‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 13 sur 174 · BOUCHE DU MÊME INSECTE · texte numérisé non relu

BOUCHE DU MÊME INSECTE

Le Sphinx du Troëno (Sphinæ Ligustri) à l'élat de larve. et à l’état de Papillon.

a, lèvre supérieure, — b, mandibules, — €, mâchoires. — d, lèvre inférieure, — €, antennes, — f, yeux.

que ce sont les deux mâchoires fort allongées qui constituent la trompe. Enfin, au-dessous de la trompe, se montre, comme dans la bouche des Insectes masticateurs, une pièce impaire portant un palpe de chaque côté. C'est la lèvre inférieure devenue très-petite, bien que ses palpes aient d'assez grandes dimensions.

Les Insectes suceurs, Hémiptères, Diptères, ete., dont la bouche est un bec ou un suçoir, ont également un labre, deux mandibules, deux mâchoires, une lèvre inférieure ; seulement ces pièces où au moins quelques-unes d’entre elles deviennent des stylets, des gaines, ete. C’est dans l’histoire des différents types de la classe des Insectes que nous examinerons ces intéressantes

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particularités de formes et en même temps de curieuses adaptations à un genre de vie spécial.

La cavité buccale, tapissée par une membrane lubrifiée par la salive, est d'ordinaire pourvue d’appendices pharyngiens. Ainsi en arrière du labre, on trouve souvent un lobe plus ou moins développé et soutenu par des tiges de consistance coriace; on le désigne, d’après Savigny, Sous le nom d'épipharynæ. A la base de la lèvre inférieure, il existe, dans le plus grand nombre des Insectes masticateurs, une sorte de bouton charnu appelé la langue ou l'hypopharynæ.

Le tube digestif, en continuité de tissu avec la membrane tapis-

sant la cavité buccale, se porte de l'extrémité antérieure à l’extrémité postérieure du corps, tantôt en ligne droite, tantôt en décrivant des circonvolutions. Des renflements et des étranglements successifs marquent les divisions du conduit alimentaire : l’œsophage, l'estomac, l'intestin grêle, le gros intestin. Des glandes complètent le système digestif, les glandes salivaires, et des tubes grèles, désignés par les anatomistes sous les noms de vaisseaux de Malpighi, de canaux biliaires ou de canaux urinobiliaires.

Le canal alimentaire est constitué par plusieurs tuniques superposées. C'est d'abord une enveloppe délicate, homogène, que l’on a comparée à une membrane péritonéale ; puis une couche musculeuse formée de fibres transversales et de fibres longitudiuales, particulièrement solides aux deux extrémités du canal. Une membrane muqueuse sous-jacente à la couche musculeuse forme la paroi interne, qui est tapissée par un épithélium.

Après la mastication ou après la succion, les aliments ont passé dans la bouche, la salive les imprègne ; ils pénètrent dans l’œsophage.

L'œsophage est un conduit à parois extensibles, traversant le thorax en ligne droite. Ordinaïrement étroit chez les espèces qui vivent de matières fluides, il acquiert parfois une largeur

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