LES SÉCRÉTIONS ET LA REPRODUCTION
sance de ce fait curieux est due aux observations récentes d'un jeune naturaliste, M. Jules Kiinckel. C'est presque le seul exemple connu jusqu'à présent du remplacement d'un organe par un organe semblable, pour que la fonction puisse s'exercer toujours d'une manière aussi complète que possible dans différentes conditions de la vie.
Beaucoup d'Insectes sont pourvus de glandes logées dans la partie postérieure de l'abdomen. Ces glandes simples ou doubles, souvent accompagnées de réservoirs, sécrètent un licjuide acre, caustique, acide, plus ou moins volatile. Elles ont leur orifice au voisinage de l'orifice anal. Le tissu des conduits éjaculateui's est contractile, et des muscles particuliers venant à agir sur ces conduits, à l'instant même où s'exerce sur les glandes une pression produite par les parois de l'abdomen , l'éjaculation s'efFectue. Les glandes anales varient extrêmement sous le rapport de la configuration, et la nature de la liqueur qu'elles sécrètent paraît également varier d'une manière très-notable. Parfois cette liqueur, lancée avec plus ou moins de force, s'écoule en répandant son odeur acre, pénétrante. La plupart des Coléoptères carnassiers possèdent ainsi la faculté d'efïrayer leurs ennemis. Parfois la liqueur est tellement volatile, qu'elle s'échappe brusquement sous forme de vapeur. En soulevant des pierres le long des chemins, au milieu des champs, il est ordinaire de mettre à découvert des groupes de petits Coléoptères au corps rougeâtre, aux élji;res bleues. Ces petits Insectes, que l'on nomme des Brachines, fuient en lançant avec explosion leur vapeur acide. Malheur à l'imprudent qui a regardé de trop près! la vapeur, atteignant les yeux, cause luie atroce sensation de brûlure. Le même danger est à craindre de la part des Fourmis. L'entomologiste, remuant une fourmilière et examinant de très-près, ne manque guère de recevoir les atteintes de l'acide que ces Insectes émettent au dehors lorsqu'ils sont inquiétés. L'acide particulier que sécrètent les Fourmis a été étudié dans ses
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propriétés, et les chimistes lui ont appliqué le nom d acide
formtque.
Dans un grand nombre de familles de Tordre des Hyménoptères, les femelles sont pourvues d'un appareil analogue, dont la sécrétion a un caractère tout spécial : c'est le venin que l'Abeille, que la Guêpe introduit au moyen d'un aiguillon fort acéré. L'appareil consiste en deux longs tubes simples ou ramifiés, se réunissant d'ordinaire en un canal commun, aboutissant à un réservoir en forme de poche. Un conduit exci'éteur aboutit à l'aiguillon. C'est dans l'histoire des Hyménoptères, et de l'Abeille en particulier, que nous examinerons tous les détails de la conformation de ce curieux appareil, tant redouté de ceux qui voient s'approcher des Guêpes ou des Abeilles.
Chez les Abeilles et quelques autres Hyménoptères, il existe encore une sécrétion fort remarquable, la cire, qui transsude à travers le tégument et s'accumule, sous forme de lames minces, à la face inférieure du second et du troisième anneau de l'abdomen. Chez beaucoup d'Hémiptères, les Cochenilles, certains Pucerons, des Fulgores, il se produit aussi à travers la peau une exsudation de matière cireuse qui prend sur le corps de l'animal l'aspect d'une efflorescence blanche, et qui est très-propre à le garantir du contact de l'eau pendant la pluie ; parfois cette matière s'échappe en volumineux flocons. Le mode de production de la matière cireuse est loin encore d'avoir été étudié d'une manière satisfaisante ; peu de recherches attentives ont été faites , sur ce sujet.
