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chite bacchus, tout soyeux et d’un rouge violacé, contourne les feuilles de la Vigne; d’autres Rhynchites (R. Popul, R. Betuleti) coupent les extrémités des tiges des arbres fruitiers. Les Apions, les plus petits de leur groupe, vivent, dans leur premier âge, dans des tiges ou dans des graines.
De la foule des Curculionines, les Charançons proprement dits, nous ne pouvons citer que quelques types parmi les mieux caractérisés. Les plus grandes et surtout les plus belles espèces de Charançons, celles de l'Amérique du Sud, sont splendides. Les éclatantes couleurs qui les font admirer, sont dues à de petites écailles analogues à celles des Lépidoptères. Chez nos Curculio— nides indigènes, c’est la couleur grise qui domine.
Les Cléones (Cleonus), au rostre épais et sillonné, ont une multitude de représentants dans l’Europe orientale. Les Hylobies, au rostre long, courbé et presque cylindrique, au corps brun tacheté de blanc, ont quelques espèces fort nuisibles aux Pins (Hylobius Pini, H. Abietis, etc.). Les Otiorhynques, reconnaissables à leur corps épais, à leur rostre élargi à l'extrémité, à leurs cuisses renflées, vivent dans leur premier état aux dépens des racines. Pendant une grande partie de l'été, on rencontre sur tous les chemins poudreux un assez gros Charançon, long de 10 à 12 millimètres, tout gris comme la poussière qu'il affec— tionne : c’est l'Otiorhynque de la Livèche (Otiorhynchus Ligushci).
Des Charançons minces, longs, avec les pattes grêles, compo sant le genre Lixe, vivent sous leur première forme dansles tiges des plantes. Le plus répandu dans notre pays, le Lixe paraplectique (Liœus paraplecticus), a une larve qui mange la moelle de certaines Ombellifères (Phellandrium). Les Larines, Insectes trapus, avec les cuisses renflées, se rencontrent particulièrement sur les terres qui avoisinent la Méditerranée. Ils se font remarquer par leurs élytres couvertes d’une efflorescence figurant des taches ou des nuages. Leurs larves vivent dans la partie charnue du réceptacle des fleurs composées. Telle on trouve, aux environs de
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LES COLÉOPTÈRES, d47
Montpellier, dans la fleur des Echinops (£. Ritro), la larve du
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