‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 157 sur 174 · CUITS · texte numérisé non relu

CUITS

MÉTAMORPHOSES DES MOUCHES PE LA VIANDE (Galliphora vomitoria et Sarcophaga camarig),

Beaucoup de Muscides (Scatophagites), comme la Scatophage du fumier (Scatophaga stercorana), ont des larves qui se repaissent de toutes les matières stercoraires.

Les larves d’une foule de petites Muscides sont nuisibles à la végétation. Une des plus petites, le Dacus de lOlivier (Dacus Oleæ),. dévore la pulpe des olives. Plusieurs Chlorops, Mouches toutes mignonnes, ayant un corps jaune, avec des lignes noires sur le thorax, déposent leurs œufs sur les Céréales. La larve du Chlorops rayé (Chlorops lineata), rongeant les tiges du jeune Blé, occasionne parfois de graves préjudices.

Les OEsrrwes sont de grosses Mouches massives, velues, ayant de très-petites antennes, une trompe rudimentaire. À l'état adulte, les OEstrides ne prennent aucune nourriture; mais comme ils poursuivent les Chevaux, les Bœufs, les Moutons et tous les Ruminants, qu'ils effrayent par leur bourdonnement, il a été quelquefois parlé de la piqûre des OEstres, qui sont absolument incapables de piquer. Les Taons s'acharnent après les grands Animaux pour sucer leur sang; les OEstres, pour déposer leurs œufs. Les larves de ces derniers vivent en parasites sur les Mammifères. Les OEstrides, dont les conditions d'existence sont si curieuses, ont été l’objet de nombreux écrits. Nous Citerons seulement une étude sur les espèces des Animaux domestiques, de M. Joly, publiée en 1846, et un travail récent de M. Brauer, de Vienne. Parmi les OEstrides, on compte plusieurs genres dis- {ingués les uns des autres par quelques détails de la configuration des antennes. Le genre OEstre proprement dit a pour type une espèce très-commune, l'OEstre du Cheval(OEstrus Equ). Le gros Diptère bourdonne dérrière les chevaux, épiant le moment favorable pour opérer sa ponte. Il attache ses œufs, enduits d’une matière agglutinante, aux poils, sur les genoux, sur le poitrail, aux endroits que l’animal à l’habitude de lécher. Les larves de l’OEstre éclosent ; en se léchant, le Chevalen avale, et les larves, arrivées dans l'estomac, se fixent dans la muqueuse au moyen de leurs mandibules en crochets. Tous les anneaux de leur corps sont garnis de pointes acérées qui servent encore merveilleusement à les retenir. Les larves, se détachant, se laissent expulser

Soutien à oÙ A cts di fu. | dé te LÉ

(ll IQ Il

BLANCHARD

Page 1