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construites pour marcher sur une surface unie, mais non pour grimper; elles ont une couronne d'épines entière. Sur les Orties, on remarque souvent des feuilles pliées; ces feuilles logent une chenille verte, qui recule avec vivacité en se voyant inquiétée, et qui se laisse choir en se suspendant à un fil : c’est le Botys de l'Ortie (Botys urticalis). L'Insecte adulte est un joli petit papillon bien commun presque partout où il y à des Orties; ses ailes sont d'un blanc denacre, avec deux rangées de taches noires ; son abdomen est noir, avec l’extrémité jaune : de là le nom francais attribué à l'espèce par Geoffroy, la Queue jaune. Une autre espèce fort commune dans les jardins est le Botys du Sureau (B. sambucalis).
Mais, de tous les Lépidoptères du groupe dont il est ici question, les plus extraordinaires par le genre de vie de leurs larves sont les Hydrocampes. Il est aisé de comprendre la signification de leur nom, sans être un helléniste consommé : les Hydrocampes, cela signifie les Chenilles d'eau. Au premier abord on peut être surpris. Y a-t-il des Insectes qui semblent plus terrestres, plus aériens que les Lépidoptères? Se figure-t-on leurs chenilles, toutes si peu différentes les unes des autres dans leur organisation, vivant, respirant dans l’eau? La vérité pourtant est qu'il y a des chenilles aquatiques. Il est facile de les observer dans les mares et même dans les rivières où croissent les Nénuphars, les Potamogétons, les Lenticules, etc. Réaumur a fait les premières bonnes observations sur ces Insectes; de Geer, Lyonet, divers naturalistes modernes, en ont ajouté de nouvelles; mais ce qui manque encore à leur sujet, c'est une étude complète de leur respiration. Les Hydrocampes ont des stigmates comme les autres chenilles; on ne s’est pas rendu compte de la manière dont s'effectue leur occlusion. Ce qui est certain, c’est qu’elles portent toujours quelques filaments, que l’on prendrait volontiers pour des poils, dans lesquels pénètrent des trachées. Ces filaments sont des organes de respiration
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aquatique analogues à ceux de certaines larves de Névroptères, comme les Phryganes. Il est une espèce du groupe cependant (A. strahotahs), chez laquelle les filaments charnus, étant trèsdéveloppés, ont été reconnus par tous les observateurs comme des branches. L'Hydrocampe du Potamot (Xydrocampe potamogalis) est la plus commune dans notre pays. A l’état de chenille, elle vit sur le Potamot nageant, et s’enferme dans un fourreau mobile d'une construction fort simple. Elle coupe deux morceaux de feuilles à peu près égaux et de forme ovalaire, les réunit par leurs bords, les cousant en quelque sorte avec un peu de soie, et ne ménageant qu'une ouverture pour passer la tête et les premiers anneaux du corps. Assez fréquemment, cette chenille abandonne son habitation portative et va prendre une demeure fixe; taillant un morceau de feuille, elle le fixe contre la face inférieure d'une autre feuille, etse tient blottie pendant plusieurs jours dans ce petit réduit. Cette chenille, se promenant parfois à lai surface des Potamogétons, paraît profiter de sa situation momentanée hors de l’eau pour faire entrer une provision d'air dans son fourreau. Quand est venu pour elle le moment de se transformer en chrysalide, elle attache son fourreau, en le fermant bien complétement, soit aux plantes, soit aux pierres du voisinage. Le papillon éclôt : sa ressemblance avec les Botys est frappante ; il a des ailes d’un blanc nacré, avec des parties brunes qui circonscrivent comme des taches les espaces blancs.
L'espèce dont les filaments respiratoires sont bien développés (4. stratiotalis) ne construit pas de fourreau ; elle se nourrit de différentes plantes aquatiques, la Stratiote, les Étoiles d’eau (Callitriche), ete. L'Hydrocampe de la Lenticule (4. lemnals) mange les Lentilles d’eau, et se forme un fourreau avec de la soie et de petites feuilles.
Les Pyralines sont tous les Lépidoptères auxquels les anciens naturalistes ont donné le nom de Tordeuses, qui exprime l’'habitude de la plupart des chenilles de cette tribu, de plier, de con-
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tourner ou de tordre les feuilles pour se constituer un abri. Quelques espèces, il est vrai, ne plient pas les feuilles, mais les réunissent en paquets au moyen de leurs fils soyeux; d'autres vivent dans l'intérieur des fruits. Toutes ces chenilles, malgré des différences dans leur genre de vie, ont la même conformation ; leur peau est lisse, luisante, comme il est ordinaire chez les larves qui, vivant cachées, se frottent continuellement à des parois. Elles portent seulement des poils épars de nature à les rendre fort sensibles à tous les contacts. Les Tordeuses en général se transforment en chrysalides dans les cornets, les tuyaux ou les paquets qu'elles ont construits, après avoir barré les orifices avec des fils soyeux. Celles qui rongent ou des fruits, ou des Conifères, filent une coque. Les papillons ont des antennes simples dans les deux sexes, des palpes obtus à l'extrémité, une trompe rudimentaire ; des ailes assez larges, en toit pendant le repos, figurant, d’après le sentiment des anciens auteurs, une sorte de chape.
Les représentants de la tribu des Pyralines qui atteignent les plus grandes dimensions appartiennent au genre Halias. Les papillons ont une trompe plus développée que les autres espèces du groupe et des ailes antérieures coupées obliquement à leur extrémité; ils se distinguent aussi par leur coloration d’un vert clair. L'Halias du Chêne, ou la Chape verte à bande de Geoffroy (Halias quercana), est la plus grande du genre. La chenille, d’un vert gris, roule les feuilles de Chène, etse transforme en chrysalide dans une coque de la forme d’un petit bateau renversé. Le papillon a sur ses ailes, d’un joli vert clair, deux raies blanches. Une autre espèce beaucoup plus petite, l'Halias verte (IT. viridana), vit également sur le Chène, dont elle roule les feuilles de façon à former des tuyaux assez réguliers, dans lesquels s'effectue sa métamorphose. Cette Tordeuse est si abondante en certaines années dans les bois et les forêts, que les Chênes ont parfois
presque tout leur feuillage détruit.
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Les Tordeuses proprement dites (Lortrix) forment un tr grand genre qui a été fort subdivisé par les auteur
èss modernes.
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