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tUifBtt.
Février. .
Mars . .
Avril . .
Mai. . .
Juillet , .
Août. . .
Septembre.
Octobre. ,
Décembre .
On peut voir par ce tableau que, dans les cas où l’élec- Iromèlre a atteint le point 72°, 5 de son échelle ', point que
^ Ce point n*est pas le même pour tous les êlectromètres, il dépend de la force de rai([uille aimantée et de différentes autres causes qui concourent à la sensibilité de rinstrunicnt
nous regardons comme à peu près le plus élevé qu’il puisse atteindre dans son état normal, le signe de l'électricité est plutôt positif en hiver et négatif en été.
En effet, pondant les trois mois d hiver, lélectricité extrême a été 73 fois positive sur ‘.M , dans le cours de 1 7 années et pour (les jours sans pluie et sans neige; elle a été IG fois seulement positive sur 42 jours, pour un ciel avec pluie ou neige. Il n’en est pas de môme de l électricité négative; on l'observe plus spécialement pendant les jours chauds et particulièrement vers les équinoxes. Cette marche semble assez bien marquée ; il sera nécessaire cependant d'avoir un plus grand nombre de valeurs pour bien se prononcer sur ce point. Nous ne connaissons pas de pays qui ait spécialement dirigé son attention vers cette propriété importante , elle est digne cependant de ü.xer l'attention de l'observateur. C’est bien à tort, en effet, qiion a paru dédaigner une des théories les plus intéressantes de la météorologie. On commence aujourd hui à s’occuper avec soin des propriétés électriques, mais il faudra du temps pour pouvoir se prononcer av(?c évidence.
Le nombre de jours de tonnerre semble être en rapport avec celui des jours de température plus ou moins élevée ; on compte le plus d orages pendant l été; et la \ aleur diminue en se rapprochant de I hiver; cette valeur est môme assez marquée, car on a compté 274 jours de tonnerre pendant les mois dété, et 16 seulement pendant les trois mois d'hiver ; le printemps et l aiitomne en ont produit respectivement 97 et GG Le nombre inférieur |)Our rautoinne, et plus sjiécialemeni pour son commencement, semble tenir à une cause yiarliculière qui agit sur cette époque dans les différents éléments qui lui appartiennent.
11 est assez curieux du reste que les jours de tonnerre s’accordent mieux avec les jours de température élevée, qu’avec
CflAlMTRE ni. I)E l’électricité.
ceux qui appartiennent à la marche périodique de l'année ; et que l’effet maximum, dont on peut le mieux juger, se présente des deux parts au mois de juillet , et non au mois de juin qui renferme le solstice d’été.
Bien que les orages éclatent plus souvent pendant cette dernière saison, leurseffots destructifs ne sont généralement pas aussi prononcés qu’en hiver. Pendant le froid on a eu l’occasion de remarquer différents orages qui ont produit les ravages les plus destructifs ; nous aurons occasion d’en parler plus loin.
Les jours de tonnerre et les indications de quelques autres phénomènes célestes ont été donnés avec moins de régularité pendant les premières années de l’Observatoire , quand on s’occupait encore de la construction des bâtiments, et que les aides étaient en nombre insuffisant pour constater tous les phénomènes. Par ce motif, nous croyons ne pas devoir faire entrer dans nos calculs les résultats des cinq premières années' : pour les vingt -cinq autres, l’année moyenne a donné 16 à 17 jours do tonnerre. Le plus grand nombre d orages s’est présenté dans ces derniers temps ; il était de 20 à 23 par an ; c’est ce que l'on a remarqué aussi pendant l’ancienne académie do Bruxelles; c’est-à-dire il y a environ quatre-vingts ans. Il paraît exister un retour périodique pour les phénomènes, qui n’est pas encore suffisamment bien constaté : il semble appartenir à des causes électriques dont à peine on a commencé l’étude, et qui promettent cependant les plus heureux résultats.
* Malheureuiicnicrit, comme on pourra le voir dans le livre suivant, aucune observation ne se faisait à cette époque en Ueljjique, pour suppléer aux lacunes que pouvait présenter notre ul)servntoire sur le nombres des oragi*s. Nous avons lieu de croire cependant que le nombre indiqué par nos documents était trop faible : il ne devint régulier que quand les instruments astronomiques eurent été placés en 4857, et que les observations purent être faites avec toute la régU' larité désirable.
MÉTÉOBOLOGIR. LIVEE II.
Jo'irs de tonnerre à Bruxelles, par année et par mois.
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CUAPITBE 111. DE L’éLECTIUCITÉ.
L’électricité qui a été observée pendant les orages, en manifestant sa présence par des éclairs et des roulements de tonnerre, est à peu près la même que celle manifestée par les instruments pendant les pluies, mais sans produire les mouvements apparents de la foudre; seulement, dans ce dernier cas, l'électricité négative semble prédominer assez fortement sur l’électricité positive, particulièrement pendant les mois de printemps et d’automne.
Par la dernière colonne, page 217, qui renferme en générai tous les cas où, pendant seize ans, on a observé l’électricité négative à l’heure de midi, on reconnaît facilement que ces cas se sont présentés plus particulièrement vers le milieu de l’année et surtout après les équino.ves.
La sérénité de l’air produit une grande influence sur les valeurs de l'électricité; les maxima et les minima absolus de chaque mois en dépendent; la moyenne de ces termes reproduit la valeur annuelle, bien que d’une manière moins prononcée. Voici les résultats que nous avons donnés pour les quatre premières années, de 1845 à 1848 inclusivement ', au moyen de l’électromètre de Peltier. J’ai préféré aux nombres directement donnés par l’électromètre ceux qui les représentent en unités de la balance de torsion, afin d’avoir des valeurs immédiatement comparables. (Voy. page suivante.)
La différence entre le maximum et le minimum (donnée par les mois de janvier et de juin) est beaucoup plus sensible par les temps sereins que par les temps couverts. Ces nombres, dans les temps couverts, sont 268 et 36, qui donnent le rapport 7 à 1 environ ; tandis que, dans les temps sereins, le maximum de janvier est 1133, et le minimum de juillet est 35 seulement : ce qui donne le rapport de 32
1 Son LE cLiMàT DE LA BELGIQUE, tomc l,cbap. 111 , pa^c 15, f^anations ann, de rélectricite, 1849, in-4*’.
à 1 , valeur considérable en comparaison du rapport précédent. V.
L’électricité de l’air est donc plus forte par un ciel serein que par un ciel couvert, excepté pendant les mois d'été : la force alors est à peu près la même des deux côtés, quel que soit l'état du ciel. Au milieu de l’hiver, elle est comme 1 1 33 est à 268, ou quatre fois aussi forte que par un ciel couvert : cette différence devient nulle en se rapprochant du mois de juin, comme on peut le voir par la table suivante, ipii tend à montrer les valeurs respectives de l’électricité dans ses rapports avec les mois de l'année.
Électncité de l'air dans ses rapports avec l'élat du ciel.
VIGKIS D'tLICTIIClrt.
lUPPORT
in
nombres.
KOiBies riopoiTioams.
Ciel couvert.
Ciel serein.
Ciel couvert
ciel serein.
Jamicr. . . .
Février , « . .
Mar»
Avril
Mai
Juin
Août
Septembre .
Octobre. . , .
Novembre . .
Décembre; . .
Motck»b.. . .
Pendant les brouillards, on trouve la même intensité électrique que pendant les neiges et les fortes pluies ; celte