Une autre production curieuse de certains Insectes est celle de la lumière. Tout le monde remarque les Lampyres, habituellement désignés sous le nom vulgaire de Vers luisants. En Amérique, de grands Taupins .(Pyrophores), dont chacun a entendu parler dans ces dernières années, où plusieurs individus ont été apportés vivants du Mexique, sont l'objet de l'étonnement et de l'admiration des voyageurs. Il en est de même des grands Fui-
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gores de la Guyane et du Brésil, de plusieurs Fulgores do l'Inde et de la Chine. La lumière se montre sur les eûtes de ral)domen chez les Lampyres, sur le protliorax, par deux espaces ovalaires, chez les Élatérides du genre Pyrophore, dans un prolongement de la tète chez les Fulgores. La matière qui produit la lumière, logée dans de petits amas de cellules, jest épaisse, granuleuse, et ne présente aucune ti"ace de phosphore, comme l'ont démontré toutes les recherches. De très-nombreuses trachées entourent et pénètrent les cellules. Cette particularité anatomique a conduit à supposer que la lumière est produite par une combustion entretenue par l'oxygène contenu dans les trachées. La lumière s'éteint ou se manifeste avec intensité, selon la volonté de l'animal, ou du moins selon son activité. 11 suffit en effet d'exciter l'Insecte dont la lumière a disparu, pour qu'il la fasse reparaître aussi brillante que possible. Le système nerveux agit ainsi tout particulièrement, à n'en pas douter, dans la production de cette lumière, ce qui explique ses intermittences.
La fécondité des Insectes est bien connue, trop connue des agriculteurs, qui ont fréquemment à gémir sur les ravages causés dans leurs plantations. Pour toutes les espèces, il y a des individus des deux sexes, des mâles et des femelles. Certains auteurs, même aujourd'hui, considèrent, il est vrai, les Pucerons vivipares comme des hermaphrodites; mais le fait est loin d'être suffisamment démontré. Dans quelques groupes de la classe des Insectes, il est des espèces vivant en sociétés, dont la plupart des individus demeurent incapables de multiplier. Ce sont ordinairement des femelles chez lesquelles les organes de la reproduction, sous l'influence d'une nourriture particulière, restent dans un état rudimentaire. Personne n'ignore qu'on appelle ces individus stériles qui forment la foule dans les sociétés d'Abeilles et de Fourmis, les neutres ou les ouvrières.
11 y a dans toutes les espèces, entre les organes de la reproduction des mâles et des femelles, une ressemblance sénérale
très-manifeste. Ces organes, toujours symétriques, occupent la partie ventrale de l'abdomen et aboutissent à son extrémité, -un peu en arrière de l'orifice anal.
Chez les femelles, les ovaires sont formés de tubes plus ou moins nombreux, amincis graduellement vers le sommet et l'approchés de façon à constituer un faisceau. Dans ces tubes ou ces gaines ovigères se développent les œufs. Ceux qui occupent la partie inférieure, ordinairement arrivés à maturité au moment où l'Insecte apparaît sous sa dernièi'e forme, ont toute la grosseur qu'ils peuvent acquérir. Les œufs placés au-dessus, souvent moins avancés dans leur développement, ont un plus faible volume, et^îeux qui se trouvent à l'extrémité des tubes sont fort petits. Les œufs pressant les parois des gaines, ces parois s'appliquent exactement à leur surface, de sorte que les œuFs, rangés à la suite les uns des autres, figurent une sorte de chapelet. Cette inégalité dans le développement des œufs n'existe, au reste, que chez les espèces capables d'effectuer des pontes successives. Les Insectes dont la vie est très-courte font une seule ponte ; tous leurs œufs sont mûrs en même temps. Si les gaines ovigères contiennent une petite quantité d'œufs, les ovaires demeurent libres, reposant simplement sur la paroi de l'abdomen; si ces gaines, au contraire, sont nombreuses et fort longues, les ovaires sont maintenus par un ligament suspcnseur fixé à la base du thorax.
