Chapitre IV. — Hygrométrie
L’élude de l'iiygroniétrie, jusqu’au coramencemenl de ce siècle , n’avail point attiré ratteiitiou des Belges. Pour répondre aux désirs de l'.Association de Manlieim, l'abbé Mann avait d'abord essayé l’hygromètre à plume de Deluc, qui lui avait été envoyé par cette réunion savante; mais il avait cru devoir rejeter cet instrument, en recourant à d'autres méthodes d'expérimenlalion qui ne lui furent guère plus utiles.
M. Kickx, au contraire, dans son Mémoire sur la géographie physique du Brabant méridional a fait usage de cet hygromètre à tuyau de plume : les résultats de ses observations, les seuls que l'on ait publiés dans ce 'pays avant 1830, laissent encore beaucoup à désirer; l’auteur ne présente pas les valeurs individuelles de ses travaux, il n’en a fait connaître que les valeurs générales. Nous les citerons comme les premiers essais que l'on ait produits chez nous sur cet élément, du reste assez dilîicile à bien déterminer.
Nous donnerons en môme temps les valeurs extrêmes du psychromèlre de l’observatoire, non pour comparer les valeurs individuelles, mais pour apprécier les maxima et minima, que nous prenions à 4 heures du malin cl à 2 heures après midi.
Les deux instruments s’accordent assez bien pour indiquer l époque d'extrômo humidité qu'on observe au mois de janvier ou dans son voisinage. La moindre humidité se jirésente au mois de juin , daprès les indications du psychromèlre et d après ses deux limites extrêmes ; tandis
* Voyez le« Mémoires de l'Acadesie de Brczelles, t. III, ISiG, page 244. Nous n*avons pas trouvé riiulicalioii de scs moyens d'observation.
338 MfWüORULOGIE. UVRE III.
(jue, pour I hygroniètre de Ddiic, les deux termes extrêmes se sont rcncontré.s eu septembre.
MOIS
IHUinil M KiU Ura* Mtra
■iiiaia. 1 Bislaaa-
Moyenne.
fl
nvoiiairTii
IIKIST.
Iiliaia. 1 Iiiiaaa.
Janvier. . .
Février. . .
Mars. . . ,
Avril. . . .
(il. 2
Mai ....
Juin ....
Jnlllrt . . .
Août. . . .
Seplrnibrc .
Octobre . .
Novembre .
Décembre .
L'avuêe. .
Lespace parcouru dans l échelle, qui mesure la di//ërence d'humidité des saisons', est la quantité qui varie le plus entre les deux instruments : elle est en effet de G, 7 à 29,5, de décembre à mai, pour le psycliromètre ; et de 10,7 à 19,5, d'octobre à février, pour l liygromètre de Deluc qu'employait .31. Kickx; celle différence est énorme pour les rapports muncriques cl pour les époques. Les observations hygromélricjucs de l'Observatoire royal de Ilruxelles ont commencé en 1833; elles étaient d abord faites au moyen de l'hygromètre à cheveu, qui fut supprimé à la ûn de 1847. Les observations p.sycliromélri- (pies, qui les ont remplacées, ont commencé en 1 8H .
.M. Maas entreprit également une série d'observations au