‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 177 sur 211 · CHANTRE I. DE LA CHALEUR DU GLOBE · texte numérisé non relu

CHANTRE I. DE LA CHALEUR DU GLOBE

extrêmes. Si donc on fait passer une courbe par les points qui limitent au Nord l’aire habitée par ces animaux, celle courbe co'incidera presque a% ec une isochimènc. C'est ce que fait voir la carte publiée par Cii. Ritter sur la distribution des mammifères sauvages et domestiques en Europe. Ainsi, en Suède, l'Élan vil encore sous le 65“ do latitude, mais dans 1 intérieur de la Sibérie il ne dépasse pas le 55“ degré '.

« Les mêmes observations s’appliquent à la distribution des végétaux sur la terre, mais il faut distinguer avec soin les végétaux arborescents de ceux qui ne sont qu’annuels et meurent chaque année après avoir porté leurs graines. Les arbres ne peuvent pas résister aussi efficacement aux rigueurs de I hiver que les végétaux herbacés vivaces; toutefois, si leur période de floraison et de fructification n’est pas longue, ils s’élèvent jusqu’à de hautes latitudes le long des côtes de l’Atlantique, tandis qu’ils s’arrêtent beaucoup plus au Sud dans l'intérieur du continent. Ainsi aux environs de Penzance, sur la côte méridionale de l’Angleterre, les Myrtes, les Camélia, les Fuchsia el \caBudleia, (Tassent tout l'hiver en plein air, quoique leurs fruits ne mûrissent pas en été. Les côtes de Bretagne offrent le même phénomène. Le Hêtre [Fagus sitvalica) s’étend en Norvège jusqu’au 60“ degré. Sur la côte occidentale de la Suède, sa limite extrême est sous le 58“ degré; dans le Smoland par57“; et sur la côte orientale, dans le voisinage de Calmar. En Lithuanie, elle se trouve entre 54“ et 55”; dans les Carpathes, aux environs du 49“ ; el dans les montagnes de la Crimée, vers 45“. Le llou.x (//ex aquifotium], qui s’avance

^ Nous devons citer aussi le baron delluinboldt qui a faille plus heureux usage des lignes qui marquent les niâmes températures, et en général les prupriélés de même nature. Nous devons citer également MM. Gauss, Do>e, £. K. Si'.hinid, professeur d** léna, etc., dont les travaux se sont spécîalemciil dirigés vers ces éludes

MÉTÉOnOLOGtE. LIVRE IV

jusqu’en Ecosse et en ^orvéf^c, gèle quelquefois aux environs de Berlin cl de Halle. Plusieurs espèces de bruyères, l'aune, le peuplier noir, le lilas, le lierre, legui, l’épinevinelte, le luyrtil, ont une distribution géographique analogue.

« Les végétaux annuels, et surtout les céréales, se comportent d’une manière différente. Peu leur importent la durée et la rigueur de l'iiiver, la seule chose essentielle pour eux c'est la période pendant laquelle ils se développent; aussi les courbes qui indiquent leurs limites septentrionales sontelles parallèles aux isothères. En Norvège, on cultive encore l'orge dans quelques points situés sous le70‘ degré. Vers l’Est, sa limite s'abaisse vers le Sud, et en Sibérie on ne trouve pas de céréales au Nord du 60*. l.a limite septentrionale du Maïs en France est déterminée parles mêmes lois. Sur les bords de I .Xtlautiqiic, elle est au Sud de La Rochelle par 4o°3o’ ; mais, sur le Rhin, elle se trouve entre Manheim et Strasbourg par 4'J“ de latitude.

« Les végétaux arborescents peu sensibles aux froids de l’hiver, mais qui exigent des étés chauds, ont sur la côte occidentale de l Europe une limite dépendant de la courbe des isothères. .Ainsi la vigne n’est jilus cultivée avec avantage sur les côtes de France, au delà de 47*30’. Dans l’intérieur du pays, elle s élève vers le 4'J" et vient couper le Rhin à Coblenlz pour 50' iO'. En .Vllemagne, elle ne dépasse pas le 51 ', auquel elle est sensiblement parallèle dans l’Est du continent européen. )■

Essayons maintenant de faire comprendre, par des valeurs numériques, comment les températures des principales localités augmentent , depuis la température annuelle la plus basse dans notre région polaire, jusqu à la température de la côte africaine. On verra facilement que les lignes d égale latitude sont loin de se confondre avec les lignes d égale température.

CBAPITBE I. DE LA CHALECR DC GLOBE. 439

LIIII D'0BSEtUTI0!l.

Lilitnde.

Uifiule

Paris.

lèlm le U Bfr.

TEMPÉRATURE

de

i'aoiée.

Mois le plos

froid.

Mois le }\u chaud.

Ile Milville. . . .

-53°8 fév.

5“ 8 juillet.

Ile Inglovlik . . .

—33,5 dtc.

L’stjansk

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