MÉTAMORPHOSES DE LA CI1RTSOMÈLE DU PEUPLIER
[Lina Populi).
mœurs analogues à celles des Clirysomèles. 11 y a deux types dans cette division, les Galéruques et les Altises : les premières ont les pattes postérieures simples, elles ne sautent pas; les autres ont les cuisses postérieures très-renflées, elles sautent comme des Puces. La Galéruque de l'Orme (Gulcruca calmariensis), ayant
les élytres jaune-citron, paréos de deux raies grisâtres, est extrêmement commune sur les Ormes de nos routes. Sa larve rouge les feuilles à la manière des Chrysomèles. L'Altise du Chou (Altica oleracea), petit Insecte lisse, luisant, d'un vert sombre, maltraite les plantes potagères et quelquefois la Vigne.
Des Chrysomélides de forme cylindrique, avec la tète enfoncée dans le thorax (Cryptocéphalines), les genres Clythre et Gribomï (Cryptocephalus) , ont des larves qui se construisent des fourreaux mobiles, à la manière de certaines chenilles.
Une dernière famille de l'ordre des Coléoptères, les Coccinellides, comprend de petits Insectes auxquels chacun accorde sympathie. L'espèce de notre pays, la plus abondante et la mieux connue de tout le monde, ne s'appelle-t-clle pas, dans le langage vulgaire, la Bêle à Dieu ou la Bêle à bon Dieu? 11 est rare que le sentiment populaire tombe aussi juste. Cette Bêle à bon Dieu, la Coccinelle à sept points des naturalistes (Coccinella septempunclala), inoffensive à tous, a pour rôle, dans la nature, d'empêcher la multiplication excessive des Pucerons. Si l'Insecte adulte, qui ne réclame de description pour personne, mange peu, la larve fait une consommation énorme des petits êtres malfaisants à tous les végétaux. Dans les jardins, sur les Rosiers, les Sureaux, etc., dans les vergers, vous observez facilement la larve poursuivant son œuvre de destruction. Cette larve, d'un gris plombé, avec une large tache jaune au devant de la tête, trois petites taches rouges sur les côtés, des points noirs, de petits bouquets de poils, ayant un peu l'aspect de certaines larves de Chrysomélides, saisit un Puceron, le dévore, passe à un autre, et en détruit ainsi une énorme quantité en un seul jour. Pour se transformer en nymphe, l'Insecte s'attache à une feuille, tout comme une chenille de Papillon ou de Polyommale.
11 y a une foule considérable de Coccinellides de tous les pays, dont M. Mulsanta donné les descriptions. Beaucoup d'entre elles ont les mêmes mœurs que la Coccinelle à sept points : elles mangent
les Pucerons, les Kermès, tous ces suceurs si nuisibles à la végétation; mais quelcpies-uncs cependant ont une nourriture végétale. Les Coccinellides sont bien reconnaissables à leur corps