‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 130 sur 211 · CHAPITRE 1. DE I.A CHALEIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. DE I.A CHALEIR

d un pays plus ou moins volcanique. M. Loppens, professeur à l’Athénée d’Ar/on, continua ses observations pendant les années 1 858, 1 859 et 1 860 jusqu’à l’époque de son nouveau placement à Namur, où se faisaient alors d’autres observations qui rendaient les siennes moins importantes.

Los observations de Bastogne furent faites avec soin par M. le professeur Germain, à qui l’on doit une série de recherches météorologiques pour les cinq années de 1854 à 1 858 inclusivement; mais elles laissent quelques lacunes : la mort nous priva des services que cet observateur attentif aurait pu continuer à nous rendre.

M. le professeur Bastin recueillit, comme les professeurs d’agriculture de l’État, des observations météorologiques à Ostin, pendant les années 1852 et 1853.

M. Raingo de son côté, en 1 851 , avait commencé à observer à Habatj-ltt-Neuve; et, l'année suivante, il avait été remplacé dans scs recherches par M. Degauquier qui ne continua pas ses travaux au delà de 1 852.

Des observations furent encore entreprises à Rollé , dans le Luxembourg, par M. de Wauthier ; mais elles ne furent faites que pendant les neuf derniers mois de 1 834 et les cinq premiers de 1835.

Dans la province de Liège, la météorologie a été étudiée pendant un espace de temps plus long, et l’on put compter sur les lumières d’un plus grand nombre d’observateurs. Les travaux furent faits, à Liège même, par MM. Davreux et Dcville-Tliiry, dès le commencement de 1830; mais ils ne furent continués que pendant quelques années. M. Leclercq, professeur à l’école communale, les continua ensuite avec zèle et intelligence depuis 1847 jusqu'à ce jour.

M. Dewalquc, professeur à l’Université de Liège, fit des observations dans la même ville, mais pendant les deux années 1849 et 1850 seulement, et la météorologie put

prendre, par ces travaux, la place importante qui lui revenait dans une ville remarquable par son université et qu’on doit considérer comme la position la plus importante du pays pour les grands travaux de métallurgie.

En même temps M. le professeur Dewalque voulut bien, par les soins de sa famille, continuer à Stavelot, dans la partie montagneuse du royaume qui sépare la Belgique de l’Allemagne, une série remarquable et non interrompue d’observations qui comprennent les onze années de 1850 à 1860.

Enfin dans le pays de Liège et à Verviers, M. Phocas Lejeune, fils du célèbre botaniste de ce nom, fit, en même temps que les professeurs d'agriculture de 1 État, une série d’observations pendant les années 1 852 et 1 853.

Limboi'rc. Dans cette province, à cause de la ligne qui s’étend d’Ostende, par Gand, Bruxelles, Louvain à peu près directement sur Liège, un centre de recherches présentait une véritable importance. Une série d’observations à Saint- Trond, pour ainsi dire entre Louvain et Liège, furent faites avec soin pendant les six années de 1848 à 1853. Malheureusement elles furent suspendues par suite du départ de .M. Van Oyen pour l Université de Louvain, où ce jeune professeur mourut dans la (leur de l’êge, regretté de tous ceux qui avaient été à même de l’apprécier.

C’est de ces recherches différentes qu’il sera parlé plus spécialement dans cet ouvrage. Les deux premiers livres concernent les observations recueillies à Bruxelles : elles seront comparées dans ce troisième livre à celles des principales localités de la Belgique. Je consacre ensuite le quatrième livre à considérer la météorologie dans son entier, et je cherche à fixer la place de notre Belgique sur le globe, en comparant son état à ce qui se remarque sur le reste de la terre. Ce sera, je pense, le moyen le plus sûr de compléter le tableau que j’essaye de présenter.

CHANTRE 1. DE LA CUALEL'lt.

