CHAPITRE I. DE LA CHAIECR
SOUS l'action du soleil également mais à 3 pieds au-dessus de la surface de la terre seulement, marquait 16“0, d’après dix années d'observation ; il dépassait donc d’environ 6 degrés le thermomètre placé à l’ombre. La radiation directe du soleil produisait ainsi, sur le thermomètre placé à trois pieds au dessus de la terre, une action double de celle produite sur le thermomètre placé au sommet de l’Observatoire.
Les minima diurnes de température sur le sommet de la tourelle orientale, au point le plus élevé du bâtiment, ont donné pour moyenne 3°8, tandis que la moyenne des minima diurnes du thermomètre, dans la partie inférieure du bâtiment et au nord, donnait Cü?.
Quant au thermomètre libre qui, sur le devant de la terrasse et sous l’inlluence directe du soleil, a donné la moyenne de “1 6“0 , il dépassait de 1 “0 exactement la moyenne du thermomètre à boule blanche, et il était, au contraire, inférieur de 0°4 et de 0“o aux deux thennomètres bleu et noir placés dans son voisinage. Ces valeurs sont des moyennes, mais l’on conçoit facilement que les différences étaient plus ou moins grandes, selon que les instruments étaient plus ou moins échauffés par la chaleur rayonnante du soleil.
Les deux thermomètres placés ù la surface du sol, l’un au nord et l’autre au sud de l’Observatoire, donnaient également des différences notables : les valeurs moyennes du côté du nord ont été de f)°9 et du côté du midi de f 3"4. La différence était moins sensible pendant les jours d hiver et surtout pendant les jours couverts; tandis que le maximum d action se faisait remanjucr en été, comme on le conçoit sans jieino ; les moyennes de juillet et d’août, prises à la surface de la terre, étaient au nord de I7°0 à 1'/"3; et au sud, elles étaient de 22“8 à 23‘’4. La marche de ces thermomètres jieut varier notablement à cause de I humidité que
MÉTKOHOUKilli. LIY&£ I.
prend le sol, et de l'état plus ou moins découvert du ciel vers le midi.
Nous avons reconnu jusqu'ici que les moyennes des températures n’avaient pas une valeur fixe, mais quelles oscillent dans des limites plus ou moins larges :
Il en sera de même, si, au lieu de comparer entre elles les températures des années, on compare celles des mois. La température la plus élevée du mois de Juillet, par exemple, a été 21 “8, et la plus basse : la différence, en conséquence , est La température moyenne de juillet, qui est de 18°28, a, pendant les trente années de 1 833 à 1 8G2 , constamment oscillé entre ces deux limites, à une distance qui est à peu près double de S'O, que nous trouvons pour l'année entière.
On pourrait être porté à croire que la plus forte excursion pour les valeurs extrêmes du mois de juillet, qui viennent dêtre indiquées, est purement accidentelle. Afin de s'éclairer, qu’on prenne la même excursion pour chacun des mois de l'année, on trouvera :
Diffère oces
Diffère DCês
Mois.
«les temporaiares
Mois.
dOH températures
extrêmes.
oxtrèmoB.
Janvier.
Juillet . .
Février.
Août. . .
Mars
Septembre .
Octobre . .
Mai. .
Novembre .
Juin
Décembre .
Comme nous l’avons déjà reconnu précédemment, on peut voir, d’une manière plus positive , que la variation des températures, pendant la durée d’une année, est alternativement croissante et décroissante : elle a sa valeur maximum en janvier; puis elle diminue successivement jusqu’en octobre , pour croître encore assez rapidement jusqu’en janvier.
CIIAIMTRE I. Uü LA UIALEl'K.
Sans présenter une régularité parfaite, les plus grandes oscillations dos températures en conséquence ont lieu en janvier, et elles diminuent en se rapprochant des mois de septembre et d'octobre , qui donnent des différences à peu près trois fois moindres que celles de janvier. Les six mois du printemps et de l’été, c’est-à-dire, les six mois pendant les<piols le soleil se trouve au-dessus de l'équateur dans nos climats, donnent une variation de températures mensuelles à |>eu près constante et qui est de o à 6 degrés centigrades. Les mois de septembre et d’octobre que nous avons déjà reconnus comme exceptionnels dans nos climats, donnent une variation |)lus faible encore, et qui ne s’élève guère au-dessus de i". Quant aux autres mois, |)cndant les(juels le soleil se trouve au-dessous de l'équateur; et spécialement le mois de janvier, ils présentent une différence supérieure de beaucoup.
Au lieu de prendre les extrêmes de chaque mois, prenons maintenant les extrêmes des jours mêmes de ces mois, [K)ur comparer la différence de leur température à la moyenne générale. Ces différences deviennent naturellement plus grandes, les valeurs sont plus nombreuses et les résultats par suite sont plus concluants : ils ne dépendent plus de 20 (jui est le nombre des mois, mais de 20.30 ou bien üOO, le nombre des jours. Les jours de chaque mois étant pris séparément, la compensation mensuelle n’a pu s’établir comme précédemment. On obtient ainsi :
DifTèr«no6!i l>lfy7?r«>nce!i
Jours .
des températures exlréme.’.
Jours. des températurox
extrêmes.
En janvier.
(lc(;rés
Kii juillet.
diOTré»
févrirr .
auùt .
mari
w])tcm!)ro.
avril
octubrn
mai.
novembre.
juin. .
ilérrmbrc*.
MÉTROROLOtilË. LlYHl: I.
Comme nous le remanjiiions d'abord, eu aufi;mentant le nombre des observations, nous voyons s’aui^menleren môme temps la régularité des résultats.
Le tableau des écarts tic lu moyenne, pour tous les jours des vingt années de 1833 à 1832, est trop curieux pour ne pas mériter une attention spéciale : nous le citons ici ; nous aurons oc’casion d'ailleurs de le rappeler pour tous les documents météorologirpies, qui méritent sous ce rapport la plus grande attention dans l’étude de la marche régulière de la nature. Ce tableau, formé pour chaque mois de 1 année, contient les résumés de la température de chatjue jour rangés d’après leur ordre de grandeur. Chaque mois renferme donc, d’après le nombre de jours dont il se compose, vingt fois le nombre 31 , 30 ou 28.
Écarts de h tenapérature moyenae. par rappart à la moyenne de chaque pur, classés par ordre de grandeur pour la période
de 1333 à 1852.