DE LA DEUXIÈME ÉDITION ANGLAISE
Dans la première édition, je parlais d'une façon brève, sinon par manière d'acquit, des expériences mentales qui précèdent l'apparition de la Raison, désireux que j'étais d'aborder sans tarder mon sujet principal. Dans cette seconde édition, je parle plus amplement des phénomènes du Sentiment, et, eu égard à ceux-ci, j'ai été amené à modifier mes vues relativement à la source de la conscience de l'Etre. Cela modifie mon langage dans plusieurs chapitres et a rendu nécessaire une révision de l'exposé des catégories.
Je n'ai pas besoin d'indiquer spécialement ici les améliorations qui ont été apportées et les additions qui ont été faites : elles parleront d'ellesmêmes. La thèse générale du livre demeure ce qu'elle était, mais l'exposition est plus abondante et largement refondue. Pour ce qui est de la thèse générale elle-même, je voudrais ajouter seulement, enîempruntant les paroles du Profes-
VI Préface.
seur Seth ^ : « Tout ce que Ton peut demander à la philosophie, c'est de présenter, à l'aide de l'analyse la plus complète, une synthèse raisonnable du monde tel que nous le trouvons. »
. Dans son admirable Study of Religion, le D"" Mar- TINEAU critique quelques unes de mes thèses. Je ne lui ai pas formellement répondu : mais me conformant à l'avis exprimé par le Professeur Flint dans Mind, j'ai, en considération des objections du D^ Martineau, écrit d'une manière un peu moins concise que dans la première édition.