage 8000, on pourra économiser 15 0/0 du combustible, sans que la chaleur reçue par le four soit diminuée. Mais le volume des gaz produits sera réduit dans la même proportion) que la consommation de combustible ^et leur température sera plus forte ; par suite, leur chaleur passera plus rapidement dans les matières solides; le four sera en quelque sorte l'équivalent d'un four plus grand marchant à l'air froid : aussi on réalisera une économie notablement plus forte que celle que nous venons de calculer. Cette économie sera nette lorsqu'on pourra, comme le cas s'en présente parfois, chauffer l'air sans dépense spéciale de combustible. L'emploi de l'air chaud sera d'autant plus utilequele combustible aura par lui-même une température de combustion plus faible. Il est donc spécialement indiqué pour les fours où l'on utilise des combustibles médiocres.
Si l'on considère maintenant des opérations différentes, l'écart entre la température des gaz et celle des matières sera d'autant plus grand que cette dernière sera moins élevée. On voit donc que la chaleur sera d'autant plus facile à utiliser que la nature de l'opération exigera une température plus faible.