‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 18 sur 211 · IG · texte numérisé non relu

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Examinons maintenant ces valeurs réunies pendant les onze années de 1843 à 1853, concernant la variation

‘ IjC pouvoir ah&^uhanl drs di*ux liquidt's. rnfiTnirs Mir(ir*si\cnioi»l dans le lubr, ctaità j>cu près, pnidanl Irttdrux sèrirs dVx|>éricncc‘s, dan» lcrap[Htr( dit h 1,000; cc qui doniierail pour li* cas actuel (Scr i.\ prysk^ik du gumii:, page GO. Bruxelles. 1861] :

I 40,58 X O.GÎifu.

* indique, comme ci-dessu», l’épaisseur des couches d'air, et l !r degré de lem)M*ralurc ou récliaulTeinciil qui corrc»|)ond à cette épaiss^Htr.

CM.U’ITRE I. DK LA UIAl.EUl. i7

annuolU; de l'actinonièlre, et comparons, autant que possible, les résultats obtenus à ceux qu’a donnés le thermomètre centigrade dont nous avons fait usage. On trouvera, dans la troisième colonne numérique du tableau suivant, la valeur moyenne de toutes les observations actinométriquesqui ont été faites pendant les jours sereins et pour l’heure de mhli. A côté de cette colonne, nous donnons les valeurs centigrades du thermomètre ordinaire, placé au nord et à l’ombre. Nous avons cru pouvoir prendre la moyenne des vingt années, depuis 1 83i jusqu’en 1 853 ; et ces valeurs moyennes ont été augmentées, dans la colonne suivante, de 7°i, qui formaient à peu près la différence des moyennes des deux colonnes précédentes pour l'année entière.

Une quatrième colonne numérique indique la différence entre l’actinomètreet les nombres de cette dernière colonne ; elle mérite quelque attention; elle permet d'apprécier, en effet, la différence (jui existe entre la chaleur observée immédiatement par l’actinomètre et la chaleur observée seulement sur la température de l'air et des corps avoisinants qui se trouvent à l'ombre en môme temps (jue le thermomètre. On voit qu'à la suite de l'hiver et au printenq)s, l’actinomètre manjue une température beaucoup plus élevée que le thermomètre : il indique, en effet, la quantité de chaleur qu'il reçoit immédiatement ; tandis qm; le thermomètre marque la chaleur qui reste, après la communication faite au milieu environnant. Pendant l'été et l automne, au contraire, le thermomètre conserve la supériorité, car tandis (pie l’actinomètre indique la chaleur réelle du soleil, le thermomètre montre cette chaleur, mais augmentée encore par les corps avoisinants qui ont conservé une température plus élevée que celle de l’instant actuel.

Il est l’emarquable, du reste, que les variations du thermomètre et de l’actinomètrc se soient accordées de manière

à ne pas devoir faire de réductions pour comparer les valeurs ; l’accord sous rapport n'est (ju’accidenlel.

Une cinquième colonne indique la déclinaison moyenne solaire pour le milieu de chaque mois, et la colonne suivante donne la hauteur du soleil pour la mémo épo<|ue. Cependant l action de l’actinornètrc, bien que plus rapide et plus sûre i[uc celle du thermomètre, n’est pas tout à fait indépendante des milieux ambiants; mais la différence est à peine sensible. On ne peut d une autre part comparer avec une égale sûreté des températures obtenues jicndant des jours parfaitement purs avec celles de jours qui l’étaient moins ; car les températures imliipiées pour ces deux espèces de jours, sur un mémo thermomètre, ne pourraient donner des valeurs identiquement les mômes pour en exprimer le rapport.

üans les dernières colonnes du tableau , on trouv'era , d’après la formule de La Place, les valeurs actinométriques calculées, en môme temps que l’épaisseur des couches d’air traversées et leurs différences avec celles observées.

On remarquera (|ue, pendant la première partie de l’année, les valeurs calculées sont un peu supérieures aux valeurs obst'rvéïîs, tandis que le contraire a lieu dans l’arrièresaison. Cette différence montre (|ue l’actinomètre môme n'accuse pas entièrement les températures actuelles, et (jue, jiisiju’à un certain point, il présente les inconvénients du thermomètre ordinaire. Cet inconvénient est moins grand, du reste, si I on compare entre elles les valeurs de ractinomètre, données dans la I™ colonne numérique du tableau, avec celles de l'actinomètre calculées par la formule de La Place ' .

