PO PT D
Éd de dd
Lt à tdi “ces 12. te us dt ds (hé ‘dc. LA AR mt e ss Le
famille ou d’un genre, les autres aux espèces d’une contrée. La faune de notre pays, même pour cette partie limitée, n’est pas achevée encore, mais un entomologiste de Lyon fait de vaillants efforts pour atteindre le but. Depuis vingt-cinq ans, M. Mulsant met au jour une suite de travaux destinés à faire connaître avec une rigoureuse exactitude les Coléoptères de la France.
Combien y a-t-il d'espèces de Coléoptères dans le monde entier? C’est ce que nous ne pouvons dire, ce que nous n'oserions même estimer d’une façon approximative; seulement il nous est permis d'en faire soupçonner le nombre prodigieux d’après le simple énoncé de ce fait : que si toutes les collections existantes pouvaient être réunies en une seule, on aurait sous les yeux un ensemble de plus de cent mille espèces.
En présence d’un tel chiffre, on pourrait croire à une difficulté presque insurmontable d'arriver à apprendre dans quels livres et par quels auteurs ont été nommés et décrits les Coléoptères de tous les groupes et de tous les pays. La difficulté se trouve en réalité fort amoindrie par les travaux bibliographiques. Un naturaliste plein d’érudition et doué d’un jugement sûr, M. le professeur Lacordaire, publie un ouvrage dans lequel, à la suite de la caractérisation de chaque genre, sont énumérées toutes les espèces connues, avec l'indication des livres où il en a été donné une description et une figure.
Ea voyant à quel degré les Coléoptères ont charmé une foule de personnes, on serait peut-être tenté de croire que ces Insectes présentent un intérêt exceptionnel. On se tromperait. Les Coléoptères n’ont guère d'industrie; ils ne possèdent que des instincts assez bornés. Dans leur histoire, on ne rencontre point, comme dans celle des Hyménoptères, de ces actes qui comptent au nombre des phénomènes les plus remarquables, les plus saisissants, les plus instructifs de la nature animée. Tout, dans la prédilection dont les Coléoptères sont l’objet, est dû à la beauté de beaucoup d’entre eux, à la solidité de leurs téguments, qui en
nd nf he en! bus 2: half CR SR So dd dt dt te DR , sn ss
rend la conservation facile, à la nature de leurs organes du vol, qui en rend la préparation fort simple.
Les Coléoptères ont une physionomie tellement particulière, qu'il n'est difficile à personne de distinguer un représentant quelconque de cet ordre de tous les autres Insectes. Les ailes fournissent leur caractère extérieur le plus important. Les ailes antérieures, toujours de consistance coriace, c’est-à-dire de la même consistance que les autres parties du corps, ne se croisent jamais l'une sur l’autre pendant le repos, et elles emboîtent plus ou moins exactement le corps; ce sont, comme l'indique le nom de Coléoptères lui-même (xocs, étui; nrepa, ailes), des étuis, que l'on désigne sous le nom d’élytres. Les ailes postérieures, presque toujours plus amples, sont membraneuses et parcourues par des nervures ramifiées. Les principales nervures offrant, vers le milieu, une division transversale, les ailes, ramenées sur le corps, se plient sans effort et viennent se loger sous les élytres. Les pièces buccales sont généralement fortes et, dans tous les cas, conformées pour la mastication.
Les Coléoptères ont des métamorphoses complètes: comme les Lépidoptères et les Hyménoptères, ils naissent sous la forme de larves, et ces larves se transforment en nymphes immobiles; ces dernières, analogues à celles des Hyménoptères, semblent être le moule exact des Insectes adultes.
La diversité est grande parmi les Coléoptères; elle est trèsnotable sous le rapport de la conformation générale, très-considérable sous le rapport du degré de perfection organique, trèsremarquable sous le rapport des conditions biologiques.
Dans beaucoup de types, les antennes filiformes, les pattes simples, c’est-à-dire sans dilatations, sans échancrures, sans épines, dénotent une infériorité relative. Chez certains types, les antennes, d’une structure moins uniforme, indiquent un degré d'organisation plus élevé. Chez quelques-uns, les antennes présentant une grande inégalité dans le développement de leurs
articles, les pattes offrant des pointes, des élargissements, des dentelures qui les convertissent plus ou moins en instruments de travail, attestent la plus haute perfection qui existe dans l'ordre des Coléoptères. Les différences les plus caractéristiques que l'on observe dans l’organisation interne de ces animaux coïncident avec ces différences frappantes de la conformation exté-— rieure. Là, où les appendices dénotent une grande supériorité relative, le système nerveux est très-centralisé; il l’est beaucoup moins chez les espèces dont les appendices sont plus simples.
Parmi les Coléoptères, le régime alimentaire est aussi varié qu'il est possible de l’imaginer; le tube digestif offre ainsi entre les types des différents groupes des modifications très-notables, en rapport avec la nature de l'alimentation. Les Coléoptères, cependant pour le grand nombre, sont phytophages. Aussi certaines espèces, venant à se multiplier à l'excès, causent souvent de graves préjudices à tous les genres de cultures aussi bien qu'aux arbres des forêts.
