‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 163 sur 211 · CHAPITRE V. DE LA PLUIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. DE LA PLUIE

1820. Les eaux de la Sambre et de la Meuse se sont élevées, à Namur, à au-dessus du zéro du pont de Meuse.

1822. Débordement de la Meuse en aval de Huy, et inondation par une crue épouvantable du Hoyoux, le 7 mai.

Ajoutons à ces inondations celle de 1 850 , qui causa de si grands ravages dans le pays et principalement dans les environs de Liège, où elle détruisit un des ponts du chemin de fer.

D’aprùs l’expérience de 1 8 années, on compte annuellement, à Bruxelles, 189 jours pendant lesquels on recueille de l’eau en plus ou moins grande quantité sous forme de pluie, de neige ou de grêle.

La quantité d'eau recueillie pendant le cours d’une année s’élève à 71 2 millimètres : ce qui donne 1 ““96 par jour pris indistinctement, et 3““8 d’eau par jour de pluie, de neige ou de grêle.

En faisant la distinction de la forme sous laquelle l’eau est tombée, on a compté , par an , 1 81 jours de pluie seulement, 23 jours de neige ou de neige mêlée de pluie, et 9 de grêle ou de grêle mêlée de pluie. Les quantités d’eau tombée varient avec les saisons ; ce sont les mois de mai et d’avril qui ont donné le moins d’eau, et les mois de juillet et d'août qui en ont donné le plus.

11 grêle à toutes les époques de l’aimée, mais surtout pendant les mois d’avril et de mars.

Il n'a point neigé, dans le cours de 18 années, avant le 1 3 octobre ni après le 1 5 mai.

Les jours pendant lesquels on recueille de l’eau se combinent d’une manière régulière, quant à leur continuité : les jours isolés sont les plus nombreux; puis viennent la combinaison binaire, la combinaison ternaire, et ainsi de suite. Les nombres suivent une progression géométrique dont la raison est 0,635.

météorologie, livre III.

Une fois, dans un cas tout particulier, il est tombé de l'eau en plus ou moins grande quantité et à intervalles plus ou moins rapprochés, pendant quarante jours consécutifs.

La même loi s’observe pour les jours sans pluie, et la progression décroissante a le même rapport que la jirogression relative aux jours do pluie. La plus longue période, ici, ne s est pas prolongée au delà de 30 jours.

Kn général, les chances pour les jours sans pluie sont égales aux chances pour les jours de pluie ; mais ces chances ne sont pas indépendantes. Il y a une tendance, quand la pluie ou le beau temps a commencé, à ce qu'il se prolonge pendant plusieurs jours consécutifs.

Le nombre des pluies classées d'après leur duree, c’est-àdire d’après le temps qu’il pleut sans interruption, suit également une progression géométriipic décroissante, dont la raison est 0,7. Les pluies d'une heure de durée sont plus fréquentes que les pluies de deux heures ; celles-ci sont plus fréquentes que les pluies de trois heures, et ainsi do suite.

Le plus long espace de temps pendant lequel il a plu, sans interruption, ne s’est pas prolongé au delà de 24 à 2o heures.

En général, il pleut pendant plus d’une heure et demie par jour en été, et pendant près de 3 heures et demie en hiver.

Quant au nombre des pluies qui peuvent tomber en un jour, on retrouve encore une progression géométrique très rapidement décroissante. Pendant la moitié du temps, il ne tombe qu’une seule pluie en un jour ; pendant le quart, il en tombe deux. Les pluies plus nombreuses sont rares; une seule fois, en neuf ans, on en a compté six dans l’intervalle de 24 heures.

C’est de midi à 3 heures que les pluies commencent le plus fréquemment, quelle que .soit la .saison. Cependant

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