‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 94 sur 174 · LC · texte numérisé non relu

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: est toujours plus ou moins lourd, épais, massif; que chez beaucoup de représentants de la famille, les pièces buccales, même les mandibules, demeurent membraneuses, soit en partie, soit en totalité. Cet affaiblissement des appendices de la bouche est expliqué par la nature du régime.

Les Scarabéides, en général, sont d'assez forte taille, et quelques-uns parmi eux atteignent les plus grandes dimensions connues parmi les Insectes. Les principaux types de cette famille ne sont absolument étrangers à personne : ce sont les Scarabées, les Hannetons, les CGétoines, les Bousiers. A l’état adulte, les Scarabéides offrent entre eux des différences très-notables dans les caractères extérieurs, dans les habitudes; à l’état de larves, ils se ressem-— blent au contraire d’une manière étonnante. Ce sont toujours de gros Vers blancs, ainsi que l’on appelle vulgairement les larves des Hannetons, dont le corps, épais, cylindrique, recourbé en arc, est revêtu en entier d’un tégument mince, blanchätre, garni de poils épars assez roides, servant à donner à l'animal une grande sensibilité et peut-être à favoriser sa marche. Ces larves ont une tête arrondie revêtue d’un tégument fauve ou brunâtre très-dur, des mandibules fortes, des antennes formées de quatre ou cinq articles.

Les larves des Scarabéides, étudiées pour la première fois en 1836 par un naturaliste hollandais, de Haan, ont été dans ces derniers temps l’objet d'assez nombreuses observations. Ces larves vivent toujours cachées, soit dans la terre, aux racines des plantes ou au milieu de détritus, soit dans les bois pourris Fuyant la lumière, elles sont décolorées et assez molles; demeurrant toujours dans l'ombre, elles n’ont pas d’yeux ; absorbant une quantité énorme d'aliments, leur canal digestif, et surtout leur intestin, est très-volumineux. Elles marchent avec une extrême difficulté, d'autant plus que la courbure de leur corps les oblige à se tenir sur le flanc. Dans leur premier âge, elles ont encore une certaine agilité, mais elles la perdent rapide-

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ment. Les larves des Scarabéides, arrivées au terme de leur croissance, après une vie plus ou moins longue suivant les types, s’emprisonnent, pour subir leur transformation en nymphes, dans une coque arrondie ou ovalaire. Elles emploient, selon les sta tions qu'elles habitent, des grains de terre, des parcelles de bois, des détritus, en les agglutinant avec leur salive.

Les principaux types de la famille des Scarabéides sont autant de tribus : les Cétoniines, les Glaphyrines, les Mélolonthines, les Scarabéines, les Géotrupines, les Coprines et les Passalines.

Les Cétoniines sont de beaux Insectes, qui aiment le miel des fleurs et que l'on distingue des autres Scarabéides à leurs pièces buccales membraneuses, à leurs antennes composées de dix articles, dont les trois derniers forment la massue, aux crochets de leurs tarses simples ef égaux.

Une distinction reste à faire, il y a deux groupes parmi les Cétoniines : chez l’un (Cétoniites), une pièce du mésothorax, dite axillaire, reste toujours visible entre les élytres et la base du prothorax; chez l’autre (Trichiites), cette pièce demeure cachée sous les élytres comme dans tous les autres Coléoptères.

Les Cétoines proprement dites (Cetoma) ont le front droit, sans aucune saillie. Le type est l’un des Insectes les plus commuus de l'Europe entière et l’un des plus connus de tout le monde. Pendant l'été, et surtout pendant les mois de mai et de juin, on voit en abondance, dans les jardins, la Cétoine dorée (Cetonia aurata), beau Coléoptère d'un vert doré, avec de petites lignes blanches irrégulières traversant les élytres. Quand la Cétoine vole au soleil, tout son corps prend un superbe éclat métallique et des reflets chatoyants. Elle ne vole pas comme le Hanneton, comme la plupart des autres Coléoptères, en écartant les élytres en même temps que les ailes ; pour étendre ses ailes, la Géloine soulève seulement un peu ses élytres, sans jamais les écarter.

Ce beau Coléoptère aime les plus belles fleurs : il s'enfonce

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dans le cœur des Roses, des Pivoines; il se pose sur les Chèvrefeuilles, etc., et il en ronge les pétales, il en suce le miel. Les

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