* yoi/ez, pour ces rc»uluu, les observations iiMliqtiées dans la septième partie de Vou\Ta{;e Sun it cliist dk Rulgiqui;. pa<[e 0 et suivantes, ou bien tome VII des AsnSLES de L't)ESEnVATOfRE ROYAL.

CUAm*E I. DE LA CHAI.KIB.

Vanattons de ractinoraètre selon les mois de l'année (1843 à 1853)

MOÏS-

V'alrtUPi

Thermo-

e^aü(ra4«.

aèlrf -1- 7*1

Dif^r^ar.^

«ntro

riclieeaif'trr et le

Ihrreittfirt

i)<^cliaaùei

solaire

moyenne*.

llautrur

Nraili

La l'iai'o.

Couche I Ai'tinod'alp. [ mètre.

In talHin

I et S.

Janvicr. . .

I^'cvrifr. . .

Mars, . . .

t7,üi

Avril ,

iO.-Üt

18,iKI

M.ti ...

•lui» ....

Juillet . . .

it.ii

Vdiil. . . .

Scptrmbre .

Ovlobrr . .

Nüveiiiltrr- .

lt,7â

DtVcmbrr. .

+ 0,üi

Dans le développement des valeurs aclinométriques, on peut reconnaître un résultat remarquable, qui se trouve déjà indiqué du reste, quoique moins ostensiblement, par les valeurs du thermomètre ; c’est que la température de septembre, dans nos climats, après avoir dépassé sensiblement la moyenne, tombe un peu au-dessous de sa valeur régulière, pendant les deux mois suivants, et forme surtout pour octobre un abaissement sensible.

Quant à la variation c/jurHcdc la chaleur rayonnante, différents essais ont été faits pour la déterminer ; nous ne reprendrons plus les détails qui ont été observés directement p'our l'obtenir; nous nous bornerons à présenter ici les résultats qu’on a pu en déduire par le calcul ; on les trou-

MKTEOHOLOGIE . LIVIIE I.

:io

vera dans le tableau suivant, pour les diirérenles haiileurs où |)cul se trouver soleil au nionient de l observalion :

Hauteur (Ut soleil.

DlsUnee au Eeiiilti du soleil.

.Xcllaoindire (U.

.\eUnoniotre 2i

Itio

St

oi

.-iK

‘il,i

ai.2

fiO

Ces résultats sont assez conformes, en olfet, aux valeurs particulières données par des séries d’observations faites aux dilTéreuts instants du jour. De nouibnuises précautions sont à prendre cependant pour (pie les effets désitmés jiar l instruincnt ne se complicpient point des effets étrangers à l'expériimce; surtout par suite des va|>eui‘s ijui se forment et sedépostînt dans lintérieurde rinstriiment pendant le cours des expériences lorsqu’elles doi\(mt se prolonger. Il n est |ias exact de dire non plus que toute la chaleur n^giie par riustrument soit de la chaleur rayonnante : il s’y mélo toujours une partie de chaleur latente plus ou moins masqu(’'e, malgré les précautions prises pour l'écarter.

* iH)nihn*s fl« ct*Ue roloiinr ont rlé tlrtennicics <ra|>ns Hp iiouvcUpti ol»s«*rvatiems. <*1 (Intimé pard>‘ nouveaux

' Tiir première série d'olïservalioiis |M)iir uMenir les varlalions de ï'artinomèlrt*. d'après ta hauteur du sedeil cl i'Iieurc des e\[H‘rirures, avait élé faite pendant les années et 1845. St n i.e climat nr. la ItF.LCiQiR , tome H.

première partie, page 14 et suivantes, iri nruielles. 1849. l^ne seconde séric^'iprès le clmugernent du liqiiiile dans l'aclinouièlrc, a été faite de 1845 à 1855. SiR LE CLiXAT. ctc.., toiiic II. scptiènic partie, page G cl suivantes

CHAI-ITRF H. DK I, AIR.

(jiAPiTRE II. — he la pression de l’air.