Pour rendre comparables les résultats obtenus dans les diverses parties du royaume depuis 1833, j’ai choisi des observations faites aux mémos heures, et j’ai pris de préférence celles de 9 heures du matin : d’abord parce qu’elles se trouvent dans tous les tableaux puis, parce qu’elles reproduisent assez fidèlement la température moyenne de l'année, comme on peut le voir par nos recherches antérieures.

Les observations météorologiques de Bruxelles, Ostende, Gand, Alost, Tirlemont, Liège, s’accordent à donner une température de tO degrés environ. Cependant, .\lost et Louvain tombent un peu au-dessous de cette valeur, ce qui est principalement dit à ce que les froids de l’hiver y ont été un pou plus sensibles qu’à Bruxelles. Les températures extrêmes de Gand et d’Alost diffèrent également un peu entre elles et la moyenne est à peu près celle de Bruxelles.

D'après les publications de l'Observatoire royal, les moyennes des maxima de température donnent en général des résultats très concordants en passant d’une ville à une autre, surtout si l’on considère que quelques séries d'observations comprennent peu d’années.

Les moyennes mensuelles des minima ne procèdent pas d’une manière aussi régulière , soit qu’un abaissement considérable de température se trouve plus soumis à des causes locales et accidentelles, soit qu’on ail plus de peine à le constater avec nos moyens d’observation et l’exposition que nous donnons à nos instruments. Quoi qu’il en soit, la moyenne annuelle des minima de chaque mois donne à peu près zéro; cette moyenne tombe un peu plus haut pour Bruxelles et un peu plus bas pour Louvain.

J'ai eu l’occasion de faire remarquer ailleurs que les températures extrêmes de l'été sont plus constantes que celles de l’hiver. Prenons-en un exemple : le 18 juin 1839 a été, pour Bruxelles, un des jours les plus chauds de l’année ; le

MiTÉOBOlOGIE. L1VHE 10.

thermomètre à l'instant maximum marquait 32°9 : c'était aussi l’instant le plus chaud à Gand, à Âlost et à Louvain, où l’on observait respectivement 33“4, 33*’6 et 31 “4. D’une autre part, le froid le plus grand que nous ayons observé à Bruxelles s’est manifesté dans la nuit du 15 au 16 janvier 1 838 : le thermomètre indiquait — 1 8“8. Le même minimum s’observait à Alost le 20 janvier seulement, et il s’était manifesté à Louvain dès le 3; le thermomètre indiquait dans ces villes — 17“4 et — 20“9. la même époque

on n’observait pas encore à Gand.

On n’a pas constaté qu’il ait gelé avant le mois d'octobre; deux fois les gelées se sont prolongées jusqu’au mois de mai, à — 3“8 en 1782 et à — 1“3 en 1786.

Pour mieux juger des différences des températures d’une localité à une autre, il faut comparer les résultats par mois ; c’est ce qui a été fait dans les tableaux suivants.

Pour les villes de Gand et d’Alost, on continuera à remarquer que la température est un peu plus basse en hiver, et un peu plus haute en été qu'à Bruxelles. A Louvain , la température de janvier a été également un peu plus basse mais surtout pour les mois d’hiver. Quant aux observations de la province de Luxembourg, elles donnent une température manifestement inférieure à celle de Bruxelles. La différence pour les mois d’hiver est d’environ 3 degrés ; et, pour les mois d’été, de 1 à 2 degrés seulement. Cette différence tient spécialement à l’inégalité de hauteur des lieux d’observation, et il en est à peu près de même pour les autres parties montagneuses du pays.

Pour compléter autant que possible nos recherches sur le climat de la Belgique, nous donnerons les températures mensuelles d’après les meilleurs documents que nous ayons pu recueillir. C’étaient moins les moyennes que les températures extrêmes qu’on donnait autrefois.

Moyennes des températures centigrades en Belgique de 1833 à 1862, pour 9 heures du matin.

Années

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