Les œufs, en se détachant de leurs gaines, tombent dans une sorte de sac, qui a reçu de Léon Dufour le nom de calice; de là ils passent dans un tube, qui est l'oviducte. Les oviductes des deux ovaires se réunissent en arrière pour former un oviducte commun.
Une poche, d'ordinaire assez vaste, existe chez le plus grand nombre des Insectes, et à son défaut, une dilatation de l'oviducte. Cette poche, communiquant par un conduit avec l'oviducte commun, reçoit pendant l'accouplement la liqueur fécondante. Une autre capsule, s'ouvrant dans l'oviducte, en général un
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peu nu-dessus de la poche principale, quelquefois en arrière, comme chez le Dytique, a été reconnue par les ohservations de MM. de Siebold et Stein pour un réceptacle de la semence. C'est
APPAREIL FEMELLE DU DYTIQUE {Dytiscus marginalis].
— b. Leur calice. — c. Les oviductes. — d. La poche copulalrîce. — e. Gaine de roviduclc. f. Glandes anales. — g. ENirémité du rectum.
lians son passage au devant du col de ce i-éservoir que l'œnf reçoit l'imprégnation.
Des glandes accessoires complètent d'oixlinaire l'appareil femelle. Les œufs, on le sait, sortent du corps des femelles
imprégnés d'une matière visqueuse, qui leur fait contracter adhérence entre eux et sur les corps où ils sont déposés. Ce sont des glandes spéciales, s'ouvrant vers l'extrémité de l'oviducte, qui sécrètent cette sorte de vernis. Ces organes simples ou doubles affectent souvent une forme tubuleuse ; mais leur configuration varie à l'infini entre les divers groupes. Il y a même des glandes dont le rôle reste pour nous fort doiiteux. De ce nombre, on peut citer deux glandes ramifiées comme des arbuscules, qui existent chez beaucoup de Lépidoptères. On a pensé que ces organes étaient le siège de la production d'une liqueur odorante propre à dénoter, pour les mâles, la présence des femelles. Rien encore, cependant, n'est bien démontré à cet égard.
L'appareil mâle se compose de deux organes producteurs de la liqueur fécondante, disposés symétriquement comme les ovaires des femelles. Ces organes sont formés, dans divers types, de plusieurs tubes aveugles groupés d'une manière très-analogue aux gaines ovigères. Souvent ils consistent en un long tube simple, enroulé sur lui-même à la manière d'un peloton de fil. Dans plusieurs familles, notamment chez les Scarabéides, ils sont formés de six, huit ou dix petites capsules, chacune portée sur un pédoncule. Dans la plupart des cas, les organes des mâles ont une enveloppe générale fibreuse.
Les deux canaux déférents représentant les deux oviductes se réunissent comme ces derniers en un canal unique. Vers leur .point de jonction, il existe ordinairement des glandes accessoires, de forme variable, qui sécrètent une sorte de mucosité : ce sont les glandes mucipares.
L'organe d'intromission offre toutes les modifications imaginables. En général, il est recouvert de pièces solides de la nature des parties tégumentaires.
Les corpuscules fécondateurs (spermatozoïdes) affectent en général la forme de fils terminés en pointe extrêmement fine ; souvent ils sont ro])liés on manière de boucle, et parfois on
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les trouve attachas par une extrémiti' à une sorte «le ruban. Les œufs des Insectes varient de la manière la plus remarquable sous le rapport des formes extérieures. Il y eji a de parfaitement arrondis, d'ovalaires, d'oblongs; les Tins avec leur surface lisse, les autres avec Icin- surface cannelée. Au moment de l'éclosion, il est des cas où les petites larves déchirent l'enveloppe de leur œuf; cette enveloppe est mince. 11 est des cas, au contraire, où la coquille de l'œuf, dure et épaisse, résisterait aux mandibules de la petite larve. Les (eufs présentent alors la plus curieuse conformation. Send)lable à un petit barillet, l'œuf a un couvercle qui adhère médiocrement; la jeune larve voulant venir à la lumière presse, et la déhiscence du couvercle s'opère. Les œufs n'étant imprégnés que pendant leur passage dans l'oviducte, lorsque leur enveloppe solide est parfaitement constituée, il fut longtemps impossible d'expliquer comment s'effectuait la pénétration des corpuscules fécondateurs. Une petite découverte assez récente a fourni l'expUcation : la coquille de l'œuf présente à l'un de ses pôles un ou plusieurs trous, auxquels on donne le nom de micropyles; ces ouveiiures suffisent pour donner accès aux corpuscules. Les micropyles sont trèsdiversement caractérisés et en nombi'e plus ou moins considérable , suivant les types. D'intéi'essantes observations ont été faites à ce sujet par M. le professeur Rudolph Leuckai't (de Giessen).
