‹ Métamorphoses moeurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 93 sur 102 · LI-:S AIIACIINIDKS · texte numérisé non relu

LI-:S AIIACIINIDKS

redoutent les fils des orHudes ArniuiK-cs. A cette Inmille di's Ai-a-

L CLCDIONE ERRANTE ( Clubiona crratica).

iiéides eoufeetiouuaut des toiles eu nappe se rattache le genre Tégciiain\ dont IVspf'ce type est nuire grosse Araignc(; donu's-

tique [Tcgenaria domeslica), la grosse Araignée noire des gens qui en ont peur. Tout le monde connaît sa grande toile, un peu relevée sur les bords, établie oi-dinairement dans les encoignures des murailles, où elle est maintenue comme un hamac par des cordages tendus dans diverses directions. Outre cette toile d'un blanc éclatant quand elle est neuve, toute grise quand, déjà vieille, elle est souillée par la poussière, la Tégénaire domestique construit à l'un des angles un tube soyeux dans lequel elle se tient blottie et d'où elle s'élance sur sa toile, quand une Mouche est venue s'y jeter. A l'approche du moment de la ponte, notre Araignée fde un gros flocon de soie blanche, l'entoure ensuite d'un sac de soie brune, le leste avec des débris d'Insectes, quelquefois avec de petits cailloux, et l'attache au-dessous de sa toile. Elle fait sa ponte, loge ses œufs dans un cocon de soie fine, et va cacher le cocon dans le sac, au milieu du gros flocon blanc, pour ne plus quitter son dépôt. Ne travaille-t-elle pas bien cette mère toujours vigilante?

Parmi les Araignées, les fileuses par excellence sont les Epéirides, les plus belles Araignées du monde : grandes, parées de fraîches nuances, souvent de couleurs éclatantes, elles étalent leur beauté au grand jour. Les Epéirides ont huit yeux partagés en trois groupes écartés, les crochets de leurs tarses merveilleusement construits, les uns en peigne, les autres en fourche, propres à maintenir le fil qui doit être posé sur un point déterminé. Les Epéirides forment entre les branchages de grandes toiles qui sont d'admirables réseaux à rayons concentriques. A l'automne, on voit, dans tous les jardins, bien campée au milieu de sa toile, la grosse Epéire de notre pays, l'Epéire diadème (Epcïra diadema), qui a reçu son nom des ornements qui se dessinent sur la teinte rosée de son abdomen.

Dans la toile de cette belle Araignée, on distingue les cordages qui soutiennent l'édifice, les rayons et les cercles formant la trame. Au début de son travail, l'Epéire tire un fd, s'y sus-

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