MÉTAMORPHOSES DU TÉNÉBRION DE LA FARINE
{ Tenebrio molitor ).
Quelques Ténébrionines ne craignent pas la lumière, et c’est ainsi que l’on rencontre fréquemment sur les chemins l'Opatre des sables (Opatrum sabulosum), un petit Coléoptère gris comme la poussière, ayant des antennes grenues et des élytres rugueuses.
Des Coléoptères que leurs métamorphoses comme leur organisation rattachent à la même famille que les précédents, les Hélopiines, ont des habitudes diurnes. A l’état adulte , ils se montrent sur les fleurs ; à l’état de larves, ils vivent sous les écorces, dans les bois en décomposition, dans les Champignons. Les
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Hélops de notre pays ne sont pas très-brillantes, leur couleur est bronzée (Helops caraboides) ou bleuâtre (Æ. cæruleus); les espèces de l'Amérique et de l'Australie sont souvent très-belles.
Le nom de Canrnarpmes appartient à la famille dont la Cantharide des pharmacies peut être considérée comme le type. Le nombre des articles de leurs tarses est le même que chez les Pi mélies et les Ténébrions, mais leur tête est dégagée du thorax, leurs élytres sont flexibles, et tous leurs téguments sont d'assez faible consistance. Les espèces de cette famille possèdent une singulière propriété que la médecine utilise depuis Hippocrate : les Cantharidides sont les Insectes vésicants ou les Épispastiques. Leurs parties tégumentaires contiennent un principe immédiat isolé pour la première fois par Robiquet, et désigné sous le nom de cantharidine. À ce principe les Cantharides et les espèces des genres voisins doivent de produire sur l'économie les effets si violents et si caractéristiques que chacun connait. C'est à Arétée que l’on attribue l’idée de l'emploi de la Cantharide pour les vésicatoires. |
À raison des services particuliers que l’on tire des Coléoptères vésicants, l'attention des naturalistes s’est beaucoup porté vers l'étude de ces Insectes; la curiosité devait être d'autant plus excitée, que l’on trouvait à cette étude des difficultés exceptionnelles. Les représentants de cette famille abondent en tout pays et, néanmoins, jusqu'à une époque encore bien récente, il demeura impossible de rien apprendre touchant leurs métamorphoses. Les principaux genres de Cantharidides sont les Cantharides, les Mylabres, les Méloés, les Sitaris. Les Cantharides, caractérisées par leurs antennes grenues, sans renflement terminal, ont pour type l’Insecte d’un vert brillant employé en médecine, la Cantharide des officines (Cantharis vesicaloria), que l’on trouve en abondance dans certaines localités, sur les Frènes, et, de temps à autre, dans les jardins, sur les Lilas. C’est sur quelques points du midi de la France, et surtout en Espagne, que les Cantha-
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rides, fort communes, sont recueillies pour les usages médicinaux. On secoue violemment les arbres après avoir entouré le pied de