ÉCORCE D'ORME TATOUÉE PAR LE SCOLYTE DESTRUCTEUR
(Scolytus destructor).
Au contre, la galerie pratiquée par une femelle. —A l'entour, les galeries des larves.— À l'extrémité de quelques-unes, des larves au ferme de leur croissance ou des nymphes, — Deux femelles opérant leur ponte.
n'est pas très-active, et c'est dans cette opération qu'il est intéressant de les observer. La femelle pénètre sous l'écorce, et che-
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minant entre l'écorce et l’aubier, elle creuse une galerie qui à le diamètre de son corps; en avançant, elle pratique sur Les côtés et à d'égales distances de petites encoches, et dans chacune dépose un œuf. À peine nées, les larves se mettent à ronger le bois; c’est le commencement de leurs galeries, qu'elles poursuivent toujours dans une direction déterminée. Aussi les bois et les écorces des arbres attaqués par les Scolytes présentent-ils des dessins presque invariables pour chaque espèce; tatouages qui, sur des bois durs, le Frène particulièrement, pourraient être présentés comme des œuvres d'art. Tous les Scolytides ont des habitudes analogues, et il y en a de beaucoup d'espèces que l’on rattache à divers genres. Dans son ouvrage sur les Insectes nuisibles aux forêts, M. Ratzeburg a donné de belles figures des altérations produites par les espèces les plus répandues dans l'Europe centrale. Parmi les Scolytes proprement dits, Insectes bruns, avec les élytres striées et ponctuées, nous signalerons le Scolyte destructeur (Scolytus destructor), qui souvent fait périr les grands Ormes de nos routes et de nos boule vards; le Scolyte pygmée (Sc. pygmæus), l'un des plus nuisibles aux Chènes de nos forêts.
Parmi les Tomiques, dont la forme du corps, des tarses et des élytres s'éloigne notablement de celle des Scolytes, nous citerons comme type une espèce très-nuisible aux Pins, le Tomique typographe (Tomicus typographus).
La plus nombreuse famille de l'ordre des Coléoptères est celle des Curcurionines, les Insectes bien connus sous leur nom vulgaire de Charançons. Cette famille est si naturelle, malgré le nombre immense de ses représentants, que nul auteur n’a songé à restreindre ses limites. Un aspect propre permet de reconnaitre un Charançon, pour peu que l'attention se soit déjà arrêtée sur quelques espèces de cette grande division. Les Curculionides ontune tête prolongée en avant comme une sorte de museau plus où moins long. C'est, si l'on veut, l'apparence d'un bec; de là le
LR. A pis