Dans les circonstances ordinaires, l'œuf, avant d'être fécondé, ne se compose que de la vésicule germinative et du vitellus. Mais, dans quelques circonstances, le travail embryogénique a lieu sans fécondation. En un mot, il est des femelles qui reproduisent sans l'intermédiaire d'aucun mâle. Divers Lépidoptères en fournissent des exemples accidentels; les Pucei^ons, les ' Abeilles, etc., des exemples l'éguliers. Le nom de parthénogenèse est employé pour désigner cette reproduction par des femelles
Les Insectes^ pour le plus grand nombre, naissent à nn degré de développement encore peu avancé, un état embryonnaire, l'état de larve, suivant l'expression consacrée. De l'instant de leur éclosion jusqu'à la fin de leur croissance, les Insectes, sous leur forme de larves, subissent des mues ou changements de peau, sans éprouver de modifications notables dans leur organisme. Arrivés au terme de leur croissance, ils changent de forme, et ils tombent dans une période d'immobihté, l'état de nymphe ou de chrysalide. C'est en quelque sorte un œuf nouveau, et en même temps c'est un moule dans lequel s'achève le développement de l'animal. En sortant de leur enveloppe de nymphe, les Insectes sont complètement adultes.
Les espèces qui éclosent, n'ayant aucune ressemblance manifeste avec leurs parents, et qui doivent passer par une phase d'immobilité, comme les Lépidoptères, les Coléoptères, les Hyménoptères, sont appelées habituellement : les Insectes à mélamorphoses complètes.
11 est des types, les Orthoptères (Sauterelles), les Hémiptères (Punaises), etc., dont le développement organique s'effectue presque en entier dans l'œuf. Ceux-ci naissent avec les caractères des adultes. A l'intérieur, les organes de la reproduction ; à l'extérieur, les organes de vol seuls, ne sont pas constitués. Dans cette première condition, on considère l'Insecte comme une larve, mais c'est une larve peu comparable à celle d'un Lépidoptère ou d'un Coléoptère. A une époque, les ailes se montrent sous l'apparence de moignons emmaillottés : on dit alors l'animal à l'état de nymphe, mais cette nymphe est active comme la larve et l'adulte. On nomme les Orthoptères, les Hémiptères, etc., des Insectes à métamorphoses incomplètes. Nous verrons des types qui, sous le rapport des phases de leur développement, sont intermédiaires aux premiers et aux derniers.
Les traits essentiels de l'organisation générale des Insectes nous étant connus, nous devons esquisser l'histoire particulière des représentants de chacune des grandes divisions. Il ne s'agit pas seulement de reconnaître les traits caractéristiques des divers types. Nous avons en même temps à examiner chez les espèces les détails de leur conformation qui les obligent à vivre dans des conditions déterminées ; nous avons à constater pour quels usages sont construits leurs appendices. Nous avons surtout à suivre ces espèces dans leurs métamorphoses, dans les manifestations de leurs habitudes, de leurs instincts.
