CHAPITRE III
DES FONCTIONS QUI EXPRIMENT LES CAUSES FORMELLES ET LES FORCES EXISTANTES
ReLATIO.X entre LACTE, LA FORCE ACTIVE ET LA FORCE
d'lnertie. —Conséquences physiques de toutes sortes
Nous rappelerons crabord la fonction atomique simple ao=!^o"5 qui exige deux monades {Aq; en soi-même chaque monade [x de cette dyade voit l'autre tel qu'un atome
isolé, et, quoique a = ^ ne fasse pas seul la fonction
naturelle, il n'est pas moins l'indivisible, l'élément
physique prématériel ; sa valeur est a =: ^. et à titre
d'idée vivante elle est :
d'oùTidentilication :
L'énergie simple d'une masse ayant pour expression
sa puissance vive --^j pour l'atome a, unité absolue de masse inerte (si la masse relative à la mesure estw=:- J?
on aura :
tj.*y imy
Kwr)2
Cette énergit^ étant le coefficient mécanicjue de la monade, est comme fixe pour chaque monade tant qu'elle demeure du même ordre et de la même valeur-existence. Ce qui fait le transport dr l'énergie, c'est le transport des monades ; ce qui fait varier l'énergie totale dans réchange, c'est le changement dP dirortinns et de sens des monades, les unes par rapport aux autres, c'est la composition et la concentration des énergies élémentaires qu'elles sont, énergies qui tournent, se diffusent et se concentrent avec les vitesses. Une monade [Iq possède sa vitesse de translation inhérente, Vq, et une énergie
quantitative^- si l'on ne se borne pas à considérer la
vitesse selon une direction unique; la qualité de cette énergie quantitative dépendra de l'orientation relative de cette monade et de la fréquence de ses changements d'orientation, laquelle fréquence e»t encore en raison de la valeur de la monade.
Lorsque deux atome« nn dpnx monades s'approcheront l'un de l'autre atin de ne pas limiter leur moi, et par la nécessité de continuer, ils dévieront leurs
ESSAI SUR LES FONCïlOISS MÉTAPHYSIQUES
vitesses. Si une monade plus puissante, ;i.'o, s'oppose à une moins puissante, [jl^", par sa iapidit<' plus grande, soil de translation, soit de rotation, elle la préviendra, et elle l'inclinera plus qu'une monade semblable à elle, [j-o, et ainsi elle lempoiteia dans l'action. Au fond, il n'y a point de choc matériel de monades, ni même d'unités pures; c'est pour cela ((ue le choc n'altère pas les vitesses inhérentes des atomes, inqualitiées en direction et en sens.
A présent, si nous cherchons à exprimer objectivement par une fonction algébriijue la relation entre la
cause, qui estracte,etentre l'action externe, ce qui revient à dire la relation entre la force active et la force inerte, nous tendrons nécessairement vers la mécanique et vers la cinématique.
En dynamique psychique, l'idée active, l'acte, est la force; le sujet s, multiplié par un pouvoir d'orientation
-• a pourcoefiicientl objet; l'acte a,- =(î X- est la force active, F,, que le sujet tire de lui-même. On peut poser :
Comme ^ équivaut à ^^^^.
Ktnv
c'est une force évidemment centripète ; car dans l'acte le sujet absorbe l'objet.
Or, l'expression d'une force d'inertie centrifuge, F^, n'est autre que :
mil
m, masse d'un corps ; v\ vitesse d'un corps; r, rayon de rotation d'un corps.
Fc et F,, sont des f< »rcesde même forme, dont les termes se cuiru5pondeot,et la force active quVst la |u-emière est (q)posable à la force inerte qu est la seconde (force, à vrai dire, supposée inerte, parce qu'elle vient du
dehors).
Pour que l'équilibre physique et dynamique ait lieu entre l'être, auteur de l'acte, et entre la chose ou le milieu résistant, il sutlit qu on ait :
F. + ¥a = 0, Vs = - F.. ;
il suilit que la force métapliysiiiue soit égale et opposée à la force physique d'inertie; remidacant ces forces par leurs valeurs, on a :
uu, k m V ^