‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 156 sur 211 · CHAPITRE V. DE LA PLOIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. DE LA PLOIE

dessus du sol. L’ouverlure circulaire du récipient était de 0“,16 de diamètre. La quantité d’eau recueillie a été mesurée d’un midi à l’autre. »

Rollé. — Les observations de Rollé ont été faites, pendant environ une année seulement, par M. de Wauthier fils, avec des instruments de l’Observatoire de Bruxelles.

Le gouvernement , afin de favoriser des recherches ayant pour objet la connaissance intime de notre climat, avait bien voulu, comme nous l’avons dit, ordonner que des observations régulières fussent faites dans les écoles d’agriculture do la Trappcrie (Luxembourg), Chiraay, Leuze , Ostin, Tirlemont, Thourout et Verviers ‘ ; il a fait construire en même temps des instruments qui ont été comparés à ceux de l’Observatoire, et qui ont été remis à MM. les professeurs d’agriculture chargés do les observer. Mais ces divers travaux, dont l’Observatoire devait être le centre , n’ont guère fait que promettre une série de renseignements précieux pour l’agriculture dans nos différentes provinces, dont le climat nous est encore peu connu. Malheureusement, après deux années d’observation, les travaux ont été suspendus.

Essayons maintenant d’indiquer sommairement ce qui résulte des différents documents qui ont été réunis à l'Observatoire de Bruxelles.

Quantité d'eau tombée. — Nous avons déjà vu que la quantité d'eau qui tombe annuellement, à Bruxelles, sous forme de pluie, de neige ou de grêle, peut être estimée à 712“'”,22; les valeurs extrêmes ont été 889””, 10 et 4ü8““,52. Le professeur Crahay, par douze années d obsen’ation , avait trouvé à peu près les mêmes nombres pour Louvain (moyenne 726”“, 70 ; extrêmes 902"”, 35 et

‘ Août 1850 ; touterois les observations n'ont commencé que dans les pre miers mois de 185d ; mais elles n'ont duré qu'un à dent ans.

UÉTEOROLOGIE. LIVRE III.

580""', Oi). Bien que ce.s villes soient peu distantes, cependant les moyennes annuelles peuvent varier assez sensiblement; en l année 1830, par exemple, qui a donné le maximum 902“'“, 35 pour Louvain , on n a recueilli à Bruxelles que 778"", 17 d’eau. La diiïérenCc 124"”, 18, une des plus grandes à la vérité (lue donnent les tableaux, tient en partie à la pluie diluvienne qui a ruiné le hameau de Borght, et qui a été considérable à Louvain.

Voici les valeurs qui ont été successivement obtenues dans les différentes stations.

Quantité d’eau recueillie à la suite des pluies*.

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• On peut voir plus haut, à l'arliclc Températurt, le nombre d'années d'observations qu'on a eues dans chaque localité.

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