CIIAPITIŒ III. DE L ÉLECTRICITÉ
valeur élevée correspond aux niaxima observés pendant 1 hiver. 11 ne semble pas du reste quelle subisse rinfluencc des saisons.
Pendant une pluie tranquille, les valeurs s’écartent peu des moyennes obtenues pendant le cours de l’année. De fortes électricités, soit positives soit néj^atives, ne sont généralement observées (jue par de fortes chutes de pluies ou pendant les orages.
Les indications de l'électromètre et celles du baronuMrc sont généralement assez concordantes, dans l'état normal de l'électricité et en faisant abstraction des anomalies. Les deux instruments dépassent généralement ensemble leur hauteur moyenne, et retombent ensemble au-dessous de ce point. Pour faire cette étude, je my suis pris de la manière suivante. J ai formé, pour chaque mois, comme je l’ai fait voir précédemment, deux groupes de mes observations électrUpies : l'un contenant les observations qui surpassaient l’indication moyenne du mois; l’autre contenant les observations (]ui tombaient au contraire au-dessous de cette moyenne. J'ai pris ensuite les hauteurs barométriques (voyez le tableau suivant) qui correspondaient à chacune de ces observations électriques, et qui se sont aussi trouvées partagées naturellement de cette manière en deux groupes. J'avais ainsi, pour chaque mois, une moyenne barométrique correspondant aux jours où 1 électricité s'était manifestée avec le plus d'intensité ; et une seconde moyenne, pour les jours où l’on avait constaté le moins d'électricité Dans ce calcul je n’ai pas fait entrer les observations pour lesquelles l’électricité était négative; ces observations ont été considérées à part. Cela posé, voici les résultats auxquels je suis iwrvenu (les observations de 1845 à 1848 se trouvent dans les .Axn.ues de l’Observ.vtoire, tome VII, de ta pression atmosphérique, page 27).
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Novembre .
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Ce tableau donne lieu à quelques conclusions intéressantes ; nous signalerons les plus importantes.
On voit d’abord que le baromètre est plus haut quand l'éleclricilé de l’air dépasse, de son côté, la moyenne mensuelle ; le contraire a lieu, d’une autre part, quand l’électricité est inférieure à celte moyenne.
On peut dire que la marche respective des deux instruments est à peu près uniforme, et qu'elle s’abaisse et s'élève aussi en même temps ; c’est ce qu’indiquent fort bien les colonnes 4 et 7.
La différence des élévations barométriques suit, de mois en mois, une marche analogue à celle des rapports qui existent entre les degrés d’électricité par un ciel serein et un ciel couvert. Le mois de juillet présente, des deux côtés, la
CIIAPIT&E III. DE l'électricité.
même marche : on remarque en effet une différence que l'on peut dire nulle, pour le baromètre comme pour 1 electromètre, que le ciel soit peu ou très couvert. Cependant, aux mois de mars et d’octobre, on remarque dans les différences barométriques deux maxima que n'accusent point les intensités électriques, et qui paraissent dus à d’autres causes. On les retrouve aussi, pour les mêmes mois, dans les avant-dernières colonnes du tableau, relatives aux intensités des vents. Il paraîtrait as.sez probable que les maxima et les minima naissent, des deux côtés, sous les mômes influences.
Dans les recherches précédentes, je n’ai point ou égard aux circonstances où l’électricité de l'air était négative. Ces circonstances s’étaient reproduites 23 fois (1 845 à 1 848); j’ai voulu savoir quel était alors l’état du baromètre ; hormis deux fois seulement, il s’est trouvé toujours plus bas que la moyenne générale, donnée par l'ensemble des observations barométriques de Bruxelles. La moyenne des 23 observations, faites pendant que l'air était électrisé négativement, a donné 751 “",19, valeur qui diffère considérablement de celle 755"“, 97, déduite des dix-sept dernières années.
De tout ce qui précède, il est donc permis de conclure qu’en dehors des autres causes influant sur la pression atmosphérique, le baromètre se tient généralement d’autant plus haut que l’air est plus électrisé positivement ; la différence est surtout sensible pendant les mois froids; et elle diminue en été ; elle change même de signe pendant le mois le plus chaud. Quand l’électricité de l’air est négative, le Ijaromètrc , toutes choses égales , atteint son état le plus bas.
Plus tard, il nous a été possible de reconnaître que les résultats déduits des quatre premières années d'observation s’écartent peu de la moyenne générale, car les nombres déduits pendant les années suivantes ont changé faiblement
les moyennes. Pour qu’on puisse en juger plus facilenienl, nous reproduisons ici, pour les sept années de 1 845 à 1 851 , les résultats des calculs, avec ijuelques nouveaux renseignements que nous avons cru devoir y ajouter'.
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