‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 17 sur 174 · L- LR mur · texte numérisé non relu

L- LR mur

Dans le plus grand nombre des cas, les stigmates sont placés exactement sur les côtés du corps. Il y en a une paire au protothorax, une paire à chacun des huit premiers anneaux de l’abdomen. Jamais il n’existe d’orifices respiratoires, soit au mésotho— rax, soit au métathorax. Dans les circonstances où l’on a signalé l'existence de stigmates au mésothorax, on parait avoir été trompé par un chevauchement du prothorax ; lorsqu'elle a été constatée au métathorax, c’est que le premier anneau de l’abdomen sétait uni au dernier anneau du thorax. Cette absence d'orifices respiratoires aux deux anneaux ;qui portent ou qui doivent porter les ailes donne une certaine consistance à l'idée depuis longtemps émise, que les ailes sont en grande partie constituées par des trachées rejetées au dehors et emprisonnées entre deux lames tégumentaires.

La position et le nombre des stigmates varient encore dans une large mesure, avec des conditions biologiques très-particulières. Chez la plupart des Coléoptères, par suite d'un développement inégal des arceaux supérieurs et des arceaux inférieurs de l’abdomen, les stigmates se trouvent refoulés sur la région dorsale : il faut soulever les élytres pour les apercevoir. Cette position leur assure une protection spéciale. Dans la plupart des larves de Diptères, il n'existe qu’une seule paire de stigmates, et ces orifices occupent exactement l'extrémité postérieure du corps. Cette disposition était rendue nécessaire par le genre de vie de ces Insectes. Des larves carnassières s'engagent en entier dans le corps de leur victime, ne laissant au dehors que leur dernier anneau; de la sorte, elles continuent à respirer librement, ce qui eût été impossible si leurs stigmates avaient été placés sur les côtés. Il en est de même pour toutes ces larves de Diptères, avides de substances animales ou végétales en décomposition, qui peuvent s’agiter au milieu de ces matières, sans courir le danger d’avoir leurs orifices respiratoires obstrués. Chez des larves et des nymphes aquatiques, comme il y en a beaucoup

parmi les Névroptères, l'appareil trachéen n’a plus d’orifices extérieurs. C'est au moyen de certaines dispositions organiques spéciales que l'air arrive dans les trachées.

Chez les Éphémères, des lamelles minces, larges folioles sim-

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