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SE, SSE, S, SSO.
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Toutes choses égales, les vents d'Ouest ont dominé pendant l'année entière, et ils ont été relativement plus fréquents pendant les excès d'humidité que pendant les excès de sécheresse : le rapport est de 96 à 58, ou de 1 ,66 à 1 . Le contraire a lieu dans les autres régions du ciel, mais surtout dans le voisinage du Nord, oîi le rapport n’est que
^ L'hiver comprend ici les mois de janvier^ février, mars; le printemps, les mois d'avril, mai, juin, etc.
^ Il a été impossible d'observer exactement chaque mois un vent très fort par une humidité moxii/ium ou mi7ir*m(f»i; trois indications manquent sur le nombre de 3C0 : nous ii'en avons que 557.
MÉléoBOLOGIE. UVBB III.
de 0,59 à 1 . Pour l’Est, il est de 0,64 ; et, pour le Sud, de 0,84. Ces résultats s'accordent avec ceux que donnent les pluies, quand on fait un calcul analogue au précédent, où les pluies sont substituées à l’humidité de l’air, page “172. Nous avons déjà eu l’occasion de remarquer, de plus, que les vents qui soufflent de cette région du ciel sont aussi nombreux que ceux qui souillent des trois autres parties, page 88.
Un calcul analogue au précédent peut faire connaître aussi l’influence que la direction des vents exerce sur l’état d'humidité de l'air. J’ai recherché à cet effet combien de fois, pendant les 5 années et les t78 cas de grande humidité considérés plus haut, la plus forte intensité du vent s’est présentée dans les différentes saisons. J’ai fait la même recherche pour les époques de la plus grande sécheresse, et ret examen m’a conduit aux résultats qu on trouvera dans le tableau suivant. Une dernière colonne fait connaître les rapports de fréquence pour les vents soit pendant les maxima soit pendant les minima d’humidité de chaque
Humidité maiimum ou minimum selon les saisons et la direction du vent, 1833 à 1847.
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CnAPITRE IV. DE L HTGBOMETRIE. 367
On reconnaît à la première inspection, que les maxima d’humidité ont eu lieu surtout par des vents d’Ouest et de SO ; sur 40 fois qu’on a remarqué des vents maxima , 31 fois les vents soufflaient de cette région. Ce nombre est triple de celui qu’on a obtenu pour les trois autres parties de l'horizon.
Pour ce qui concerne les minima d’humidité, les nombres sont à peu près proportionnels à ceu.x obtenus dans le tableau précédent, page 363, et chacun forme environ exactement la cinquième partie du nombre qui lui correspond respectivement.
Les résultats de ce dernier tableau confirment en général ceux qui ont été obtenus plus haut; et l’on reconnaît la prédominance des vents de lOuost, pendant l’extrême humidité de l’air, comme celle des vents d’Est, quoique moins marquée surtout pondant l’extrême sécheresse, que ces vents d’ailleurs soient modérés ou très intenses.
On ne s’est guère occupé d’étudier l’influence de la force du vent sur l’état d’humidité de l’air : on possède cependant quelques résultats intéressants sur l’influence de la direction du vent. D’après les observations faites à Halle , M. Kamtz a remarqué que, « quoique par le vent du Nord, l’air contienne une proportion de vapeur d’eau beaucoup moindre que par le vent du Sud, il n’en est jias moins infiniment plus humide à ravise de la basse température. Les saisons, dit-il, modifient encore cette règle générale ' » ; et, plus loin , il ajoute : « On est frappé d’abord du contraste qui existe entre l'hiver et l’été. Quoique, dans ces deux saisons, la proportion de vapeur soit moindre par les vents d’Est que par ceux d’Ouest, cependant la température peu élevée de ces vents en hiver rétablit l équilibre, et dans
* Cours comj)fei de méiéorologiey traduit par M. Ch. MartinS) page 90.
cette saison le vent d’Est est le plus humide, celui d’Ouest e.sl le plus sec. En été, c’e.st le contraire; c’est lorsque chacun de ces vents commence à souffler, que le contraste est le plus frappant. Si, par exemple en hiver, les vents d’Ouest ont régné quelque temps avec un ciel assez pur, et qu'il s’élève tout à coup un vent d’Esl ou de NE , alors le ciel se couvre en peu de temps , une partie de la vapeur d’eau se précipite à l’état de pluie ou de neige, et d’épais brouillards occupent les régions inférieures de l’atmosphère. » On conçoit que le voisinage de la mer doit puissamment inlluer en Belgique sur l’état hygrométrique de l'air, et y rendre les vents d’Ouest et de SO beaucoup plus humides qu’à Halle, au sein de l’Allemagne.
CHAPITRK V. DE L1 rUîlE.