‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 122 sur 211 · IS33-6Î · texte numérisé non relu

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MÉTÉOHOLOGIE. LIVRE II.

Les phénomènes lumineux, observés pendant le jour, comme les halos, les arcs-en-ciel remarquables, les couronnes, etc., se sont produits en plus grand nombre au printemps, et le plus petit nombre s’est fait remarquer, en général, pendant Thiver. Entre ces deux termes extrêmes, il se présente un maximum secondaire en automne et un minimum secondaire en été : en sorte que chaque saison représenterait une de ces périodes relatives aux phénomènes lumineux du jour. La longueur des jours doit certainement exercer une grande influence sur la nature de cette période ; on voit cependant que l’iiiver et l'été, qui sont les deux termes extrêmes, présentent également un minimum.

Il ne paraît donc pas que cette fréquence soit duc spécialement à la longueur des jours, la différence ne serait pas aussi forte.

Les phénomènes de nuit, tels que les halos et les couronnes lunaires, etc., se sont montrés plus fréquemment vers les époques où les nuits étaient les plus longues : ainsi, l’on a compté 1 32 de ces phénomènes pendant les mois de novembre, décembre, janvier, février, mars et avril, tandis qu'il n’en a été annoté que o6 pendant les six mois suivants.

Ici, l’on peut avoir quelque raison de croire à l’influeuce de la longueur de la nuit sur le nombre des météores. Le semestre d'hiver, composé des nuits les plus longues, comparé au semestre d été, composé des nuits les plus courtes, offre un rapport qui est à peu près celui de 1 32 à 56, c’està-dire environ le rapport entre les longueurs de deux nuits d’été et d’hiver. Mais on peut voir que les mois des équinoxes présentent des valeurs plus grandes que celles que la, première loi devrait donner sielleagissaitseule. On peut donc conclure, semble-t-il, qu’il y a une prédominance des phénomènes lumineux de jour et de nuit, vers les époques des

CtlAI'ITIlF. IV. DES VHÉNOMÈNES ll'MINElï.

solstices. La ligure suivante rendra la chose plus sensible ; on remarquera seulement que les deux maxima, pour les phénomènes lumineux du jour , sont moins distants entre eux que les maxima correspondants pour les phénomènes de nuit. Les deux premiers maxima pour les jihénomènes de jour et de nuit, sont séparés de trois heures; comme les deux derniers inaxinia de jour et de nuit sont séparés aussi de quatre heures, mais vers la fin de l'année et en sens inverse.

Pour ce qui concerne l'aurore boréale, bien que les nombres soient très faibles, on reconnaît cependant que les valeurs sont plus fortes après les équinoxes.

Les étoiles filantes appartiennent plus spécialement aux phénomènes lumineux des limites de notre atmosphère ; elles trouveront plus naturellement leur place dans louvrage que je compte publier sur la physique du globe, ou il sera traité aus.si du magnétisme terrestre.

Polarisation de la lumière par un ciel serein. — La lumière de l'atmosphère n’est pas également jiolarisée aux

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différents instants du jour ; Araaro en fit le premier la reinarquc, en 1 81 1 . Son mémoire, inséré dans le Recueil des mémoires de rinslitut de France, est très remarquable par les détails qu’il contient.

En 1822 et 1823, j'eus occasion de faire différentes observations sur la polarisation de la lumière, au moyen d appareils que le savant Frcsncl avait bien voulu me faire construire. Je ne tardai pas à m’apercevoir (pie cette polarisation aérienne suivait une règle fi.\c, règle que je croyais bien connue des principaux physiciens, tant elle était apparente. Ün voyage que je fis en Angleterre, en 1823, me prouva bientôt le contraire. Je fis voir l’expérience à Wollaston, à Young, à Sonicrvillc, et à d autres savants du premier mérite, qui ne la connaissaient pas encore. Je crus alors devoir la publier avec tous les ménagements néccs- -saires, et je la mentionnai de la manière suivante dans le premier volume de la Correspondance malhémalique que je publiais alors ' :

« Quand le ciel est pur et dégagé de nuages, les rayons lumineux réfléchis par les diverses parties de l’atmosphère .sont plus ou moins polarisés. Ceux qui arrivent dans la direction môme ilu soleil n'offrent point de traces de polarisation; mais celte faculté devient d autant plus forte (jue l aiigle formé par les rayons incidents et la direction du soleil

* Pajjf* â7o du tome A la pa{je 359 du mcinc volume, M. Deleremir, |iroris>Tur de musique, à Lille, eut roldi||t*ancc de m'adresser quelques remarques au sujet de retlc loi, en me faisant observer que la polarisation par Pair serein se tmuvait mentionnée dans la Phyiitjue de Iliot, t. IV, p. 558, mais s;ins indiquer la lot, et dans une note qu'il avait perdue de vue comme moi : « Si le ciel n’était pas couvert de nua{]re<i blancs, la lame (dit le physicien fraiirnis), dirigée vers certains points del'horiion, pourrait ollrir une coloration s.nisible à la vue simple, parce que /a lumiète rrfli-chic par l'atmoxphcrc est rn partie polarist-Cf lorsque le temps est serein, cl qu'ici la lumière jjolarisce produit d autres cll’els que la lumière directe. »

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