‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 128 sur 211 · CHAPITRE I. DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. DE LA CHALEUR

Telle élail la valeur des documents météorologiques que je pus recueillir, quand, au coiumencement do 1833, j entrepris à l'Observatoire de liruxellcs une série d’observations inétéH)rologiques, en invitant les principaux observateurs du pays à m aider à jeter les bases d'un travail qui nous manquait à peu prèsconiplétement. Le gouvernement voulut bien seconder mes eiïorts, et il munit d’insiruinents les observateurs qui consentiraient à nu! seconder. iNous avons pu recevoir ainsi les renscignemcnls désirés, et présenter, après trente années de travaux, un recueil qui pourra, pensons-nous, placer aujourd’hui notre Belgique à côté des pays les plus avancés pour ce genre d études. Nous avons en même temps donné tous nos soins à la physique du globe, science nouvelle encore, et où nous pouvons prendre rang parmi les premières nations qui ont donné leurs soins à cotte science naissante.

L’Observatoire royal do Bruxelles fut créé en 1 827 ; cependant les travaux de construction ne furent achevés (ju'en 1833, époque où l’on commença les premiers travaux astronomiques. La formation de cet établissement permit de réunir ce qui nous manquait encore, c’est-à-dire un ensemble de recherches météorologiques qui offrît les moyens d'apprécier, dans l'état actuel des sciences, les propriétés spéciales de notre atmosphère. Pour cela, il ne suflit point de connaître les données météorologiques ; il faut savoir encore quels sont les éléments relatifs aux ditférenlcs parties du pays, connaître les principaux efifets du climat sur la végétation, sur l’économie animale et même sur l’homme.

Ou crut devoir commencer par recueillir ce qui appartient à la météorologie : non-seulement l’Observatoire royal fut pourvu de tous les instruments nécessaires au vaste système d’observations projeté; mais le gouvernement voulut bien de son côté accorder aux amis des sciences, disposés

MKTKOBOI.OGIE. I.IVRE II.

à l'ailler, les inslrumenls (jiii leur seraient nécessaires. Celte (leuiaiule fut favorahleirienl accueillie jiar des observateurs éclairés (jui voulurent bien concourir à remplir la lacune immense qu'offrait la météorologie dans notre climat. Des instruments d observation furent envoyés dans la plupart de nos provinces, après avoir été comparés d abord aux instruments do l'Observatoire Plusieurs savants prirent part à ce système de travaux et s’occupèrent de recueillir des nombres comparables.

Le zèle qui avait été montré dans cette circonstance fi.xa l'attention dun observateur éclairé, qui reconnut le parti qu’on pouvait en tirer. Sir John Herscliel , pendant son séjour au Cap de Bonne-Espérance, en 1838, avait témoigné le désir d'obtenir des observations météorologiques horaires faites pendant 36 heures consécutives par les instruments météorologiques -. Quatre lieux de notre pays, Bruxelles, .Maeslricht, Alost et Gand avaient travaillé avec ardeur aux observations demandées par l'illustre astronome anglais. Mais Herscliel, en quittant, en 1838, le Cap de Bonne-Espérance, s'aperçut que les stations prises en Europe étaient trop éloignées les unes des autres pour pouvoir répondre au but qu’il s’était proposé; il voulut bien me demander cependant d'engager nos collègues à continuer leurs observations. Je parvins non-seulement à obtenir leur assentiment, mais je déterminai de proche en proche plus de quatre-vingts stations en Europe à me transmettre leurs travaux comparatifs. Il en sera parlé dans le livre suivant.

ï rii*ni*rîilpiiicnt un baromèlrc, un llicmioiiiplrc avpcics moyens (rappmicr les maxima et minima, un hygroinèlrr et un udoinèlre. Otielquerms la collectiun était plus étendue. (Voyez plus loin les noms des stations.)

* Voyez la lettre de sir John Herscliel, BnUetin de l jdcatîémie royale de BraxeUeSy tome V, n® 10, p. C51, séance du 5 novembre 1858, et même volume, p. 735.

CnAPlTRI t. DE LA CHALEliR.

Les observations comparatives de météorologie, faites dans les différentes parties de l’Europe, durent cesser en 1843, par l'impossibilité où je me trouvais de faire seul tous les travaux d’assemblage et de continuer en même temps les travaux de l’Observatoire qui m’était confié. Quelques stations du pays consentirent néanmoins à continuer leurs observations : je crois remplir un devoir en leur exprimant tous mes remercîments pour les secours quelles ont bien voulu me prêter, en m’aidant à présenter un aperçu général de la météorologie dans nos provinces. Le gouvernement m autorisa ù délivrer, en son nom, les instruments nécessaires dans plusieurs des stations importantes.

La carte suivante mettra sous les yeux du lecteur les principales places qui ont concouru aux observations que je viens de mentionner.

NÉTÉOROI.OCIE. LIVRE III.

Comme les données manquaient dans quelques localité.s importantes, le gouvernement, en 18ü2, engagea les professeurs des écoles d’agriculture de l'État à prendre part au.x. observations : leur concours néanmoins ne fut pas continué, à cause des autres travaux nombreux que leur imjiosait leur profession. Toutes les provinces, excepté celle d'Anvers, prirent cependant part à leurs recherches ; cette lacune est d'autant plus déplorable <juc le port d’Anvers était peut-être le lieu du pays qui demandait le plus ce genre de travaux. Voici les positions principales qui ont bien voulu y prendre part ' :

Brabant. M. Crahay, membre de l’Académie et professeur à l'L nivcrsité de Louvain, à qui l’on devait déjà une série imijortante de recherches météorologiques pour la ville de .Maestricht, voulut bien ensuite nous communiquer la continuation de ses observations faites à Louvain, pendant les treize années de 1836 à 18i8. Ces observations et les notices qu’il y a jointes à différentes époques, forment un des recueils les plus importants que nous eussions à consulter pour notre propre travail, relativement à la météorologie du royaume.

Quand le gouvernement , plus tard , invita les écoles d'agriculture du pays à prendre part au travail général, M. le professeur Vanden Berghen, pendant les années 1852 et 1853, s'associa aux observations qui se faisaient, en fournissant les résultats de TirlemoiU.

Flandre orientale. Cette province produisit également un observateur exercé, dont le mérite peut être cité à bon droit à côté de celui de notre excellent observateur .M. Crahay. C’est en 1838 que .M. Duprez, professeur à l'.Athénée

* Tuulcs le» olnervaliüii.s dont ii est fait mention ont été inscrites dans le» vuliiineî» de» Mémoires de V Jeademie royafe de lielyiyue.y excepté celle» des première» année». <}ui ont été imprimées dan» le» A}%nüies deVOhsereaioire.

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