‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 109 sur 211 · Vi’m’rnMm id. ; id. . . — Ciel couvert · texte numérisé non relu

Vi’m’rnMm id. ; id. . . — Ciel couvert

5. Maximum d'humidité ; beaucoup d'électricité. Un peu de brouillard, l. id. ; id. . — Ciel serein.

MOI* C'P.it'IMI KT MOIII TBMPKBKII.

1. jlfoximiirn d'électricité; peu d’humidité. — Temps sec; nuag^es.

Minimum id. ; id. . — Temps sec ; ciel serein.

5. .Vaximum d'humidité; peu d'électricité. — Temps humides et couverts.

4, Minimum id. ; id. . — Temps très secs; ciel serein.

On peut donc , en consultant l'aspect du ciel et l'hygromètre, en déduire, avec une probabilité très grande, l'état de l'électricité de l'air. Ces trois éléments météorologiques sont si étroitement liés ensemble, qu'il suffit, en quelque sorte, d'en connaître deux, pour en déduire le troisième. Ainsi,

> Son iB Clixat »b lA BELcifcE, 5* partie, des Pluies, etc., page 83. J’ai cru devoir conserver le texte, avec les notes, tel qu'il se trouve dans mon mémoire imprimé en 1832.

2ii ifliTiOltOtOGIE. LITRE n.

par un ciel serein et un temps sec, on est à peu près certain de trouver une électricité très intense, si l’on observe en hiver, et très faible, si l’on fait l’observation en été.

Un temps humide, avec un ciel couvert, donne généralement l indice, en hiver, que l’électricité tombe au-dessous do la moyenne; elle s’élève, au contraire, au-dessus de la moyenne, si l'humidité provient d’un peu de brouillard. Je dis avec intention un peu de brouillard, parce que, s’il y en avait beaucoup, il né serait plus probable mais certain que l'électricité serait peu éloignée de son maximum.

Examinons maintenant , d’une manière plus générale, le rôle que joue l'éleclricilé pendant ces sortes de phénomènes. En 1 849, j’avais fait remarquer que l'électricité négative ne s'observe en général qu’avant, pendant ou après la pluie : voici quels étaient mes résultats à cet égard fondés sur sept années d’expérience. « L'électricité a été observée négativement six fois pendant la pluie, neuf fois avant la pluie, cinq fois après la pluie , deux fois pendant des pluies qui tombaient à des distances éloignées, une fois sans cause apparente'. » Plus tard, en parlant des pluies, je fus plus explicite : « I.a présence de l’électricité négative, disais-je, est un phénomène qui semble appartenir à peu près exclusivement à la chute de l'eau dans l’atmosphère, et plus particulièrement à la chute de l’eau sous forme de pluie ou de grêle *. » Sans chercher à expliquer ces faits, j’en citerai quelques nouveaux, observés avec toute l’attentioq dont je suis capable. Je n'avais, dans mon travail sur les plaies, donné qu’un seul exemple de la marche de l’électricité pendant un orage^; l’intérêt que ce sujet a paru présenter me porte à en donner quelques nouveaux détails.

< Svii LE Cii»T DE LL Belsiqdb , 3° partie. Je P ÉUcIrioile' de Pair, page 20.

* ItiD., 5* partie, de$ Pluiet, page Ci.

^ IiiD , page 65.

COAPITHS ni. DE L'iLBCTBICnB.

En général, et ce fait a été également remarqué depuis, par M. Palmieri de Naples quand un nuage orageux approche, l'électromètre commence à manifester de l’électricité négative, et ses indications vont en croissant jusqu'à

* M« Palmieri a fort bien décrit, du moins au point de vue de rélectricité statique, les principales circonstances qui accompagnent les pluies d*ora(^e, dans sa notice Elettriciià atmotferica^ continuazione de^U itudi meteoroloÿici faiti sut reale Osservatorio Vesuviano; broch. iii-4**; i854. Seulement, ce savant ne va>t-il pas trop loin, en niant absolument l’existence de nuages chargés d’électricité négative et en limitant la durée de l’époque où l’on observe de l’électricité positive à celle où il tombe de la pluie? J’ai observé bien des fois la chute de la pluie pendant que rélcctromètre accusait de l’électricité négative ; j’en cite ici quelques exemples, et, |)endant l’impression de ce mémoire, j’cii ai observé de nouveaux. Eu résumé, dit ce savant, Vove code ta |)toyyia, ii dtve avéré elettrieità poiitiva eon un’ aimoefera o tona più o mena ampia intomo^ in eux si ha elettrieità negativa. Per la quai cosa, se îapioggia comincia a cadere sul luogo delle osserwazioni, ed tri /îmice, ri accadrà di ossertare solo elettrieità positiva : se code ad uno certa distama stnsa giungere sino a rot, avreie soit elettrieità neya^tra.

En citant cette loi, M. Palmieri fait obserx'er que je l’avais pressentie de mon côté, sans l’avoir positivement énoncée, et il ajoute : // ÇueteUt^ eKè uno t/e’ ptù esperti ossertatori in qxtesto yenerc, poeo ha fnaneaio the non eogliesse anehe egli la Ugge di sopra tsposia ; peroeehè avea notato corne, rsiiDAXT la atxs nne, SELON l’instant OD l'oN OBSiaVE, ON PEUT ATOIR DE L*tlECTIt€ITÉ SOIT POSITIVE, SOIT NtCATiVB. Se areise avuto il conduttore mo6i7e, egli Pavrebbe ehioramente veduta prima di me. Mon silence ne provient pas du manque d'observations exactes. La description détaillée que j’ai donnée de l’orage du juin 1852, et celles que l’on trouve ici prouveront que rélcctromètre de Peltier pourvoit très bien aux moyens, non-seulement de reconnaître l’électririté et les modiGcatioos qu’elle subit, mais encore de la mesurer» J’avais reconnu les eflets des approches des orages et de leur éloignement ; je les ai suffisamment indiqués \ j'ajouterai même une série de faits qui semblent ne pas avoir Hxé l'attention du savant napolitain. Ce qui mérite surtout d’étre observé jicndaiit les orages, ce ne sont pas seulement les indications de l’électromètre, mais encore celles du galvanomètre et les inversions brusques qui se manifestent dans les courants électriques ascendants et descendants au plus fort du phénomène ; c’est surtout sur ce point que j’avais insisté dans ma description de l’orage du 14 juin 1852; car, je le répète, pendant les plus fortes tensions électriques, le galvanomètre peut rester en repos et n'accuser aucun courant, tandis que, pendant le passage d'un courant continu, réleclromèlrc peut, à son tour, rester à peu près muet en accusant une tension électrique positive, négative ou nulle. — Sua le cliiat iib la Beloique, p. 48.

HiTÉOROLOCre. LITRE tt.

un degré presque toujours fort élevé; quand la pluie ou la grêle commence à tomber, I électricité change généralement de signe et devient positive; j'ajouterai qu'on voit en même temps le galvanomètre accuser des inversions dans le sens des courants électriques. Puis, quand la pluie cesse, l'électricité redevient négative en diminuant progressivement pour repasser à l'état positif. En voici de nouveaux e.xemples.

Le 1 1 mars 1845, à miili et quart, après une grêle assez forte, 1 électromètre marquait 73°; puis, interrogé, il indiqua successivement — 60°, — 40°, — 28°, 0, -) 18°.

Le 24 avril 1845, l'électromèlre fut observé pendant toute la journée: une pluie orageuse se manifesta vers le soir; voici les principales indications qui furent recueillies.

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