‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 33 sur 102 · I.KS LÉPinOPTiîKES. ir,o · texte numérisé non relu

I.KS LÉPinOPTiîKES. ir,o

l.cs putlcs soûl i>i'('S(juc toujours très-fnMos, i'el;ilivonioiil ù la niasse et au poids du corps. Ces lusectes, en eflel, marchent peu pour la i>lupart, surtout les espèces diurnes. Ils ne l'ont guère usage de leurs pattes que pour se poser. En général, les trois paires de pattes sont également dévelop])ées, mais dans quelques groupes de Papillons de jour celles de la première [)aire sont atrophiées. Plus petites que les autres, dépourvues de crochets à leur extrémité, mais très-velues, elles demeurent sans usage, appliquées contre la poitrine.

Les pattes des Lépidoptères sont couvertes de poils et d'écaillés; les postérieures portant parfois des faisceaux de longs poils, et dans

EXXnÉMlTÉ DES TARSES DE DIVERS LÉPIDOPTÈRES. 1. Papillon Machaon. — 2. Hëliconie apsouJcs, — 3. Vanes50 Paon-Je-jour. — 4. Spliins du Trocnc.

la plupart des espèces nocturnes, des pointes auxquelles on donne le nom d'éperons. Le rôle de ces pointes, dont le développement est très-variable suivant les genres, n'a pu encore être décou-

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vert. Los tarses se terminent par des crochets qui ont toujours la même configuration chez les Nocturnes, mais qui se modifient au contraire d'une façon très-remarquable parmi les Diurnes, (iliez certains types, les crochets sont simples et très-longs ; chez d'autres, ils sont divisés; chez d'autres encore, ils sont complètement partagés jusqu'à leur origine, et dans leur intervalle il existe une sorte de pelote ou de semelle flexible. Cette curieuse variabilité des crochets dans les Lépidoptères a été signalée par M. Doyère, il y a environ vingt-cinq ans. On s'imagina que l'on pourrait employer les caractères fournis par ces parties à la distinction des genres ou des groupes. On se trompa. Dans le même genre, des espèces voisines peuveiit avoir, les unes des crochets simples, les autres des crochets bifides. C'est une simple adaptation à des conditions biologiques. Chaque espèce a des crochets conformés pour se poser sur des fleurs, sur des feuilles, sur des troncs, où il est plus ou moins facile de se maintenir.

La tête des Lépidoptères n'est jamais très-grosse. Les antennes, composées d'une longue suite d'ai'ticles, offrent toutes les formes imaginables. Les yeux sont presque toujours assez gros et velus, et souvent il existe sur le front des ocelles dont on s'explique d'autant moins la présence, qu'ils sont ordinairement recouverts par les poils et les écailles de la tête.

Les Lépidoptères ont une bouche conformée d'une façon particulière et adaptée à un genre de vie spécial. La lèvre supérieure et les mandibules n'ont plus aucun usage ; ces pièces, nous avons déjà constaté le fait, sont réduites à l'état de vestiges. Des précautions infinies sont nécessaires pour les trouver cachées sous les poils et les écailles qui garnissent la tète. Les mâchoires, au contraire, ont en général un remarquable développement. Minces, étroites, flexibles, extrêmement allongées, intimement rapprochées l'une de l'autre sans être soudées, mais excavées à leur côté interne de manière à former un canal, elles constituent une trompe. Cette trompe a souvent la longueur du corps de l'animal et

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