Los anciens ne connaissaient pas la mesure de la pression alniospltérique; il ne faut pas cependant en conclure cpi’ils i.t;norasscnt les eiïets (pi'exerce l atinosplière, surtout pendant les vents les plus violents : mais cette foreeque chacun éprouvait, sans songer à l apprécier, ne fut déterminées (pu* vers le milieu <lu dix-septiéme sièchv Les fontainiers de Florence, vers Itliü, parlèrent à Galilée de l impossibilité d amener l'eau au-elessus de 3^ pieds, dans un tube vertical, absolument vide dair, dont lextrémité supérieure était fermée et dont l'autre extrémité plongeait dans un vase rempli d'eau. Torricxslli, l’élève et l’ami do Galilée, tlonna l'explication du pbénoniène, et montra <pie cette colonne d eau de 32 pieds faisait équilibre à la pression de I atmos|)bère prise dans toute sa hauteur' ; ou plus sim-

' On a qiiclqitrfois. par un nialt‘nt«‘iulu, altribué à Pascal la liellr iiivcnliuri de Turricrili. Vuiei cuiimicul le pliilu»uphc français rend lui-même compte de celle méprise, en disant ce ijui lui appartient : « bruit de mes e\|>éricnces étant ré]iaiidu dans Paris, un les cuiifundit avec «relies d'Italie, et, dans ce mélange, b*s uns me faisant un lionneiir qui ne nrêtait pas dû, m'attribuaient celle ev|MVieii(y d'Italie, et les autres, par une injustice contraire, tn'ôtaien! celles i|ue j'avais faiu*s. Pour rendre aut autres et à moi-nièmc la justice «jui nous était duc, je Ils imprimer, en IÜi7, les c\|»érience5 qu'im an auparavant j'avais faiu^ en Normandie ; et afin «ju'uii ne les confondit plus avec celle d'Italie, j'annonçai celle d'Italie, non pas dans le cours «lu discours «pii cuntienl les miennes, mais à part dans l'a^îs «pie j'adresse au k*cleur. et de plus en caractères ilaliipies, au U«*u «pie b's miennes sont e«i rumnin : et ne in étant |»;is con-^ tenté de lu distinguer par toutes ces manjucs. j'ai dévlaré en moU exprès, dans c«*l avis au lecteur, «pie je «c tuis pas inventeur de ceUe-lù; iju'eUe a tté faite en Italie quatre ans avant les in/cH«er, «pie même elle a été t ami<io« qui me les a fait entreprendre. » OKi/Vrcs de Pascal, tome IV, p. ICI , in-8®; Paris, cbcï Lefèvre, libraire, 1819.

MÉTÉOUOLOCII;. LIVRE I.

plcmcnl à une colonne de 2S poiicc’s (O^TG), en employant le mercure au lieu d’eau.

üu baromclrc. — Ce fut cet instrument si simpli* et d eii- \iron un mètre de liauleur seulement, qui fut employé de|)uis, dans les dilférents pays, sous le nom d(' haromrlrc. |Miur mesurer la pression atmosphériijue. .Mais on ne larda pas à s'aperci'voir (pic la pression exercée, ipioicpie moyennement constante , change cependant il eluupie instant selon les l('m|K‘ratiires, selon les lieure.^ du jour, .selon les vents, et dautres causes dont il est iiiqiortani de tenir compte.

La valeur moyennement constante, dont nous parlions tout à 1 heure, est calculée, par la hauteur du haromètre de lobservaloire de Bruxelles, à une altitude de i)G"'GG au-dessus du niveau de la mer à Oslende : en sorte (pie, |)our réduire chaipie ol).s(‘r\alion à la valeur (pion aurait si I on observait à la liaiiteiir des mers, il faudrait y ajouter environ o à G millimètres.

En outre, chaque observation est affectée d une petite erreur par rapport à un liaromèlre, qu on prend pour type dans les observations (pie I on veut faire et qui embrassent une longue série dannées'. .\insi, jiendani h\s trente ans

‘ Iæ barumèlrp <le Bnixpllrs n’a pas toujours viù le même : le premier, employé lie 1853 à 1854, était à cdvctte; il était construit par riiorlotrer Lion, de JiUXcmlKuirg. IVaprês les iiiesurcs de M Ilou\nrd, il pouvait être considéré eoinnie étant de au-dessous du haromètre de Paris, ou de 0'»*"^G9I

au-dessous du haromètre Fortin Dcicros auquel il a été comparé. L'année suivante il lui remplacé par un excellent haruiiictre de Macstricht, qui était plus has de tl"*"OI3 que le haromètre de rOlservalnlre de Paris. I>e 10 février 1841. il fallut reiiiplaeer ce haromètre par un autre iiistrunient de Lion. Semblahle ù eelui de 1855, et qui était plus bas de 0®“5iS que le horliii llclcros de Paris. Cet iuslrimienl servit jusqu’au 1*^ avril ISi'i, é|H>queoù il fut remplacé par le baromètre d'Ernst u« 120. dmit la correction, par rapjmrt au liaromclrc Fortin IKdenM, est de : c'est de cet iiistruiiieiit dont on se

sert encore anjoiinriiui.

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