Nous commençons cette histoire par celle des Lépidoptères, par la simple raison que les Lépidoptères sont les Insectes dont les métamorphoses ne sont absolument étrangères à personne. 11 est d'ailleurs assez indifférent de commencer par les Coléoptères, les Hyménoptères, les Lépidoptères, puisqu'il n'existe
pas d'enchaînement régulier entre les divers groupes. Dans les classifications, les types les plus parfaits sous le rapport de leur organisation viennent d'ordinaire les premiers. Les Hyménoptères industrieux occupent ainsi le rang suprême parmi les Insectes-, mais les Hyménoptères les plus dégradés sont loin d'être supérieurs à une foide de types appartenant aux autres ordres. Avec le plan que nous avons adopté, les phénomènes les plus simples nous conduiront par une heureuse gradation aux faits les plus complexes.
Les Lépidoptères présentent une physionomie si particulière, que les plus ignorants n'hésitent jamais à reconnaître un Insecte de cet ordre. C'est un Papillon, s'écrie chacun : Papillon de jour, Papillon de nuit. Le doute n'est possible à personne.
Le nom de Lépidoptère, ou le nom plus vulgaire de Papillon, apporte l'idée d'un être aux formes légères et élégantes, aux couleurs vives et variées ou aux teintes délicatement nuancées.
Les ailes, le plus souvent d'une grande ampleur relativement au volume du corps, donnent à la plupart des Lépidoptères les mouvements un peu saccadés qui désignent ces Insectes à l'attention. Les ailes, au nombre de quatre, toujours formées d'une double membrane incolore, parcourues par des nervures diversement disposées suivant les types , sont revêtues décailles microscopiques superposées à la manière des tuiles d'un toit.
Les belles couleurs, toujours admirées, que présentent les ailes d'une foule de Papillons, appartiennent aux écailles. Les oppositions de teintes, si violentes qu'elles soient, n'offrent jamais ici aucune découpure, jamais aucun contraste désagréable à l'œil, comme cela se voit ailleurs, si deux couleurs absolument différentes se trouvent rapprochées. Sur l'aile d'un Lépidoptère, une bande rouge, jaune, bleu clair traversant un espace noir, il y a sur les box'ds des deux parties un enchevêtrement des écailles diversement teintées qui échappe aux yeux, tout en produisant un charmant effet. Conihicn de peintres gagneraient à
I,KS l,i:i>ll)(»l'Ti;itKS. 157
ubservfi' sur k's ailes des l.('j)'ul(i|it('i'cs et)!!!!)!!'!!! la iialiii'e jinicè(k' |Mmr ol)l('Mir sans diiroti'- les plus vives (»|i|i()silious ilo col,. ris!
l'OKTIO.N inÈS-CROSSlE DE I.'.MLE ANTÉRIEURE DL" GRAND PAON-DE-NL'IT
{Atlacus Pavonia-major}
montrant le mode d'implantation des écailles.
A la vue simple, les écailles des Lépidoptères sont de la poussière, la poussière s'attachant aux doigts qui ont effleuré l'aile d'im Papillon; sous le microscope, ce sont des objets d'une ravissante délicatesse, de formes parfaitement détei'minées et pleines d'élégance, d'une structure complexe. Vainablcs selon les genres et les espèces, variables aussi selon les différentes parties de l'aile, les écailles peuvent être plus ou moins allongées, plus ou moins élargies en éventail, arrondies au sommet ou découpées de manière à figurer des dents ou des festons aigus. A la base de chaque écaille existe un pédoncule que l'on prendrait pour un manche ou une poignée, lorsque le microscope domie à l'objet une dimension un j^u considérable. C'est la partie implantée dans la membrane alaire. La surface des écailles offre ordinairement plusieurs carènes longitudinales, bien parallèles et également espacées. Entre ces carènes, des arêtes transversales très-rapprochées les unes des autres forment un réseau d'une incroyable délicatesse, d'une admirable netteté.
Ces lignes saillantes sont destinées sans doute à faire contracter aux écailles une sorte d'adhérence entre elles.
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