PRÉFACE
dire un mot de moi. Je'crus donc devoir insérer, en 1802, une espèce ide réclamation bien modérée dans la seconde édition de mon ‘Arithmétique d'Emile, en disant: 4 /@ suite de cette arithmétique vient naturellement se placer lntroduction à l'Algèbre, que j'ai publiée en 1799.—J’avais proposé dans cet écrit d'appeler quantités directes les quantités positives ‘et quantités inverses lesquartités riégatives. Decélèbre Cinvor emplote ces mérnes dénominations dans son traité De ‘là corrélation ‘des figures de géométrie, ouvrage extrémemént intéressant, qui‘a paru en 1801. Mais il y distingué les véritables quantités, qui sont absolues , directes, ouinverses, des valeurs ou formules algébriques, qu'il continué de nommer positives, négatives. — La satisfaction que m'a procurée cètte espèce d'accord entre les idées du ciloyen Curnot et les rmiennes, & ëlé
d'autant plus grande que j'ai plus ad-
PRÉFACE, li) miré ses talens et l'intérét qu'il sait répandre sur tout .ce. qu'il écrit, et. que son amabilité matouché davantage quand j'ai eu le plaisir de le voir: à.,son passage à Lausanne.
Enfin, dans la même année 1802, parut la Géométrie de position ,. du savant auteur cité, où l’on trouve cette phrase (page xx). Le citoyen. de Velay professeur de mathématiques à Lausanne, dans son Introduction à l’algébre, publiée en 1799, s'était déjà servi des dénominations de quantités directes etinverses. Je l’isnorais lorsque je m'arrétai à ces mémes dénominations dans mon traité de la corrélation des figures.
Ceite rencontre singulière, dont je suis flatté, prouve que ces expressions se présentent comme d'elles-mémes dans la question dont il s'agit. Au surplus la théorie du citoyen de Velay et la mienne wont absolument rien de commun que ses dénominations, qui même ne sont
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pas tout-à-fait prises dans la méme acception par lui et par moi.
Du reste, ceux qui ne seront pas mécontens de ma théorie, qui voudront la connaître mieux encore, et la comparer à celle de Carnot, pour voir si elle en diffère autant qu'il l’assure, ceux-là, dis-je, feront bien de lire, dans /'Alsebre d'Emile, le Chapitre intitulé: Naissance des quantités directes et des quantités inverses, et les six premières pages des opérations sur les quantités simples et monogrammes. Us feront bien de lire ensuite, dans mon 4pplication de l’Algebre à lu Géométrie, le Chapitre III de la première partie, et la Digression sur le sens du signe — dans quelques formules, digression qui termine le Chapitre IX de la seconde partie.