‹ Métaphysique des quantités positives et négatives, ou Introduction à l’algèbre;Chapitre 1 sur 10 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

C’est cet ouvrage que j’avais publié en 1799 sous le titre suivant: Introduction à r algèbre , contenant entr autres une Arithmétique des quantités directes ou positives et des quantités inverses ou négatives. J'en remis un exem^plaire à Carnot lorsqu’il passait à Lausanne avec le premier consul Bonaparte, en 1800, pour aller à Marengo par le St. Bernard; il en lut le titre et me dit: voilà qui doit être bien intéressant ; c'est plus difficile que les principes du calcid différentiel ; je vais irHoccuper de cela dans ma chaise de poste; il paraît que nous aimons tous deux la métaphysique de la science.

A peu près un an après, en 1801 , parut l’ouvrage de Carnot intitulé: De la corrélation des figures de géométrie ; dans lequel il adoptait les expressions de quantités directes et inverses, sans

ij PRÉFACE.

dire un mot de moi. Je crus donc devoir insérer-, en i 8 o 2 , une espece de réclamation bien modérée dans la seconde édition de mon Arithmétique d’Emile, en disant : A la suite de cette arithmétique vient naturellement se pla^ cer rintroduction à l’Algèbre, que j'ai publiée en 1799. — J'avais proposé dans cet écrit d'appeler quantités directes les quantités positives ^ et quantités inverses les quantités négatives. Le célèbre C 4 bnot emploie ces mêmes dénominations dans son traité De la conélation des figui es de géométrie, -OMPmge extrêmement in- ' téressant , qui a paru en 1801. Mais il y distingue les véritables quantités, qui sont absolues , directes, ou inverses, des valeurs ou formules algébriques, qu'il continue de nommer positives, négatives La satisfaction que m'a procurée

cette espèce d'accord entre les idées du citoyen Carnot et les miennes , a été doutant. plus grande que j’ai plus ad-

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