‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 58 sur 174 · MÉTAMORPHOSES DU LOPHYRE DU PIN · texte numérisé non relu

MÉTAMORPHOSES DU LOPHYRE DU PIN

(Lophyrus Pini).

de l'éclosion, les Lophyres sortent de leur loge en coupant régulièrement toute la partie supérieure de la coque, qui se détache alors comme un couverele.

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Les Lydas se distinguent très-aisément des Lophyres : leurs antennes sont grèles et en forme de soies; leur corps est déprimé, leur tête fort large. Les larves de ces Hyménoptères, souvent très-abondantes sur divers arbres de nos forêts, les Conifères particulièrement, et sur des arbres fruitiers, deviennent parfois assez nuisibles.

Comme certaines chenilles vivant en commun sur des tiges en nombre plus ou moins considérable, elles se protégent au moyen d'un réseau soyeux. M. Ratzeburg a donné d’intéressantes figures de ces Insectes. La Lyda des forêts (Lyda sylvatica) est l'une des plus répandues en France, La Lyda du Poirier (L. Piri) se montre quelquefois en abondance dans nos jardins.

Les représentants de la seconde tribu de la famille des Tenthrédides, les Céphines, ont le corps grêle. Sous leur forme de larves, ils vivent à l'intérieur des végétaux, .c’est la condition d'existence de plusieurs chenilles; nous devons rencontrer ici des modifications analogues, la décoloration, un moindre développement des appendices locomoteurs. Chez les Céphines, l’avortement des pattes membraneuses dépasse ce que nous avons vu chez les chenilles, il est presque total; l'animal, dans son ensemble, est plus vermiforme.

Les espèces du genre Cèphe ont un abdomen comprimé; Ja tarière des femelles à peine saillante, les antennes un peu renflées à l'extrémité et composées de vingt et un articles. Le type du genre, le Cèphe pygmée (Cephus Pygmaœus), petit Insecte de 9 millimètres de long, noir, avec une bordure. jaune au troisième, quatrième el septième anneau de l'abdomen, est très-nuisible aux Céréales.

A l’époque où les Blés approchent de leur maturité, si dans le champ où les épis encore verts et déjà lourds sont inclinés vers la terre, on découvre des épis blanchis s’élevant au-dessus des autres, on peut être assuré que les épis sont vides, que le chaume renferme une ou plusieurs larves de Cèphe pygmée.

En fendant la tige, on trouvera la petite larve blanche au

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milieu de la poudre provenant des résidus de la plante rongée et des déjections de l’Insecte. Ayant pris son entier accroisse— ment, la larve descend jusque auprès des racines, se file une coque et hiverne dans cette situation, où la faux des moissonneurs ne l’atteindra pas.

La famille des Smones est de beaucoup moindre importance que la précédente. Ses représentants, peu nombreux, ont le corps allongé, les mandibules courtes et épaisses, les antennes filiformes. Le genre principal est celui des Sirex. Les femelles de ces Insectes ont une tarière droite assez longue garnie de quelques dentelures. Les Sirex sont peu communs dans notre pays, mais on les trouve en abondance dans les forêts de Pins de l'Allemagne, de tout le nord de l'Europe et de l'Amérique septentrionale. Le Sirex géant (Sirex gigas) est un grand et bel Insecte : la femelle, noire et jaune, a plus de 3 centimètres de long, sans compter sa tarière, qui a la moitié de cette longueur. La larve vit dans l’intérieur des troncs de Pins, de Mélèzes, ete. Les Sirex, que certains auteurs appellent aussi du nom d'Urocères, ont causé, il y a quelques années, l’étonnement de beaucoup de personnes. Ces Hyménoptères avaient rongé du plomb. Ainsi, M. le maréchal Vaillant, un colonel russe, M. Motschulsky, le directeur du Musée de Vienne, M. Kollar, ont signalé le fait de balles de plomb de l’armée française trouées par des Sirex (Sirex juvencus) pendant la campagne de Crimée. Ces Insectes, très-certainement sortis des parois de caisses ou de caissons confectionnés avec des bois encore verts, s'étaient trouvés engagés au milieu des balles en cherchant une issue, et leurs puissantes mandibules leur avaient permis d’entailler le métal.

On rattache à la famille des Siricides, mais sans doute à tort, les Orysses, Hyménoptères rares, encore inconnus dans leurs transformations, remarquables par la tarière des femelles, mince et repliée sous l'abdomen. Le type (Oryssus coronalus) se rencontre quelquefois dans le midi de la France.

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