L'étude des premiers états des Coléoptères est d’un extrême intérêt. Dans les familles où se manifeste une grande diversité parmi les adultes, il existe une ressemblance frappante entre les larves. Dans certaines familles, les larves représentent un degré de développement très-peu avancé; elles sont dépourvues de pattes; leur aspect est celui de Vers. Dans d’autres familles, les larves, mieux partagées, ont des appendices locomoteurs, mais ces appendices sont faibles et ne permettent qu'une locomotion fort imparfaite. Ailleurs, les larves naissent dans un état qui les rapproche davantage des adultes; celles-ci sont plus ou moins agiles. Ailleurs, encore, les larves, au sortir de l'œuf, déjà remarquablement bien constituées, rappellent les allures, les attitudes des adultes. Néanmoins tous ces Insectes, plus ou moins bien organisés, doivent également achever leur évolution pendant une période d’immobilité, leur état de nymphes.
Des efforts persévérants ont été nécessaires pour conduire à
DE RS RS LT 1 ©, ‘à TEA
Miele nie Bo UE élire cn Th ee dut ‘in Mol eh, “à. à CS RS ts LEE
la connaissance des premiers états des Coléoptères. Beaucoup de larves sont difficiles à découvrir, surtout difficiles à nourrir en captivité. Les résultats aisément obtenus avec les Lépidoptères n’ont pu être atteints, ici, qu'avec infiniment plus de recherches et plus de patience. Il y a trente ans, on connaissait seulement quelques larves de Coléoptères; à partir de cette époque, plusieurs naturalistes, attachant à ce sujet toute l'importance qu'il mérite, se sont appliqués à diriger leurs observations de ce côté, et bientôt ils ont pu donner et descriptions et figures des larves d'une longue suite d'espèces : MM. Westwood, en Angleterre; Heer, en Suisse; Ratzeburg, Erichson, en Allemagne, ete. Nous avons apporté aussi notre contingent à cette étude, et en 1853 deux jeunes naturalistes de la Belgique : MM. Chapuis et Candèze, ont dressé le catalogue de toutes les larves connues. Depuis, il y a eu foule de nouvelles observations à ce sujet, de la part de MM. Goureau, Perris, Laboulbène, ete., et, aujourd’hui, le professeur Schiodte, de Copenhague, publie un magnifique ouvrage sur les Coléoptères, qui approche autant de la perfection qu'on peut espérer l’obtenir'. L'auteur donne des figures d'ensemble d’une rare précision, et des figures de tous les détails, où l’on reconnait l'étude la plus savante.
Les métamorphoses, les habitudes, les instincts des Coléoptères nous sont connus actuellement pour un nombre déjà considérable d'espèces de chaque groupe.
Les Coléoptères se répartissent dans vingt et quelques familles très-naturelles, très-bien caractérisées, mais il est impossible d'admettre des groupes d’un ordre plus élevé, réunissant plusieurs familles. Autrefois, on s'était cru assuré d’un caractère permettant de partager tous les Coléoptères en quatre divisions primaires; c'était le nombre des articles des tarses. Geoffroy, l'entomologiste du dernier siècle, fut l'inventeur de cette clas-
1 Une première partie a paru en 1862, une seconde en 1864, une troisième est sur le point d'être publiée.
ptit ne: Le On +-à ANR ad 14h
k70 LES MÉTAMORPHOSES DES INSECTES.
sification, longtemps fort goûtée, à cause de sa simplicité. Il y avait : les Coléoptères qui ont cinq articles à tous les tarses, les Pentamères; ceux qui ont cinq articles aux tarses antérieurs et intermédiaires, et quatre seulement aux tarses postérieurs, les Hétéromères ; ceux qui ont quatre articles à tous les tarses, les Tétramères ; ceux qui n’en ont pas plus de trois à tous les tarses, les Trèmères. C'était charmant, en vérité; il suffisait d’avoir compté, pour être en mesure de placer sûrement l’espèce à déterminer dans sa division. Mais, si l’on trouve d'ordinaire une remarquable fixité dans le nombre des articles des tarses chez tous les représentants de certains groupes, il existe néanmoins des familles où règne, sous ce rapport, une extrême diversité. Les observations précises s'étant beaucoup multi pliées, il a été constaté qu'une différence dans le nombre des articles des tarses se montrait souvent entre des espèces fort voisines, et ainsi, que la parité ou la diversité dans ce nombre ne coïncidait en aucune façon avec les affinités naturelles. C’est donc à l’ensemble des caractères qu'il faut recourir pour prendre une idée nette des formes typiques des Coléoptères.
La famille des Scararées est peut-être la plus intéressante en même temps qu’elle est l’une des plus nombreuses de l’ordre des Coléoptères. Les Scarabéides présentent de remarquables différences dans les habitudes; dans le régime, dans les conditions d'existence, dans les formes générales. Néanmoins ces Insectes, variés sous beaucoup de rapports, constituent un ensemble des plus naturels et des mieux caractérisés.
Des antennes courtes, insérées dans une cavité sous les bords latéraux de la tête, et terminées par une massue composée de plusieurs lamelles, fournissent le caractère frappant des Scarabéides. Aussi Duméril, qui ne se préoccupait point de la simplification de la nomenclature, avait-il appelé ces Coléoptères, les Lamellicornes. À ce caractère tout à fait prédominant, on doit ajouter que les tarses sont invariablement composés de cinq articles ; que le corps