MÉTAMORPHOSES DE LA PANORPE COMMUNE
(Panorpa communis ).
ont l'éclat de l'or, signalent à l'attention. On les appelle, de leur nom vulgaire, les Demotselles terrestres, de leur nom scientifique, les Hémérobes. Insectes destinés à courir sur les plantes, ils ont
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entre les crochets des tarses une petite pelote propre à assurer leur marche, Sans doute, comme moyen de défense, ils exhalent une odeur stercoraire très-pénétrante, qui contraste avec leur apparence délicate et élégante. Les Hémérobes attachent leurs œufs aux feuilles des arbustes par de longs et minces pédicules formés par la matière qui les enduit. À voir des groupes de ces petits corps ovalaires portés sur des tiges, on croirait à des plantes cryptogames, et l’on y a cru autrefois. Les larves, avec une forme plus svelte, ressemblant à celles des Fourmilions, se dispersent sur le feuillage, où elles font la chasse aux Pucerons. Après le lion des Fourmis, nous trouvons ici les Lions des Pucerons. Au terme de leur croissance, ces larves filent une petite coque de soie pure, toute blanche et toute ronde, qu’elles attachent aux feuilles; la transformation en nymphe a lieu; deux semaines plus tard sortent les adultes.
Les Panonpibes, aisément reconnaissables, dans leur forme adulte, à une tête prolongée en avant et figurant un long museau, ont les ailes assez étroites et les antennes effilées. Nous avons en Europe la Panorpe commune (Panorpa communs), la Mouche Scorpion de Geoffroy, qui recherche les endroits humides. Ses ailes diaphanes sont élégamment tachetées de brun. Le mâle porte à l'extrémité de son abdomen une sorte de pince qui lui permet de retenir sa femelle dans les airs; les appendices abdominaux, simples chez une foule d’Insectes, se convertissent par— fois en instruments très-spéciaux. La Panorpe femelle peut distendre ses derniers anneaux et faire saillir un long oviducte : c’est qu’elle doit pondre ses œufs dans la terre humide et à une certaine profondeur. Les transformations de la Panorpe commune ont été bien observées par un naturaliste de Vienne, M. Bräuer; mais depuis longtemps nous avions été mis en possession de la larve de cet Insecte par un amateur, M. Vaudouer (de Nantes), qui charma sa vie à voir de ses yeux ce que lui apprenaient les mémoires de Réaumur,
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LES NÉVROPTÈRES, 605
Les larves des Panorpes, de forme presque cylindrique, avec de petites pattes thoraciques, et aux anneaux de l’abdomen, des